CAMES - Burkina Faso, un axe gagnant

 

Article 1La célébration du cinquantenaire du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) à Ouagadougou au Burkina Faso est aussi, d’une certaine manière, celle d’une longue amitié entre cette institution et le pays qui accueille son siège.

                

Le CAMES regroupe 19 pays africains à qui il se consacre équitablement. Cependant, à chaque fois qu’on parle du CAMES, on évoque le Burkina Faso, le pays qui abrite son siège.

Les activités du cinquantenaire à Ouagadougou se célèbreront dans un premier temps au siège de l’institution, et ensuite au Centre international des Conférences de Ouaga2000. C’est donc une célébration qui se déploie non pas seulement dans une ville, mais aussi et surtout dans un pays qui, depuis 50 ans, partage une belle histoire avec notre institution panafricaine de référence.

La belle histoire commence avec la désignation du Professeur Joseph KI-ZERBO comme premier Secrétaire Général du CAMES. Les raisons qui avaient motivé ce choix étaient l’aura et l’engagement de ce grand intellectuel sur le continent africain. En fonction à l’Université de Ouagadougou, c’est dans la même ville qu’il mène ses activités de Secrétaire Général du CAMES. Et c’est à partir de cette ville qu’il se déploie sur le continent africain. Conséquence directe : Ouagadougou se positionnait malgré elle comme la capitale du CAMES et de l’intelligentsia africaine.

Pour implanter définitivement le siège du CAMES à Ouagadougou, un certain nombre d’actions ont été menées sous la houlette des Chefs d’État et du Professeur Joseph Ki-Zerbo. La première action a été la signature de la convention de financement relative à la construction des locaux du CAMES entre la République de Haute Volta et la France, le 30 avril 1970. Cette convention qui définissait les apports de chaque partie a été significative dans la construction du siège de l’Institution, au Quartier Zogona, à Ouagadougou. Les travaux de construction se sont achevés en 1972. Le bâtiment qui est aujourd’hui le premier siège du CAMES, a été inauguré en mai 1972.

Accord de siège

Les années qui suivent la fin des travaux du siège du CAMES sont difficiles pour l’institution, avec son personnel majoritairement burkinabé. Toutefois, le 2 novembre 1981, l’accord de siège est signé entre le gouvernement de Haute Volta et le CAMES par le Conseil des ministres.

Après la signature de l’Accord de siège, le CAMES a consacré ses énergies à l’amélioration de son fonctionnement. C’est ainsi que la première session ordinaire des Ministres du CAMES se consacre à cette question.

L’histoire du CAMES au Burkina Faso prend un tournant en 1988. Cette année, l’État burkinabé octroie au CAMES un terrain de 1730 m² sis dans la zone dite des « 1200 Logements » (Secteur 14 de Ouagadougou). Cet octroi ouvre la voie à la modernisation des infrastructures du siège du CAMES.

La première étape de celle-ci consiste en la construction d’un nouveau siège dont la première pierre est posée en 1993 par le Conseil des Ministres à l’occasion du 25ème anniversaire du CAMES célébré à Ouagadougou.

L’inauguration officielle du nouveau siège du CAMES a eu lieu en 2005. Il s’agit d’un joyau architectural R+2 de forme circulaire, dont les plans architectes ont été offerts par l’Ecole Africaine des Métiers de l'Architecture et de l'Urbanisme (EAMAU). Une attraction à côté de laquelle se construit plus tard le Centre Joseph Ki-Zerbo, Centre d’Informations et de Documentation du CAMES, inauguré le 25 mars 2011.

Pour ce long cheminement heureux entre l’Etat du Burkina Faso et cette organisation continentale, le président de la République, Roch Marc Christian Kabore, a accepté de patronner le cinquantenaire. Ses paires de l’Afrique de l’Ouest vont l’accompagner dans cet exercice, pour que vive l’enseignement supérieur en Afrique.

Marius M. FONKOU

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