Réactions à chaud - Réactions à chaud Deux experts s’expriment à leur arrivée à Ouagadougou

 

Réactions à chaud

Deux experts s’expriment à leur arrivée à Ouagadougou

Interviewés dès l’atterrissage de l’avion d’Air Côte d’Ivoire, le 24 mai 2018, le Prof. Yaya Bodian, venu de Dakar et le Prof. Hervé Ndoume Essingone, venu de Libreville, ont dit tout le bien qu’ils pensent du CAMES.

Prof bodian yaya 50ans

Prof. Yaya BODIAN, agrégé des Facultés de Droit, Université Cheikh Anta Diop (UCAD) : « Nous sommes à Ouagadougou pour contribuer à la réflexion pour un CAMES du futur au-delà de nos attentes. »

Vous venez pour le cinquantenaire du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES). Quelles sont vos activités pendant ces travaux ?

Il s’agira de partager cette communion avec la communauté universitaire du CAMES. Nous aurons notre contribution sur toutes les réflexions qui vont être menées, notamment sur les différentes orientations à donner au « CAMES du futur », les innovations que l’on introduit dans la gestion [administrative et juridique] de l’institution. Nous sommes là pour fêter le cinquantième anniversaire du CAMES et apporter notre contribution dans la réflexion en vue d’un « CAMES du futur » au-delà de nos attentes.

Dans votre pays d’origine le Sénégal, quelle est l’idée qu’on se fait du CAMES ?

Au Sénégal, on a une très bonne idée du CAMES. On sait que cette institution est le premier outil d’intégration africaine en matière d’enseignement supérieur. Nous apprécions vraiment le travail qui est fait par le CAMES, et nous allons apporter notre contribution à son amélioration.

Au Sénégal, on a une très bonne idée du CAMES. On sait que cette institution est le premier outil d’intégration africaine en matière d’enseignement supérieur [et de recherche]. Nous apprécions vraiment le travail qui est fait par le CAMES, et nous allons apporter notre contribution à son amélioration.

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Prof ndoume 50ans

Prof. Hervé NDOUME ESSINGONE, professeur de Sciences de Gestion, Université Omar Bongo (UOB) de Libreville : « le CAMES doit davantage être présent dans les universités, dans la salle de classe. »

Vous venez à Ouagadougou pour ce jubilé d’or du CAMES, quel est votre sentiment ?

Je suis heureux et satisfait d’être à Ouagadougou et de pouvoir vivre ce moment mémorable. J’espère que nous aurons à faire un point et à envisager les perspectives qui soient les plus fructueuses.

Au Gabon, quelle est l’idée qu’on se fait du CAMES ?

On a [du CAMES] l’idée d’une institution qui a su construire l’enseignement supérieur dans l’espace africain. C’est une institution qui légitime les enseignants-chercheurs et chercheurs dans et au-delà de l’espace africain. Les collègues sont tout à fait contents que les pères fondateurs aient pensé, il y’a cinquante années, à une telle institution fédérative de la communauté universitaire et [scientifique] au bénéfice de nos étudiants et de nos États.

Quelles sont vos attentes pour ce cinquantenaire ?

Il s’agit d’abord de fêter car nos institutions, nos États et nous-mêmes méritons cela. Ensuite, nous devons saisir l’opportunité de cette rencontre pour pouvoir envisager un avenir plus ambitieux. Parce qu’aujourd’hui, les enjeux continentaux et mondiaux sont tels que nous devons être présents demain comme nous l’avons été hier. De mon point de vue, le CAMES doit davantage être présent dans les universités, dans la salle de classe, au niveau des enseignants par rapport à leurs missions d’enseignement et de recherche, pour nos États, afin de les aider à sortir de l’ornière dans laquelle ils peuvent se trouver, en leur apportant les compétences et l’expertise nécessaires, puis en les rassurant sur le fait que les choix qui sont faits sont les bons choix. Il faut simplement les appuyer en étant plus innovant sur le plan de la présence, de la gouvernance et de la contribution financière.

Entretiens réalisés par Ulrich TADAJEU, Marius MOIFO FONKOU, Hindrich ASSONGO

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