Yahouza SADISSOU : « Au Niger, l’apport du CAMES est inestimable. »

WhatsApp Image 2018-05-29 at 22.53.41Yahouza SADISSOU : « Au Niger, l’apport du CAMES est inestimable. »

Le ministre nigérien de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation séjourne à Ouagadougou depuis le 29 mai 2018. Il prend part au jubilé d’or du CAMES. À son arrivée à Ouagadougou, il nous a accordé cet entretien dans lequel il décline l’importance du CAMES pour son pays, le Niger.

M. le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation du Niger, vous êtes au Burkina Faso pour le cinquantenaire du CAMES, une organisation créée à Niamey, en janvier 1968. Quelle est votre réaction à votre arrivée à Ouagadougou ?

Ma première réaction consiste à saluer le Secrétariat général du CAMES pour avoir pris l’initiative de célébrer le cinquantenaire de cette organisation panafricaine. Cette organisation a la particularité de regrouper les sommités intellectuelles de notre continent. Nous sommes là, non seulement, pour célébrer ce cinquantenaire, mais aussi pour échanger sur les travaux d’experts et réfléchir sur le fonctionnement de notre institution commune. Nous sommes donc très heureux de répondre à l’appel du CAMES. Je rappelle aussi qu’il y a quelques mois, nous avons accueilli à Niamey, une importante réunion dans le cadre des festivités marquant le lancement de ce jubilé d’or. Ouagadougou n’est donc que la suite de Niamey.

Quelle est l’image que vous vous faites du CAMES ?

Nous pensons que le CAMES est une institution qui a joué un rôle important dans le développement de l’enseignement supérieur et de la recherche sur notre continent. Nous savons aussi que cette organisation rencontre quelques difficultés, notamment en termes de financements. C’est pourquoi à Ouagadougou, nous allons échanger sur cette question cruciale et sur bien d’autres qui concernent la bonne marche de notre institution commune.

Qu’est-ce que cette organisation a apporté au Niger ?

Au Niger, l’apport du CAMES est inestimable. Nous avons accueilli régulièrement des événements qu’il a organisés. Au mois de juillet 2018, il y aura, à Niamey, la tenue des sessions des Comités Consultatifs africains (CCI). Ce sera l’occasion d’évaluer les enseignants-chercheurs et chercheurs de notre espace, et de promouvoir les plus méritants d’entre eux aux grades supérieurs. C’est pour vous dire que pour nous, au Niger, le CAMES est une institution éminemment importante. Elle promeut la qualité. Et la qualité impacte nos enseignants-chercheurs et chercheurs qui doivent dispenser le savoir à nos étudiants. Partout où nous irons, nous allons continuer de faire des plaidoyers pour engranger des ressources pour ce joyau de l’intégration africaine.

Avec les défis du CAMES, que peut lui apporter le Niger ?

Le CAMES est né au Niger. C’est un fait historique qui nous pousse à tout mettre en œuvre pour que le CAMES réussisse dans ses missions. Au plus haut niveau, les autorités du Niger sont plus que jamais déterminées à accompagner cette institution dans ses objectifs.

Le Secrétariat général du CAMES formule en ce moment « le CAMES du futur ». Comment voyez-vous ce CAMES de l’avenir ?

Le CAMES du futur est un CAMES qui doit s’adapter à la marche du monde. Il doit aider nos universités à parfaire les conditions d’enseignement, de la recherche et de la qualité, dans tout ce qu’elles feront. Donc, nous souhaitons voir un CAMES tourné vers l’excellence.

Propos recueillis pour le CAMES par Hindrich ASSONGO et Ulrich TADAJEU

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