Dossier - A la découverte de l’ouvrage sur le CAMES

Dossier - A la découverte de l’ouvrage intitulé : « Le CAMES 1968-2018 : Un demi-siècle au service de l'enseignement supérieur et de la recherche en Afrique »

Extraits de l’ouvrage

« Le CAMES est le fruit d’une gestation de longues années avant que sa création ne soit actée en 1968. Il fut précédé, témoigne Joseph Ki-Zerbo, d’une préhistoire – pour ne pas dire d’une vie prénatale – de quelques années pendant laquelle le CAMES n’avait ni local, ni son nom actuel. Après sa reconnaissance officielle, il fallait créer les conditions de sa réussite en mettant en place un organigramme, en lui choisissant un siège, etc. », p.47

« L’histoire du CAMES se confond ainsi avec les trajectoires intellectuelle et politique de Joseph Ki-Zerbo, figure majeure de l’intelligentsia africaine. Historien de formation, l’éclair de génie de Joseph Ki-Zerbo a été d’avoir résisté à la tentation de mettre le CAMES sous la coupe des Sciences humaines en général et de la discipline historique en particulier. Les programmes initiaux en portent témoignage. Celui consacré à la pharmacopée et à la médecine traditionnelle atteste de l’ancrage dans le terroir de ce fils de paysans, soucieux de fonder son discours de réhabilitation du passé africain sur des réalités empiriques, au-delà de théories abstraites sur l’existence d’un univers de sens africain. L’histoire reprend ainsi ses droits dans la pratique intellectuelle et sociale de l’historien. », p. 76.

« Lors de la session ordinaire du CAMES en avril 1980 à Kigali, le texte sur les concours d’agrégation en sciences juridiques et économiques fut finalement amendé et adopté malgré les réserves émises sur le principe du concours par les représentants du Cameroun, du Congo et du Niger. Ces pays dotés de leurs propres instances d’évaluation craignaient sans doute la concurrence que pouvaient représenter ces jurys d’agrégation interafricains. », p. 96.

« Ce qui incontestablement a fait le succès du CAMES est l’évaluation académique des enseignants et chercheurs de son espace au travers des CCI et des concours d’agrégation. Cette sédentarisation des procédures d’évaluation académique est d’autant plus symbolique qu’elle constitue à bien des égards une rupture avec l’époque où cette légitimité s’acquérait dans les universités du Nord. Par ce biais, le CAMES se pose comme un arbitre dans le champ académique africain placé sous sa gouvernance, selon des critères et des règles qu’il a définis ». p. 172

« Ce livre est une histoire du CAMES qui n’a pas la prétention d’épuiser le sujet, tant restent nombreux les champs à explorer. Des aspects laissés de côté volontairement ou involontairement pourront servir de trame de réflexion à des travaux ultérieurs. En attendant, et au moment où s’achève cette étude, c’est le mot de Joseph Ki-Zerbo, figure tutélaire de l’institution, qui nous vient à l’esprit : si le CAMES n’existait pas, c’est maintenant qu’il 4 faudrait l’inventer. », p. 213.

L’intégralité de l’’ouvrage est accessible gratuitement en ligne à l’adresse suivante : https://bit.ly/2LBFxhQ

DSC 0028

Lisez aussi

Partager cet arrticle

Submit to FacebookSubmit to Google PlusSubmit to Twitter