#Interview : Coronavirus, crise de notre intelligence collective ou véritable opportunité pour nous réinventer et innover ?

Docteur Alain CAPO-CHICHI est spécialiste de la prospective et de l’innovation, Membre associé de la Chaire UNESCO sur les TICs de l’université de Bordeaux et ancien Coordonnateur Chargé de l’innovation du Programme thématique de recherche TIC du CAMES. Il est également officier de l’Ordre des palmes académiques du CAMES.

Dr Alain CAPO-CHICHI

Question 1 : Dr Alain CAPO-CHICHI, quelle lecture faites-vous de la situation de crise à laquelle fait face le monde aujourd’hui ? En quoi consiste une crise en réalité et comment est-ce qu’elle se manifeste ?

Dr Alain CAPO CHICHI : Une crise peut se caractériser par une situation, un vécu de blocages, de souffrances, d’incertitudes. Elle est visible actuellement dans la mesure où nous observons que nos marchés, nos aéroports, nos maquis sont fermés ; nos déplacements limités, notre vie sociale régulée, l’activité économique bloquée, le nombre de morts et de personnes infectées en constante augmentation : on parle de près de soixante mille (65.000) morts et près d’un million (1.000.000) de personnes infectées. Il s’agit d’une crise mondiale, car elle touche presque tous les pays et ce n’est que la partie visible de la crise. Il y a une autre partie invisible qui apparaîtra à court, moyen ou long terme.

De mémoire d’homme, c’est la plus grave crise après la Deuxième Guerre mondiale. Cette crise déjà sanitaire va entraîner des crises économique, sociale, humanitaire, sécuritaire et même politique. En tant que spécialiste de la prospective, il importe de sensibiliser les différents acteurs, les individus, les entreprises et même les gouvernements, afin qu’ils anticipent et planifient, car la crise va entraîner des bouleversements profonds sur au moins une dizaine d’années.


Question 2 : Actuellement près de la moitié de l’humanité est confinée. C’est littéralement du jamais vu. Beaucoup se posent des questions sur la durée de cette pandémie. Vous qui avez un regard d’expert, dites-nous quelles sont les projections possibles ? Est-ce qu’après deux semaines de confinement la vie peut reprendre son cours normal ou redoutez-vous un prolongement ? Et surtout qu’est-ce qui va annoncer la fin de la crise, est-ce un vaccin ? Un remède ?

Dr Alain CAPO CHICHI : Cette crise comporte beaucoup de zones d’incertitudes, ce qui fait que même les chercheurs, les spécialistes les plus réputés n’arrivent pas à envisager son épilogue de façon précise. Les prospectivistes ne peuvent donc faire que des scénarios, des projections. Mais, sachons tous déjà une chose : c’est que la crise ne va pas durer deux (2) semaines comme vous le dites. Elle aura au moins trois phases : une phase immédiate que nous vivons actuellement et qui va durer entre trois (3) et dix-huit (18) mois, une phase à moyen terme qui durera entre dix-huit (18) mois et trois (03) ans et une phase irréversible sur le long terme.

Sur la phase sur le long terme, c’est qu’il y aura un changement radical du comportement des gens après la crise, notamment avec la distanciation sociale que la crise entraîne. Les chercheurs parlent d’innovation sociale. On parle par exemple déjà de télétravail, de téléenseignement, de la télémédecine et même après la crise, plus rien ne sera comme avant dans ces domaines.

La phase immédiate de la crise qui est visible, va être la période où les gouvernements vont chercher à maîtriser l’évolution de la maladie (ce que nous appelons la gestion des incidents), c’est-à-dire en cherchant à en limiter les conséquences, limiter le nombre de morts, l’influence en termes de perte d’activité économique, etc…, plutôt que de chercher à résoudre la crise, en s’attaquant à sa cause.

Il s’agit en effet de cette phase où les Chefs d’État sont intervenus et ont pris des mesures de confinement, de régularisation, des décisions importantes pour limiter les effets de la crise.

Cette phase de court terme va durer entre trois (3) et dix-huit (18) mois, le temps de trouver un vaccin ou un remède efficace ; mais encore une fois, elle risque d’être dramatique.

Elle sera dramatique, car déjà, il y a plusieurs morts, plusieurs entreprises fermées, des familles qui n’arrivent plus à se nourrir et donc, va entraîner d’autres formes de crises, notamment les divorces, les violences, même les bouleversements humanitaires, sécuritaires et politiques sur le moyen terme de la crise.


Question 3 : La crise sanitaire a également entrainé une crise économique monumentale. Ainsi, devons-nous opérer des changements notables dans nos habitudes, dans nos projets pour s’adapter à cette situation. Dites-nous, quelles dispositions doivent prendre par exemple les entreprises, les étudiants pendant et après la crise ?  

Dr Alain CAPO CHICHI : La première disposition à prendre et la plus importante, est d’accepter et de composer avec la crise. Comprendre la crise, ses enjeux et s’y adapter rapidement. Ne dites surtout pas que la crise va être passagère et conjoncturelle. Elle va être durable et mondiale. Donc, un bon chef d’entreprise, un jeune étudiant et toute personne doivent se projeter en avant, pendant et après cette crise-là. Il faudra analyser ses forces et faiblesses et voir les mesures à prendre vis-à-vis de ses activités, de son organisation, de ses produits, de ses clients, de ses employés et examiner les compatibilités internes au regard des changements imposés par la crise, pour aborder des questions de continuité ou de changement d’activités, d’adaptation du personnel, de chômage technique ou de licenciement du personnel par exemple. Il s’agit en somme d’anticiper sur les évolutions de son secteur, de son pays et du monde. Les chefs d’entreprises et leurs agents doivent collaborer pour s’adapter à la crise, afin de ne pas subir collectivement. La crise sera difficile, mais ceux qui vont survivre sont ceux qui auront compris la crise et sauront en faire une opportunité.

Oui, dans chaque crise, il y a des opportunités, lesquelles sont dans les zones d’incertitudes et une crise est pleine d’incertitudes. C’est comme quand il y a un décès dans une famille tout le monde ne pleure pas de la même manière. Il y a une opportunité pour le vendeur de cercueils, les creuseurs de tombe, les organisateurs de funérailles, etc. Les chefs d’entreprises et leurs salariés doivent savoir que ce ne sont pas eux qui gouvernent leurs propres entreprises, mais c’est plutôt le marché, l’économie, les tendances technologiques, la loi de l’offre et de la demande qui les gouvernent.

Moi, j’ai bien aimé l’histoire du jeune entrepreneur dans une rue d’Abidjan qui a rapidement compris qu’il faut vendre des feuilles et racines intégrant de la quinine plutôt que de continuer à proposer des cartes de recharge. Donc, aujourd’hui, nous devons nous demander de quoi le marché a besoin et s’adapter. Aujourd’hui, les gens ont besoin de masques, de tests rapides du COVID-19, de nourritures à distance, d’étudier à distance, de se distraire à distance et même d’entretenir une relation à distance. En clair comment chaque entreprise rend compatible ses activités avec la distanciation sociale, cette mesure sans contact direct.


Question 4 : Concrètement, que faites-vous par exemple comme adaptation dans vos entreprises et que pourra faire un jeune entrepreneur qui tient un restaurant ou une boite de nuit, maintenant que les rassemblements sont interdits comment pourrait-il s’adapter ?

Dr Alain CAPO CHICHI : Si je dois prendre mon exemple, je dirige plusieurs entreprises dans plusieurs pays et nous sommes fortement dans le secteur de l’éducation. Les premières mesures qu’ont prises les gouvernements dans les pays où nous sommes installés, consistent en la fermeture des écoles et universités. Mais je peux vous assurer que du fait que nous ayons anticipé, nous faisons partie des 1 % d’établissements qui continuent d’enseigner à distance aujourd’hui. Nos étudiants ont été formés pour recevoir les cours à distance.

Nous avons énormément investi pour acheter plusieurs équipements, ce qui permet à nos étudiants de ne pas risquer une année blanche si la crise perdurait. Nos agents sont en télétravail parce que nous avons mis le dispositif adapté : une culture, une organisation, des équipements et un progiciel de gestion intégrée qui facilite le travail collaboratif et le contrôle du temps du travail à distance. Il a fallu aussi diagnostiquer nos activités qui se faisaient en contact avec les individus, pour les rendre compatibles avec le mode de distance.

Le paiement par exemple qui se faisait au comptant peut se faire aujourd’hui directement sur nos plateformes sans intervention et sans contact. J’ai demandé également à tous mes collaborateurs qui offraient des activités qui nécessitaient un contact direct de réadapter leurs outils et méthodes, de manière à être efficace à distance. Cela passe par l’accompagnement, la formation, la démission ou le chômage technique. Nous avons aussi adapté nos activités pour conquérir de nouveaux clients et créer de nouveaux produits. Vous savez que nous fabriquons déjà des ordinateurs, des téléphones, mais nous avons décidé de fabriquer aujourd’hui et très rapidement des masques, des respirateurs, des outils de test rapide de COVID-19, etc. Nous sommes une entreprise de taille moyenne.

Prenons l’exemple d’une petite entreprise telle qu’un restaurant par exemple. Dans les mesures prises par le gouvernement, votre restaurant est fermé et vos activités sont bloquées par le couvre-feu. Si vous dites que la crise est ponctuelle, alors vous aller laisser le restaurant avec le loyer à payer, les employés à payer ou au chômage technique et au bout de deux à trois mois, vous finirez par déclarer la faillite alors que dans le même temps, vos clients, même de leurs maisons, cherchent à manger. Vos collaborateurs cherchent à travailler, vous avez des ustensiles de cuisine et tout est aux arrêts.

La meilleure posture serait de réorganiser votre activité, même votre mode de résidence, de manière à continuer à vendre même à distance. Cela peut vous amener à changer de résidence à votre cuisinier, à changer ses horaires de travail, le packaging, le système de commande et de livraison, les modes de paiement, etc.

Vos serveurs peuvent devenir des marketeurs à distance, pour proposer vos plats en ligne.

Ils doivent aussi accepter de se former et s’adapter rapidement pour ne pas basculer en chômage technique. La crise va durer, peut-être que je dois compléter de nouveaux produits : assister les gens pour préparer à distance ou bien envoyer le cuisinier dans les familles pour une ou deux heures de cuisine. La crise va durer, donc, il faut de nouveaux produits, de nouvelles alliances pour se créer une opportunité.


Question 5 : Comme on le dit souvent, c’est en temps de crise que se créent les plus grandes opportunités. Comment peut-on transformer la crise du Coronavirus en une véritable opportunité pour la jeunesse africaine ?

Dr Alain CAPO CHICHI : C’est une opportunité parce que l’Afrique a une population majoritairement jeune. Les personnes de plus de 65 ans représentent moins de 5 % de la population alors qu’elles sont les plus touchées par la maladie. La crise va ralentir les importations, ce qui peut être une opportunité pour la production locale. La crise a obligé plusieurs personnes à rentrer au village, ce qui va favoriser le développement de nos régions qui vont avoir des ressources humaines plus qualifiées. Mais la révolution importante de la crise qui va bénéficier à l’Afrique, c’est le fait que je ne sois plus obligé d’aller en France, aux États-Unis, au Canada pour travailler. Le monde du travail a adopté le télétravail et les États africains, les jeunes africains doivent se positionner sur les nouveaux métiers qui peuvent faire qu’ils vont se retrouver à gagner 100 fois le salaire minimum de leur pays tout en étant sur place. Pour ce faire, ils doivent s’intéresser aux tendances technologiques, notamment la réalité augmentée, l’intelligence artificielle, le Bigdata, l’internet des objets, le cloud, la mobilité. Ces tendances sont simples et accessibles dans nos pays, mais vont accompagner la mutation des métiers actuels (85 % des métiers de demain).


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Le CAMES
𝗔̀ 𝗹𝗮 𝗱𝗲́𝗰𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝘁𝗲 𝗱𝘂 𝗣𝗹𝗮𝗻 𝗦𝘁𝗿𝗮𝘁𝗲́𝗴𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗱𝗲 𝗗𝗲́𝘃𝗲𝗹𝗼𝗽𝗽𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝘂 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦 𝟮𝟬𝟮𝟰-𝟮𝟬𝟮𝟴Le Plan Stratégique de Développement du CAMES, pour la période 2024-2028, a été adopté par la résolution N°SO-CM/CAMES/2024-011 de la 41ème Session ordinaire du Conseil des Ministres du CAMES. Ce document stratégique a été coconstruit avec l’ensemble des parties prenantes de l’Institution, selon un processus participatif et inclusif. Il est fondé sur la vision de faire du CAMES : « une Institution de référence internationale en matière d’évaluation scientifique et un véritable outil d’intégration académique au service du développement durable de l’Afrique, d’ici 2033 ». Cette vision s’appuie sur les valeurs de Solidarité, d’Excellence, d’Éthique, de Redevabilité et d’Innovation, en cohérence avec les missions assignées à l’Institution.Le PSDC 2024-2028 comprend cent trente-cinq (135) activités, organisées autour de trente et un (31) objectifs spécifiques, issus de sept (7) axes stratégiques, à savoir :𝗔𝘅𝗲 𝟭 : 𝗹’𝗮𝗺𝗲́𝗹𝗶𝗼𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗴𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝗻𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗱𝘂 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦𝗔𝘅𝗲 𝟮 : 𝗹𝗮 𝗽𝗿𝗼𝗺𝗼𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗲𝘁 𝗹𝗲 𝗿𝗲𝗻𝗳𝗼𝗿𝗰𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗰𝗿𝗲́𝗱𝗶𝗯𝗶𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗱𝘂 𝗹𝗮𝗯𝗲𝗹 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦𝗔𝘅𝗲 𝟯 : 𝗹’𝗮𝗺𝗲́𝗹𝗶𝗼𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗶𝗰𝗶𝗽𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲𝘀 𝗘́𝘁𝗮𝘁𝘀 𝗮𝗳𝗿𝗶𝗰𝗮𝗶𝗻𝘀 𝗮𝘂𝘅 𝗮𝗰𝘁𝗶𝘃𝗶𝘁𝗲́𝘀 𝗱𝘂 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦𝗔𝘅𝗲 𝟰 : 𝗹𝗲 𝗿𝗲𝗻𝗳𝗼𝗿𝗰𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗹’𝗶𝗻𝘁𝗲́𝗴𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗺𝗼𝗯𝗶𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗮𝗰𝗮𝗱𝗲́𝗺𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹’𝗲𝘀𝗽𝗮𝗰𝗲 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦𝗔𝘅𝗲 𝟱 : 𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝘃𝗲𝗹𝗼𝗽𝗽𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗲𝘁 𝗹𝗮 𝘃𝗮𝗹𝗼𝗿𝗶𝘀𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗥𝗲𝗰𝗵𝗲𝗿𝗰𝗵𝗲 𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝗹’𝗜𝗻𝗻𝗼𝘃𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹’𝗲𝘀𝗽𝗮𝗰𝗲 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦𝗔𝘅𝗲 𝟲 : 𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝘃𝗲𝗹𝗼𝗽𝗽𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝘂 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗲𝗻𝗮𝗿𝗶𝗮𝘁 𝗲𝘁 𝗱’𝘂𝗻𝗲 𝘀𝘁𝗿𝗮𝘁𝗲́𝗴𝗶𝗲 𝗱𝗲 𝗳𝗶𝗻𝗮𝗻𝗰𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝘂𝗿𝗮𝗯𝗹𝗲 𝗱𝘂 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦𝗔𝘅𝗲 𝟳 : 𝗹𝗲 𝗿𝗲𝗻𝗳𝗼𝗿𝗰𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗰𝗼𝗺𝗺𝘂𝗻𝗶𝗰𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗲𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝗿𝗲𝗹𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗱𝘂 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦Dans son message, en avant-propos du PSDC, le Secrétaire Général du CAMES, Pr Souleymane KONATÉ, souligne que ce plan constitue bien plus qu’une simple feuille de route. « 𝘐𝘭 𝘤𝘰𝘯𝘴𝘵𝘪𝘵𝘶𝘦 𝘱𝘰𝘶𝘳 𝘵𝘰𝘶𝘵𝘦𝘴 𝘭𝘦𝘴 𝘱𝘢𝘳𝘵𝘪𝘦𝘴 𝘱𝘳𝘦𝘯𝘢𝘯𝘵𝘦𝘴 𝘥𝘶 𝘊𝘈𝘔𝘌𝘚, 𝘭𝘢 𝘣𝘰𝘶𝘴𝘴𝘰𝘭𝘦 𝘦𝘵 𝘭𝘦 𝘨𝘰𝘶𝘷𝘦𝘳𝘯𝘢𝘪𝘭 𝘲𝘶𝘪 𝘱𝘦𝘳𝘮𝘦𝘵𝘵𝘳𝘰𝘯𝘵 𝘥𝘦 𝘤𝘰𝘯𝘥𝘶𝘪𝘳𝘦 𝘭𝘦 « 𝘯𝘢𝘷𝘪𝘳𝘦 𝘊𝘈𝘔𝘌𝘚 » 𝘷𝘦𝘳𝘴 𝘭𝘢 𝘤𝘳𝘰𝘪𝘴𝘴𝘢𝘯𝘤𝘦, 𝘭𝘢 𝘥𝘶𝘳𝘢𝘣𝘪𝘭𝘪𝘵𝘦́ 𝘦𝘵 𝘭𝘢 𝘱𝘳𝘰𝘴𝘱𝘦́𝘳𝘪𝘵𝘦́. 𝘓𝘢 𝘮𝘪𝘴𝘦 𝘦𝘯 œ𝘶𝘷𝘳𝘦 𝘳𝘦́𝘶𝘴𝘴𝘪𝘦 𝘥𝘶 𝘗𝘚𝘋𝘊 2024-2028 𝘯𝘦 𝘱𝘦𝘶𝘵 𝘴𝘦 𝘧𝘢𝘪𝘳𝘦 𝘲𝘶’𝘢𝘷𝘦𝘤 𝘭𝘢 𝘮𝘰𝘣𝘪𝘭𝘪𝘴𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘦𝘵 𝘭’𝘦𝘯𝘨𝘢𝘨𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘥𝘦 𝘵𝘰𝘶𝘴 𝘭𝘦𝘴 𝘢𝘤𝘵𝘦𝘶𝘳𝘴 𝘥𝘶 𝘴𝘺𝘴𝘵𝘦̀𝘮𝘦 𝘥’𝘌𝘯𝘴𝘦𝘪𝘨𝘯𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘴𝘶𝘱𝘦́𝘳𝘪𝘦𝘶𝘳 𝘦𝘵 𝘥𝘦 𝘙𝘦𝘤𝘩𝘦𝘳𝘤𝘩𝘦 𝘦𝘯 𝘈𝘧𝘳𝘪𝘲𝘶𝘦 ».Aussi, Pr Souleymane KONATÉ lance un appel solennel à tous les Gouvernements, Institutions d’Enseignement supérieur et de Recherche, Enseignants-chercheurs et Chercheurs, étudiants, ainsi qu’aux Partenaires Techniques et Financiers, à se joindre à nous dans cette entreprise collective de transformation de notre unique Institution commune d’intégration académique. « 𝘌𝘯𝘴𝘦𝘮𝘣𝘭𝘦, 𝘤𝘰𝘤𝘰𝘯𝘴𝘵𝘳𝘶𝘪𝘴𝘰𝘯𝘴 𝘭𝘦 𝘊𝘈𝘔𝘌𝘚 𝘲𝘶𝘦 𝘯𝘰𝘶𝘴 𝘷𝘰𝘶𝘭𝘰𝘯𝘴, 𝘭𝘦 𝘊𝘈𝘔𝘌𝘚 𝘲𝘶𝘦 𝘷𝘰𝘶𝘴 𝘷𝘰𝘶𝘭𝘦𝘻 ».Découvrez le PSDC 2024-2028 : www.lecames.org/a-la-decouverte-du-plan-strategique-de-developpement-du-cames-2024-2028/ ... See MoreSee Less
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𝗥𝗘́𝗧𝗥𝗢𝗦𝗣𝗘𝗖𝗧𝗜𝗩𝗘𝗦 𝗦𝗨𝗥 𝗟𝗔 𝗥𝗘́𝗨𝗡𝗜𝗢𝗡 𝗗𝗨 𝗖𝗖𝗚 𝗘𝗧 𝗟𝗘𝗦 𝗝𝗦𝗗𝗖-𝟳16ème Réunion extraordinaire du CCG : Revivez les moments forts de cette rencontre à travers les discours officiels 𝗦𝘂𝗶𝘃𝗲𝘇 𝗹’𝗶𝗻𝘁𝗲́𝗴𝗿𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗱𝗲𝘀 𝗱𝗶𝘀𝗰𝗼𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗹𝗼̂𝘁𝘂𝗿𝗲 Discours de clôture du Président de l’Université de Lomé, Pr Kossivi HOUNAKÉ, représentant le Ministre délégué en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ... See MoreSee Less
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𝗥𝗘́𝗧𝗥𝗢𝗦𝗣𝗘𝗖𝗧𝗜𝗩𝗘𝗦 𝗦𝗨𝗥 𝗟𝗔 𝗥𝗘́𝗨𝗡𝗜𝗢𝗡 𝗗𝗨 𝗖𝗖𝗚 𝗘𝗧 𝗟𝗘𝗦 𝗝𝗦𝗗𝗖-𝟳16ème Réunion extraordinaire du CCG : Revivez les moments forts de cette rencontre à travers les discours officiels Lomé, la capitale togolaise a abrité du 10 au 11 mars 2026, la 16ème Réunion extraordinaire du Comité Consultatif Général du CAMES (CCG CAMES).Pendant deux jours, la trentaine de Responsables d’Institutions d’Enseignement supérieur et/ou de Recherche, de Responsables d’Écoles inter-états, et de Directeurs Généraux de la Recherche, a échangé sur la mise en œuvre des Programmes statutaires du CAMES. Au terme des deux jours de travaux, la cérémonie de clôture a été marquée par des allocutions du Président par intérim du Comité Consultatif Général, Pr Gérard GRESENGUET, du Secrétaire Général du CAMES, Pr Souleymane KONATÉ, et du Président de l’Université de Lomé, Pr Kossivi HOUNAKÉ, représentant le Ministre délégué en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique du Togo. Ces allocutions ont tour à tour, salué la qualité des échanges et réaffirmé l’engagement des États membres et du CAMES pour le renforcement de la coopération académique et scientifique au sein de l’espace CAMES.𝗦𝘂𝗶𝘃𝗲𝘇 𝗹’𝗶𝗻𝘁𝗲́𝗴𝗿𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗱𝗲𝘀 𝗱𝗶𝘀𝗰𝗼𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗹𝗼̂𝘁𝘂𝗿𝗲 Allocution du Président par intérim du CCG, Pr Gérard GRESENGUET ... See MoreSee Less
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