#Interview : Coronavirus, crise de notre intelligence collective ou véritable opportunité pour nous réinventer et innover ?

Docteur Alain CAPO-CHICHI est spécialiste de la prospective et de l’innovation, Membre associé de la Chaire UNESCO sur les TICs de l’université de Bordeaux et ancien Coordonnateur Chargé de l’innovation du Programme thématique de recherche TIC du CAMES. Il est également officier de l’Ordre des palmes académiques du CAMES.

Dr Alain CAPO-CHICHI

Question 1 : Dr Alain CAPO-CHICHI, quelle lecture faites-vous de la situation de crise à laquelle fait face le monde aujourd’hui ? En quoi consiste une crise en réalité et comment est-ce qu’elle se manifeste ?

Dr Alain CAPO CHICHI : Une crise peut se caractériser par une situation, un vécu de blocages, de souffrances, d’incertitudes. Elle est visible actuellement dans la mesure où nous observons que nos marchés, nos aéroports, nos maquis sont fermés ; nos déplacements limités, notre vie sociale régulée, l’activité économique bloquée, le nombre de morts et de personnes infectées en constante augmentation : on parle de près de soixante mille (65.000) morts et près d’un million (1.000.000) de personnes infectées. Il s’agit d’une crise mondiale, car elle touche presque tous les pays et ce n’est que la partie visible de la crise. Il y a une autre partie invisible qui apparaîtra à court, moyen ou long terme.

De mémoire d’homme, c’est la plus grave crise après la Deuxième Guerre mondiale. Cette crise déjà sanitaire va entraîner des crises économique, sociale, humanitaire, sécuritaire et même politique. En tant que spécialiste de la prospective, il importe de sensibiliser les différents acteurs, les individus, les entreprises et même les gouvernements, afin qu’ils anticipent et planifient, car la crise va entraîner des bouleversements profonds sur au moins une dizaine d’années.


Question 2 : Actuellement près de la moitié de l’humanité est confinée. C’est littéralement du jamais vu. Beaucoup se posent des questions sur la durée de cette pandémie. Vous qui avez un regard d’expert, dites-nous quelles sont les projections possibles ? Est-ce qu’après deux semaines de confinement la vie peut reprendre son cours normal ou redoutez-vous un prolongement ? Et surtout qu’est-ce qui va annoncer la fin de la crise, est-ce un vaccin ? Un remède ?

Dr Alain CAPO CHICHI : Cette crise comporte beaucoup de zones d’incertitudes, ce qui fait que même les chercheurs, les spécialistes les plus réputés n’arrivent pas à envisager son épilogue de façon précise. Les prospectivistes ne peuvent donc faire que des scénarios, des projections. Mais, sachons tous déjà une chose : c’est que la crise ne va pas durer deux (2) semaines comme vous le dites. Elle aura au moins trois phases : une phase immédiate que nous vivons actuellement et qui va durer entre trois (3) et dix-huit (18) mois, une phase à moyen terme qui durera entre dix-huit (18) mois et trois (03) ans et une phase irréversible sur le long terme.

Sur la phase sur le long terme, c’est qu’il y aura un changement radical du comportement des gens après la crise, notamment avec la distanciation sociale que la crise entraîne. Les chercheurs parlent d’innovation sociale. On parle par exemple déjà de télétravail, de téléenseignement, de la télémédecine et même après la crise, plus rien ne sera comme avant dans ces domaines.

La phase immédiate de la crise qui est visible, va être la période où les gouvernements vont chercher à maîtriser l’évolution de la maladie (ce que nous appelons la gestion des incidents), c’est-à-dire en cherchant à en limiter les conséquences, limiter le nombre de morts, l’influence en termes de perte d’activité économique, etc…, plutôt que de chercher à résoudre la crise, en s’attaquant à sa cause.

Il s’agit en effet de cette phase où les Chefs d’État sont intervenus et ont pris des mesures de confinement, de régularisation, des décisions importantes pour limiter les effets de la crise.

Cette phase de court terme va durer entre trois (3) et dix-huit (18) mois, le temps de trouver un vaccin ou un remède efficace ; mais encore une fois, elle risque d’être dramatique.

Elle sera dramatique, car déjà, il y a plusieurs morts, plusieurs entreprises fermées, des familles qui n’arrivent plus à se nourrir et donc, va entraîner d’autres formes de crises, notamment les divorces, les violences, même les bouleversements humanitaires, sécuritaires et politiques sur le moyen terme de la crise.


Question 3 : La crise sanitaire a également entrainé une crise économique monumentale. Ainsi, devons-nous opérer des changements notables dans nos habitudes, dans nos projets pour s’adapter à cette situation. Dites-nous, quelles dispositions doivent prendre par exemple les entreprises, les étudiants pendant et après la crise ?  

Dr Alain CAPO CHICHI : La première disposition à prendre et la plus importante, est d’accepter et de composer avec la crise. Comprendre la crise, ses enjeux et s’y adapter rapidement. Ne dites surtout pas que la crise va être passagère et conjoncturelle. Elle va être durable et mondiale. Donc, un bon chef d’entreprise, un jeune étudiant et toute personne doivent se projeter en avant, pendant et après cette crise-là. Il faudra analyser ses forces et faiblesses et voir les mesures à prendre vis-à-vis de ses activités, de son organisation, de ses produits, de ses clients, de ses employés et examiner les compatibilités internes au regard des changements imposés par la crise, pour aborder des questions de continuité ou de changement d’activités, d’adaptation du personnel, de chômage technique ou de licenciement du personnel par exemple. Il s’agit en somme d’anticiper sur les évolutions de son secteur, de son pays et du monde. Les chefs d’entreprises et leurs agents doivent collaborer pour s’adapter à la crise, afin de ne pas subir collectivement. La crise sera difficile, mais ceux qui vont survivre sont ceux qui auront compris la crise et sauront en faire une opportunité.

Oui, dans chaque crise, il y a des opportunités, lesquelles sont dans les zones d’incertitudes et une crise est pleine d’incertitudes. C’est comme quand il y a un décès dans une famille tout le monde ne pleure pas de la même manière. Il y a une opportunité pour le vendeur de cercueils, les creuseurs de tombe, les organisateurs de funérailles, etc. Les chefs d’entreprises et leurs salariés doivent savoir que ce ne sont pas eux qui gouvernent leurs propres entreprises, mais c’est plutôt le marché, l’économie, les tendances technologiques, la loi de l’offre et de la demande qui les gouvernent.

Moi, j’ai bien aimé l’histoire du jeune entrepreneur dans une rue d’Abidjan qui a rapidement compris qu’il faut vendre des feuilles et racines intégrant de la quinine plutôt que de continuer à proposer des cartes de recharge. Donc, aujourd’hui, nous devons nous demander de quoi le marché a besoin et s’adapter. Aujourd’hui, les gens ont besoin de masques, de tests rapides du COVID-19, de nourritures à distance, d’étudier à distance, de se distraire à distance et même d’entretenir une relation à distance. En clair comment chaque entreprise rend compatible ses activités avec la distanciation sociale, cette mesure sans contact direct.


Question 4 : Concrètement, que faites-vous par exemple comme adaptation dans vos entreprises et que pourra faire un jeune entrepreneur qui tient un restaurant ou une boite de nuit, maintenant que les rassemblements sont interdits comment pourrait-il s’adapter ?

Dr Alain CAPO CHICHI : Si je dois prendre mon exemple, je dirige plusieurs entreprises dans plusieurs pays et nous sommes fortement dans le secteur de l’éducation. Les premières mesures qu’ont prises les gouvernements dans les pays où nous sommes installés, consistent en la fermeture des écoles et universités. Mais je peux vous assurer que du fait que nous ayons anticipé, nous faisons partie des 1 % d’établissements qui continuent d’enseigner à distance aujourd’hui. Nos étudiants ont été formés pour recevoir les cours à distance.

Nous avons énormément investi pour acheter plusieurs équipements, ce qui permet à nos étudiants de ne pas risquer une année blanche si la crise perdurait. Nos agents sont en télétravail parce que nous avons mis le dispositif adapté : une culture, une organisation, des équipements et un progiciel de gestion intégrée qui facilite le travail collaboratif et le contrôle du temps du travail à distance. Il a fallu aussi diagnostiquer nos activités qui se faisaient en contact avec les individus, pour les rendre compatibles avec le mode de distance.

Le paiement par exemple qui se faisait au comptant peut se faire aujourd’hui directement sur nos plateformes sans intervention et sans contact. J’ai demandé également à tous mes collaborateurs qui offraient des activités qui nécessitaient un contact direct de réadapter leurs outils et méthodes, de manière à être efficace à distance. Cela passe par l’accompagnement, la formation, la démission ou le chômage technique. Nous avons aussi adapté nos activités pour conquérir de nouveaux clients et créer de nouveaux produits. Vous savez que nous fabriquons déjà des ordinateurs, des téléphones, mais nous avons décidé de fabriquer aujourd’hui et très rapidement des masques, des respirateurs, des outils de test rapide de COVID-19, etc. Nous sommes une entreprise de taille moyenne.

Prenons l’exemple d’une petite entreprise telle qu’un restaurant par exemple. Dans les mesures prises par le gouvernement, votre restaurant est fermé et vos activités sont bloquées par le couvre-feu. Si vous dites que la crise est ponctuelle, alors vous aller laisser le restaurant avec le loyer à payer, les employés à payer ou au chômage technique et au bout de deux à trois mois, vous finirez par déclarer la faillite alors que dans le même temps, vos clients, même de leurs maisons, cherchent à manger. Vos collaborateurs cherchent à travailler, vous avez des ustensiles de cuisine et tout est aux arrêts.

La meilleure posture serait de réorganiser votre activité, même votre mode de résidence, de manière à continuer à vendre même à distance. Cela peut vous amener à changer de résidence à votre cuisinier, à changer ses horaires de travail, le packaging, le système de commande et de livraison, les modes de paiement, etc.

Vos serveurs peuvent devenir des marketeurs à distance, pour proposer vos plats en ligne.

Ils doivent aussi accepter de se former et s’adapter rapidement pour ne pas basculer en chômage technique. La crise va durer, peut-être que je dois compléter de nouveaux produits : assister les gens pour préparer à distance ou bien envoyer le cuisinier dans les familles pour une ou deux heures de cuisine. La crise va durer, donc, il faut de nouveaux produits, de nouvelles alliances pour se créer une opportunité.


Question 5 : Comme on le dit souvent, c’est en temps de crise que se créent les plus grandes opportunités. Comment peut-on transformer la crise du Coronavirus en une véritable opportunité pour la jeunesse africaine ?

Dr Alain CAPO CHICHI : C’est une opportunité parce que l’Afrique a une population majoritairement jeune. Les personnes de plus de 65 ans représentent moins de 5 % de la population alors qu’elles sont les plus touchées par la maladie. La crise va ralentir les importations, ce qui peut être une opportunité pour la production locale. La crise a obligé plusieurs personnes à rentrer au village, ce qui va favoriser le développement de nos régions qui vont avoir des ressources humaines plus qualifiées. Mais la révolution importante de la crise qui va bénéficier à l’Afrique, c’est le fait que je ne sois plus obligé d’aller en France, aux États-Unis, au Canada pour travailler. Le monde du travail a adopté le télétravail et les États africains, les jeunes africains doivent se positionner sur les nouveaux métiers qui peuvent faire qu’ils vont se retrouver à gagner 100 fois le salaire minimum de leur pays tout en étant sur place. Pour ce faire, ils doivent s’intéresser aux tendances technologiques, notamment la réalité augmentée, l’intelligence artificielle, le Bigdata, l’internet des objets, le cloud, la mobilité. Ces tendances sont simples et accessibles dans nos pays, mais vont accompagner la mutation des métiers actuels (85 % des métiers de demain).


1 day ago

Le CAMES
Photo de couverture de Le CAMES ... See MoreSee Less
Voir sur Facebook

1 day ago

Le CAMES
𝗠𝗲𝘀𝘀𝗮𝗴𝗲 𝗱𝗲 𝘃œ𝘂𝘅 𝗱𝘂 𝗦𝗲𝗰𝗿𝗲́𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗚𝗲́𝗻𝗲́𝗿𝗮𝗹 𝗱𝘂 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹’𝗮𝗻𝗻𝗲́𝗲 𝟮𝟬𝟮𝟲𝘌𝘯 𝘤𝘦𝘵𝘵𝘦 𝘢𝘯𝘯𝘦́𝘦 2026, 𝘫𝘦 𝘷𝘰𝘶𝘥𝘳𝘢𝘪𝘴 𝘷𝘰𝘶𝘴 𝘴𝘰𝘶𝘩𝘢𝘪𝘵𝘦𝘳 𝘢𝘶 𝘯𝘰𝘮 𝘥𝘦 𝘵𝘰𝘶𝘵𝘦 𝘭’𝘐𝘯𝘴𝘵𝘪𝘵𝘶𝘵𝘪𝘰𝘯, 𝘦𝘵 𝘦𝘯 𝘮𝘰𝘯 𝘯𝘰𝘮, 𝘵𝘰𝘶𝘴 𝘯𝘰𝘴 𝘷œ𝘶𝘹 𝘥𝘦 𝘗𝘢𝘪𝘹, 𝘥𝘦 𝘚𝘢𝘯𝘵𝘦́ 𝘦𝘵 𝘥𝘦 𝘉𝘰𝘯𝘩𝘦𝘶𝘳 𝘱𝘢𝘳𝘵𝘢𝘨𝘦́. 𝘓𝘦 𝘊𝘈𝘔𝘌𝘚 𝘥𝘦𝘮𝘦𝘶𝘳𝘦 𝘳𝘦́𝘴𝘰𝘭𝘶𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘦𝘯𝘨𝘢𝘨𝘦́ 𝘢̀ 𝘤𝘰𝘯𝘵𝘳𝘪𝘣𝘶𝘦𝘳 𝘢𝘶 𝘥𝘦́𝘷𝘦𝘭𝘰𝘱𝘱𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘥𝘶𝘳𝘢𝘣𝘭𝘦 𝘥𝘦 𝘴𝘦𝘴 𝘌́𝘵𝘢𝘵𝘴 𝘮𝘦𝘮𝘣𝘳𝘦𝘴, 𝘢̀ 𝘵𝘳𝘢𝘷𝘦𝘳𝘴 𝘴𝘰𝘯 𝘢𝘤𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘥’𝘩𝘢𝘳𝘮𝘰𝘯𝘪𝘴𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘥𝘦𝘴 𝘱𝘰𝘭𝘪𝘵𝘪𝘲𝘶𝘦𝘴 𝘥’𝘌𝘯𝘴𝘦𝘪𝘨𝘯𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘴𝘶𝘱𝘦́𝘳𝘪𝘦𝘶𝘳 𝘦𝘵 𝘥𝘦 𝘙𝘦𝘤𝘩𝘦𝘳𝘤𝘩𝘦. 𝘕𝘰𝘶𝘴 𝘳𝘦́𝘢𝘧𝘧𝘪𝘳𝘮𝘰𝘯𝘴 𝘯𝘰𝘵𝘳𝘦 𝘦́𝘭𝘢𝘯 𝘢̀ “𝘤𝘰-𝘤𝘰𝘯𝘴𝘵𝘳𝘶𝘪𝘳𝘦 𝘭𝘦 𝘊𝘈𝘔𝘌𝘚 𝘲𝘶𝘦 𝘯𝘰𝘶𝘴 𝘷𝘰𝘶𝘭𝘰𝘯𝘴”, 𝘢𝘶𝘵𝘰𝘶𝘳 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘷𝘪𝘴𝘪𝘰𝘯 𝘦𝘵 𝘥𝘦𝘴 𝘢𝘤𝘵𝘪𝘰𝘯𝘴 𝘱𝘰𝘳𝘵𝘦́𝘦𝘴 𝘱𝘢𝘳 𝘭𝘦 𝘯𝘰𝘶𝘷𝘦𝘢𝘶 𝘗𝘭𝘢𝘯 𝘚𝘵𝘳𝘢𝘵𝘦́𝘨𝘪𝘲𝘶𝘦 𝘥𝘦 𝘋𝘦́𝘷𝘦𝘭𝘰𝘱𝘱𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 2024-2028 (𝘗𝘚𝘋𝘊 2024-2028). 𝘗𝘶𝘪𝘴𝘴𝘦 𝘯𝘰𝘴 𝘢𝘤𝘵𝘪𝘰𝘯𝘴 𝘤𝘰𝘯𝘤𝘦𝘳𝘵𝘦́𝘦𝘴 𝘦𝘵 𝘴𝘺𝘯𝘦𝘳𝘨𝘪𝘲𝘶𝘦𝘴, 𝘤𝘰𝘯𝘵𝘪𝘯𝘶𝘦𝘳 𝘥𝘦 𝘱𝘰𝘳𝘵𝘦𝘳 𝘩𝘢𝘶𝘵 𝘭𝘦𝘴 𝘷𝘢𝘭𝘦𝘶𝘳𝘴 𝘥’𝘦𝘹𝘤𝘦𝘭𝘭𝘦𝘯𝘤𝘦, 𝘥’𝘦́𝘵𝘩𝘪𝘲𝘶𝘦, 𝘥’𝘪𝘯𝘵𝘦́𝘨𝘳𝘪𝘵𝘦́ 𝘦𝘵 𝘥’𝘪𝘯𝘯𝘰𝘷𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯, 𝘢𝘶 𝘱𝘳𝘰𝘧𝘪𝘵 𝘥𝘦 𝘯𝘰𝘵𝘳𝘦 𝘤𝘰𝘮𝘮𝘶𝘯𝘢𝘶𝘵𝘦́ 𝘢𝘤𝘢𝘥𝘦́𝘮𝘪𝘲𝘶𝘦 𝘦𝘵 𝘴𝘤𝘪𝘦𝘯𝘵𝘪𝘧𝘪𝘲𝘶𝘦.𝗣𝗿𝗼𝗳𝗲𝘀𝘀𝗲𝘂𝗿 𝗦𝗼𝘂𝗹𝗲𝘆𝗺𝗮𝗻𝗲 𝗞𝗢𝗡𝗔𝗧𝗘́ Secrétaire Général du CAMES GrandChancelier de l’OIPA/CAMESwww.lecames.org/message-de-voeux-du-secretaire-general-du-cames-pour-lannee-2026/ ... See MoreSee Less
Voir sur Facebook

1 day ago

Le CAMES
𝗔𝗰𝘁𝘂𝗮𝗹𝗶𝘀𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗯𝗮𝘀𝗲 𝗱𝗲 𝗱𝗼𝗻𝗻𝗲́𝗲𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗶𝗻𝘀𝗰𝗿𝗶𝘁𝘀 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗟𝗶𝘀𝘁𝗲𝘀 𝗱’𝗮𝗽𝘁𝗶𝘁𝘂𝗱𝗲 𝗱𝘂 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦Dans le cadre de la 48ème session des Comités Consultatifs Interafricains (CCI), le Secrétariat général du CAMES procédera, au mois de mars 2026, à la désignation des rapporteurs des dossiers de candidature à partir des bases de données des inscrits sur les différentes Listes d’aptitude du CAMES des Institutions.À cet effet, le Secrétaire Général du CAMES invite les Responsables des Institutions d’Enseignement supérieur et de Recherche membres, à prendre toutes les dispositions nécessaires pour que le statut (en fonction, retraité, détaché, décédé, etc.) des Enseignants-chercheurs et Chercheurs de leurs Institutions soit actualisé au plus tard le 1ᵉʳ mars 2026, afin de permettre aux services compétents du Secrétariat général de travailler sur des données fiables.Pour toute assistance technique, veuillez adresser vos demandes aux adresses électroniques suivantes :- assistance_technigue@cames.online- contact@lecames.orgTélécharger la note : www.lecames.org/actualisation-de-la-base-de-donnees-des-inscrits-sur-les-listes-daptitude-du-cames/ ... See MoreSee Less
Voir sur Facebook

1 day ago

Le CAMES
𝟳𝗲̀𝗺𝗲𝘀 𝗝𝗼𝘂𝗿𝗻𝗲́𝗲𝘀 𝗦𝗰𝗶𝗲𝗻𝘁𝗶𝗳𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗱𝘂 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦 : 𝗹𝗲𝘀 𝗶𝗻𝘀𝗰𝗿𝗶𝗽𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝘀𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗹𝗼𝗻𝗴𝗲𝗻𝘁 𝗷𝘂𝘀𝗾𝘂’𝗮𝘂 𝟭𝟱 𝗷𝗮𝗻𝘃𝗶𝗲𝗿 𝟮𝟬𝟮𝟲Les inscriptions pour la septième édition des Journées Scientifiques du CAMES (JSDC-7), ont été ouvertes le 13 novembre 2025.Cette 7ème édition se tiendra à Lomé (Togo), du 09 au 12 mars 2026 sous le thème : « Quelle Recherche scientifique pour une Afrique solidaire, résiliente et développée : vers une politique commune ambitieuse de Recherche dans l’espace CAMES ».Nous avons le plaisir de vous informer que la date limite des inscriptions sur la plateforme d’inscription est prolongée au 15 janvier 2026.www.lecames.org/7emes-journees-scientifiques-du-cames-les-inscriptions-se-prolongent-jusquau-15-j... ... See MoreSee Less
Voir sur Facebook

1 week ago

Le CAMES
Une délégation du RIDEPES en visite de courtoisie au Secrétariat général du CAMES Le Secrétaire Général du CAMES, Pr Souleymane KONATÉ, a reçu ce 18 décembre 2025, au siège de l’Institution, une délégation du Réseau International des Établissements Privés d’Enseignement Supérieur de l’espace CAMES (RIDEPES), conduite par son Président Dr Mamadou Habib DIALLO. Cette visite de courtoisie s’est tenue en présence du Directeur des Programmes en charge des Concours d’Agrégation, des Comités Consultatifs Interafricains et de l’OIPA/CAMES, Pr Ali DOUMMA et du Directeur des Programmes en charge de l’Assurance Qualité, de la Recherche et du Partenariat, Pr Saturnin ENZONGA YOCA. Des membres du RIDEPES venus de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Mali et du Niger y ont également pris part.A la suite d’un tour de table des participants et des mots de bienvenue du Secrétaire Général du CAMES, des échanges cordiaux et chaleureux ont été l’occasion pour le Président du RIDEPES de rappeler le contexte de cette visite. En effet, les membres du RIDEPES sont présents à Ouagadougou à la faveur de la célébration des 25 ans de l’Institut Supérieur Technique (IST), membre du Réseau. Dr Mamadou Habib DIALLO, a donc signifié l’intérêt pour le RIDEPES et ses membres, de se ressourcer par cette visite au CAMES, Institution partenaire du RIDEPES. Il a rappelé quelques actions à l’actif du Réseau, à savoir l’élaboration en cours de son Plan Stratégique après la mise en place du bureau lors de la rencontre d’avril 2025 à Bamako, ou encore l’adhésion de la Côte d’Ivoire au Réseau. Dr DIALLO a enfin précisé tout l’intérêt du RIDEPES pour les Programmes du CAMES notamment le PRED et l’Assurance Qualité.Le Secrétaire Général du CAMES, Pr Souleymane KONATÉ, prenant la parole à la suite de cette intervention du Président du RIDEPES, a salué la forte délégation multinationale présente dans le cadre de cette visite. Réitérant ses mots de bienvenue, il a rappelé les grandes attentes que le CAMES nourrit pour le RIDEPES et s’est dit honoré de cette visite de courtoisie. Il a également signifié l’intérêt du CAMES en ce qui concerne le Plan Stratégique évoqué, rassurant les membres des contributions de l’Institution qui seront apportées pour sa consolidation. Il a aussi exhorté le RIDEPES à élargir sa couverture à l’ensemble des 19 pays membres du CAMES, et a rappelé l’importance de la mobilisation géographique des Institutions d’Enseignement supérieur privées pour l’intégration académique régionale. Le Secrétaire Général du CAMES a invité les Institutions privées à s’approprier pleinement l’Assurance Qualité, avec la création de Cellules Internes d’Assurance Qualité en leur sein. Il a réitéré la disponibilité du CAMES, à travers le Directeur des Programmes en charge du PRED, à accompagner les Institutions autant pour l’Assurance Qualité que pour le PRED. www.lecames.org/une-delegation-du-ridepes-en-visite-de-courtoisie-au-secretariat-general-du-cames/ ... See MoreSee Less
Voir sur Facebook

1 week ago

Le CAMES
Le Secrétariat général du CAMES a participé au cadre de concertation des Organisations régionales et sous régionales accréditées au Burkina Faso Le Secrétariat général du CAMES a été représenté par le Directeur des Affaires Administratives et Financières, M. Issoufou SOULAMA, à la rencontre d’échanges des Responsables des Organisations sous régionales et régionales africaines installées ou représentées au Burkina Faso. Cette rencontre annuelle, organisée par le Ministère des Affaires Étrangères, de la Coopération Régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, s’est tenue les 16 et 17 décembre 2025. Elle constitue un cadre d’échanges et de discussions entre les Institutions et le Ministère.Créé depuis 2023, ce cadre de concertation sous la tutelle de la Ministre déléguée chargée de la Coopération Régionale, s’inscrit dans la dynamique de renforcer la coopération avec les Organisations d’intégration et faciliter la coordination de la politique d’intégration du Burkina Faso avec les acteurs concernés.Placée sous le thème : “contribution des initiatives présidentielles au développement endogène du Burkina Faso”, la rencontre de l’année 2025 avait pour objectif de faire l’état des lieux de la coopération entre le Burkina Faso et les Organisations régionales et sous régionales en vue de dégager des perspectives pour une meilleure coopération. La cérémonie d’ouverture de cette rencontre, tenue le 16 décembre 2025, a été articulée autour de deux principales allocutions : celle du représentant du doyen des représentants des Organisations et le discours d’ouverture du Ministre des Affaires Étrangères, délivré en son nom par la Ministre déléguée.Le tour de table, dernière étape du programme, a été le lieu pour le Directeur des Affaires Administratives et Financières du CAMES, M. Issoufou SOULAMA, d’exprimer, au nom du Secrétaire Général du CAMES, les remerciements de l’Institution à l’endroit du Burkina Faso pour les facilités accordées en tant que pays siège.Il a par ailleurs, réitéré la disponibilité de l’Institution à accompagner le pays. Il a enfin souligné l’intérêt pour le CAMES dans son orientation stratégique de mieux faire connaitre ses services au grand public.www.lecames.org/le-secretariat-general-du-cames-a-participe-au-cadre-de-concertation-des-organisa... ... See MoreSee Less
Voir sur Facebook

1 week ago

Le CAMES
7èmes Journées Scientifiques du CAMES : le PTRC SANTÉ lance quatre (4) prix aux Jeunes Chercheurs du PTRLes 7èmes Journées Scientifiques du CAMES se tiendront à Lomé au Togo, du 9 au 12 mars 2026 sur le thème : « Quelle Recherche scientifique pour une Afrique solidaire, résiliente et développée : vers une politique commune ambitieuse de Recherche dans l’espace CAMES ». En prélude à cet événement, le Programme Thématique de Recherche en Santé (PTR-Santé) lance quatre (4) prix destinés aux jeunes Chercheurs dans le but de promouvoir la Recherche et l’Innovation en santé.Les prix concernent :- la meilleure communication orale longue,- la meilleure communication orale courte,- la meilleure communication affichée,- la meilleure communication féminine.Les inscriptions se font en ligne avant le 9 janvier 2026.www.lecames.org/7eme-journees-scientifiques-du-cames-le-ptrc-sante-lance-quatre-4-prix-aux-jeunes... ... See MoreSee Less
Voir sur Facebook