Appel à contributions : Considérations sociales, culturelles et politiques sur les élections en Afrique


Le Programme Thématique de Recherche (PTR) Langues, Sociétés, Cultures et Civilisations (LSCC) lance un appel à contributions sur thème « Considérations sociales, culturelles et politiques sur les élections en Afrique ».


Le PTR LSCC rassemble en réseaux, les enseignants-chercheurs et les chercheurs de l’espace CAMES en une communauté de sujets (F. Jullien, 2016). Ainsi, face aux défis de notre temps, ils introduisent leurs initiatives dans le monde afin d’y porter une vision des universités. En effet, dans un contexte où l’Humain paraît réductible aux paradigmes d’efficacité, de rentabilité, de rapidité et de performance, il devient urgent que les Sciences Humaines et Sociales fournissent aux décideurs politiques et aux acteurs sociaux, des outils théoriques, méthodologiques et pratiques aptes à édifier des citoyens complets,  c’est-à-dire des citoyens volontaires, inventifs, rationnels et empathiques.

1/ Équipe de coordination :

  • Professeure Céline Yolande KOFFIE-BIKPO, UFHB, Coordinatrice du PTR-LSCC
  • Professeure Aimée-Danielle LEZOU KOFFI, UFHB, Coordinatrice adjointe du PTR-LSCC
  • Docteur Antoine Fobah KACOU, UFHB, Chargé de la communication, kakoufoba@outlook.fr

2/ Termes de références

Les élections constituent l’un des moyens, pour les communautés, de se doter des meilleurs représentants ou dirigeants. Pour y parvenir, les populations et leurs représentants devraient être animés par une conception noble du pouvoir (celle de maintenir la paix et la cohésion sociale dans la durée) soutenue par une certaine éthique. Or, dans l’Afrique moderne ou contemporaine, l’on constate une rupture avec cette vision. Les élections politiques riment trop souvent avec angoisse, incertitude et instabilité. Les joutes électorales débouchent fatalement sur des conflits, des crises. Comment expliquer une telle faillite ? Le diagnostic et l’analyse de la situation imposent de prendre en compte certaines considérations historiques, socio- culturelles et politiques. D’un point de vue historique, contrairement à l’idée reçue d’une importation de la démocratie, de ses procédures et de ses corollaires, la requête du suffrage démocratique n’est pas étrangère à certains systèmes politiques africains traditionnels. Avant l’importation des systèmes occidentaux de participation, et plus particulièrement du vote, il n’était pas exceptionnel de rencontrer des formules de contrôle du pouvoir ou de prise de décision de type démocratique par le peuple :

« La plupart des nations africaines avant la colonisation étaient constituées en royaumes dont l’organisation n’était pas éloignée de celle de la monarchie parlementaire britannique. Les affaires de la cité se réglaient autour « des arbres à palabres » avec la participation des populations ou leurs représentants : c’était le temps de légiférer, de décider, de juger… Dès lors, on peut sans équivoque établir un parallèle entre la structure des « chefs traditionnels et notables » et celle des « chefs d’État et notables ». Le pouvoir était délégué, les peuples étaient associés à la gestion des royaumes »

Biléou Sakpane-Gbati (2011).

De même, l’organisation politique chez les peuples Kru de Côte d’Ivoire est caractérisée par un système démocratique où le chef est élu et les décisions, soumises à des débats publics. Les sociétés pastorales sahélo – sahariennes, Peuls et Touaregs notamment ; pratiquaient des modes de gouvernance qui consacrent la participation des différents clans à la désignation des dirigeants. Elles disposaient également de mécanismes de sanctions. Les bons chefs régnaient plus longtemps alors que ceux défaillants se faisaient vite détrôner pour préserver l’intérêt général. Sur le plan des considérations socio-culturelles, les représentations liées au pouvoir pourraient élucider l’énigme. Ainsi, analysant le rapport au pouvoir dans certaines sociétés Bantoues, l’on identifie, par exemple, le paradigme de « l’homme fort » où le chef est un conquérant qui doit être craint :

« Un chef faible était renversé et la chefferie changeait de main et/ou de lignée. La pratique de coups d’État n’était donc pas absente. Le pouvoir s’arrachait aux différents prétendants. La légitimité d’un chef était fonction de sa capacité à tenir son royaume d’une main de fer. Sa crainte était fonction de sa force de frappe »

Kakdeu (2020).

Une autre réalité de l’Afrique traditionnelle est celles des lignées destinées à la gouvernance. Sur la base de ce modèle féodal, certaines communautés et par ricochet certains chefs d’États se disent destinés au pouvoir et peinent à accepter l’alternance.

Indépendamment de ces représentations, des pratiques sociopolitiques comme les détournements de deniers publics, l’impunité et autres scandales dans la sphère politique ont présenté les responsabilités étatiques comme « un gâteau à partager ». Les postes électifs ou nominatifs sont généralement perçus comme une situation de rente menant à l’enrichissement illicite. Dès lors, des biais entachent les processus électoraux et débouchent sur des crises voire des conflits. Ce sont : les découpages électoraux arbitraires, les commissions électorales dites indépendantes sujettes à caution, la modification opportuniste des lois fondamentales, l’État civil et le problème des pièces d’identités, les cartes d’électeurs distribuées arbitrairement, le bourrage des urnes, la mauvaise répartition des bureaux de vote ou leur création fictive, le refus d’accréditer des observateurs étrangers, etc. Et que dire des discours à fort ancrage identitaire et qui riment avec ethnie, liens de parenté ou toute autre considération socioculturelle ? Oserions-nous enfin aborder la question sensible du système néocolonial dans lequel l’indépendance réelle et la souveraineté des ex-colonies font débat ?

Malgré tout, l’Afrique post conférences nationales (1990) a expérimenté une vague de transitions démocratiques avec le retour au multipartisme et au principe des élections libres et transparentes. Elle a ainsi replacé la question du vote au centre de la politique africaine. Dans certains cas, encore rares malheureusement, les partis au pouvoir perdent des élections. L’alternance est recherchée et les résultats sont acceptés même s’ils sont défavorables aux sortants comme on a pu le constater au Bénin, au Congo, à Madagascar, au Nigeria, et au Sénégal. Les décisions du juge électoral sont respectées comme au  Mali où la Cour Suprême a annulé l’ensemble des élections législatives de 1997. Ce sont là, autant d’événements qui attestent d’une évolution sensible dans les comportements politiques vis-à-vis de la pratique électorale, du droit et de son juge et d’une nouvelle vision du politique en Afrique. Malgré ces notes optimistes, les élections restent encore problématiques sur le continent africain.

Aussi, dans un souci d’amélioration constante et de valorisation de la recherche sur l’ensemble de l’espace CAMES , le Plan Stratégique de Développement du CAMES (PSDC) « ambitionne en général, dans ses sept (7) orientations stratégiques, et en particulier dans les actions suivantes : mettre en place un système d’information pour les programmes, améliorer la gouvernance des programmes ; soutenir et valoriser la formation ; promouvoir le développement des écoles et formations doctorales dans l’espace ; accroitre l’impact de la recherche ». Dans ce cadre, le programme thématique de recherche (PTR) Langues, Sociétés, Cultures et Civilisations (LSCC) lance le projet : « Considérations sociales, culturelles et politiques sur les élections en Afrique ».

Il s’agit pour les universitaires de mener des recherches approfondies autour des dix axes identifiés.

3/ Axes et responsables

  • Axe 1 : Les dynamiques électorales en Afrique post conférences nationales (Essohanam Batchana, essobatchana@gmail.com,  Université de Lomé, Togo)
  • Axe 2 : Autour du pouvoir : questionner l’Afrique traditionnelle (Alain Sissao, alainsis@gmail.com,  INSS/CNRST, Burkina Faso)
  • Axe 3 : Démocratie, Médias et systèmes de gouvernance (André Tassou, tassou_andre@yahoo.frtassouandre@gmail.com, Université Yaoundé 1, Cameroun)
  • Axe 4 : Évaluation des mécanismes régionaux de gestion et de prévention des crises (Jean François Owaye, jfow2012@gmail.com,  UOB, Gabon)
  • Axe 5 : Éthique et élections (Marcel N’guimbi, nguimarc@gmail.com,  Université Marien N’Gouabi, Congo Brazza)
  • Axe 6 : Rhétorique des élections (Nanourougo Coulibaly,  coulyna@yahoo.fr,  UFHB, Côte d’Ivoire)
  • Axe 7 : La problématique du genre dans les processus électoraux (Yvette Onibon Doubogan, yvette.onibon@gmail.com, Université de Parakou, Bénin,)
  • Axe 8 : Identités (ethnique, culturelle, religieuse) et enjeux électoraux (Patrice Correa, patrice.correa@ugb.edu.sn, UGB, St Louis,  Sénégal)
  • Axe 9 : Gouvernance de la paix et de la sécurité dans un contexte de vulnérabilités lié au terrorisme  (Boubacar Diallo,  londiori@hotmail.com, UAM, Niamey, Niger)
  • Axe 10 : Les problématiques de la souveraineté des états et des processus d’intégration régionale (Hervé Kombieni, hervekombieni@yahoo.fr, UAC, Bénin)

Les enseignants-chercheurs et chercheurs intéressés par les problématiques identifiées pourront entrer en contact, par voie de mail, avec les responsables d’axes ou le responsable de la communication (Docteur Antoine Fobah KACOU : kakoufoba@outlook.fr).


Biographie

  • BONIFACE P. & VEDRINE H., 2009, Atlas des crises et conflits, Paris : Armand Colin & Fayard
  • CEDEAO, 2012, Les Systèmes de conflits en Afrique de l’Ouest : le cas de la bande sahélo – saharienne,
  • DARRACQ Vincent & Magnani Victor, 2011, ‘’Les Elections en Afrique un mirage démocratique’’, in Politique Étrangère, Cairn.info, pages 839-850,
  • EWANGUI Céphas Germain, 2013, Démocratie et élections en Afrique, Paris : L’Harmattan
  • OSTROM Elinor, 1990, Governing the commons: The evolution of institutions for collective actions, Cambridge actions, Cambridge University Press
  • QUANTIN Patrick et al, 2004, Voter en Afrique : comparaisons et différenciations, Paris : L’Harmattan.
  • SAKPANE-GBATI Biléou, 2011, « La démocratie à l’africaine », Revue Éthique publique, vol. 13, n° 2, Dialogues pour réinventer la démocratie, https://doi.org/10.4000/ethiquepublique.679
  • SIEGLE J & COOK Candace, 2020, Evaluation des élections de 2020 en Afrique, Centre d’Études Stratégiques de l’Afrique.

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Le CAMES
𝗨𝗻 𝗺𝗮𝗻𝘂𝗲𝗹 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗰𝗲́𝗱𝘂𝗿𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗽𝘁𝗮𝗯𝗹𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗳𝗶𝗻𝗮𝗻𝗰𝗶𝗲̀𝗿𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗻𝘀𝗼𝗹𝗶𝗱𝗲́ 𝗮𝘂 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗶𝘁 𝗱𝘂 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦 : 𝗹’𝗮𝘁𝗲𝗹𝗶𝗲𝗿 𝗱𝗲 𝗿𝗲𝗹𝗲𝗰𝘁𝘂𝗿𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗺𝗮𝗻𝘂𝗲𝗹𝘀 𝗱𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗰𝗲́𝗱𝘂𝗿𝗲𝘀 𝘀’𝗮𝗰𝗵𝗲̀𝘃𝗲 𝗮̀ 𝗞𝗼𝘂𝗱𝗼𝘂𝗴𝗼𝘂Le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur – CAMES a clôturé, le 11 avril 2026 à Koudougou, au Burkina Faso, l’atelier de relecture des manuels des procédures administratives, financières et comptables. Cet atelier s’est tenu du 6 au 11 avril 2026, dans le cadre de la mise en œuvre de son Plan Stratégique de Développement 2024-2028, notamment l’axe 1 dédié à l’amélioration de la gouvernance. La cérémonie de clôture de cet atelier a été présidée par le Directeur des Programmes en charge des Comités Consultatifs Interafricains, des Concours d’Agrégation et de l’Ordre International des Palmes Académiques du CAMES, Pr Ali DOUMMA, représentant le Secrétaire Général du CAMES.Les travaux de cet atelier stratégique interne ont été conduits par le Directeur des Affaires Administratives et Financières, M. Issoufou SOULAMA. L'atelier visait à actualiser les manuels des procédures comptables, financières et administratives de l’Institution, engagée dans un processus d’amélioration continue de sa gouvernance, en les adaptant aux nouvelles exigences financières et comptables et aux réalités de l’Institution. Au terme des travaux, le projet de manuel des procédures financières et comptables a été consolidé, et celui du manuel des procédures administratives abordé. Des recommandations ont également été formulées par les participants dans un esprit d’amélioration continue. Ces documents seront finalisés et présentés à la prochaine session du Conseil des Ministres du CAMES, Instance décisionnelle, pour leur validation.La cérémonie de clôture de cet atelier a été articulée autour de la lecture et de l’amendement du rapport de l’atelier par Mme Pascaline KOURAOGO, du mot du représentant des experts invités, M. Issa KONATÉ, du mot du Directeur des Affaires Administratives et Financières, M. Issoufou SOULAMA et du discours de clôture du Directeur des Programmes en Charge des Comités Consultatifs Interafricains, des Concours d’Agrégation et de l’OIPA CAMES, représentant le Secrétaire Général, Pr Ali DOUMMA.M. Dogo Issa KONATÉ, Chef de service renforcement des capacités à la Direction Générale du Budget du Ministère de l’Économie et des Finances du Burkina Faso, s’est dit honoré de prendre la parole au nom des personnes ressources. Il a réitéré la disponibilité du Ministère à accompagner le CAMES dans son processus de modernisation et d’efficacité de sa gestion.À sa suite, le Directeur des Affaires Administratives et Financières, M. Issoufou SOULAMA, a tenu à remercier l’ensemble des participants pour leur disponibilité, leur assiduité, les échanges francs et la dynamique constructive qui a prévalue tout le long des travaux. Le Directeur des Programmes, Pr Ali DOUMMA, représentant le Secrétaire Général du CAMES, a, dans l’allocution de clôture de cet atelier, exprimé ses chaleureux remerciements à l’ensemble des participants pour leur engagement, leur implication et leur sens critique. Il a rappelé l’importance stratégique des travaux de cet atelier qui contribuent à travers les documents élaborés, à consolider la crédibilité, la performance de l’Institution et la confiance placée par les États membres et les Partenaires en l’Institution. Il a chaleureusement félicité la Direction des Affaires Administratives et Financières sous le leadership de son Directeur, pour la qualité du travail et de l’organisation logistique de cet atelier. Il a par ailleurs invité les participants à maintenir leur disponibilité et leur implication vivaces, pour la finalisation de ces documents, socles et boussole de la gouvernance interne de l’Institution, et leur mise en œuvre. Ses propos se sont clos sur une note de gratitude appuyée à l’endroit des experts invités.www.lecames.org/un-manuel-des-procedures-comptables-et-financieres-consolide-au-profit-du-cames-l... ... See MoreSee Less
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Le CAMES
𝗣𝗮𝗿𝘁𝗲𝗻𝗮𝗿𝗶𝗮𝘁 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦-𝗗𝗔𝗔𝗗 : 𝗹𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗴𝗿𝗮𝗺𝗺𝗲 𝗧𝗿𝗮𝗶𝗻𝗜𝗤𝗔 – 𝗔𝗳𝗿𝗶𝗾𝘂𝗲 – 𝗤𝗔 𝟮𝟬𝟮𝟲 𝗲𝘀𝘁 𝗼𝗳𝗳𝗶𝗰𝗶𝗲𝗹𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗮𝗻𝗰𝗲́ 𝗮̀ 𝗗𝗮𝗸𝗮𝗿Le programme TrainIQA – Afrique-QA 2026 a été officiellement lancé, le 30 mars 2026 à Dakar, à l’occasion du premier Atelier et de la conférence d’ouverture dudit programme. Cette initiative de formation, d’une durée d’un an, vise à renforcer les systèmes d’Assurance Qualité interne dans l’Enseignement supérieur en Afrique en général, et dans les États membres du CAMES, en particulier. Le programme est mis en œuvre par l’Université de Potsdam (Allemagne), en collaboration avec des partenaires internationaux et régionaux. Il s’inscrit dans le cadre du programme DIES (Dialogue on Innovative Higher Education Strategies), coordonné conjointement par le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES), l’Office allemand d’échanges universitaires (DAAD), et la Conférence des Recteurs allemands avec le soutien financier du Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement. L’Autorité Nationale d’Assurance Qualité de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation du Sénégal (ANAQ‑Sup) a été l’Institution hôte de cet atelier.Ce programme réunit 30 participants issus de 12 États membres du CAMES, accompagnés de Responsables institutionnels, notamment des dirigeants d’établissements d’Enseignement supérieur. Il constitue une étape importante dans le développement des compétences en Assurance Qualité ainsi que dans la structuration d’un réseau régional de professionnels du domaine.Le programme de formation s’étend sur une année et comprend trois modules principaux : un premier Atelier et une conférence d’ouverture en présentiel à Dakar, un deuxième Atelier à Potsdam (Allemagne), ainsi qu’un troisième module organisé en ligne. L’ensemble est complété par des activités pratiques et modulaires, adaptées aux réalités institutionnelles des Universités participantes.TrainIQA vise à former des spécialistes de l’Assurance Qualité interne tout en renforçant durablement les capacités institutionnelles en matière de gouvernance et de gestion de la qualité.www.lecames.org/partenariat-cames-daad-le-programme-trainiqa-afrique-qa-2026-est-officiellement-l... ... See MoreSee Less
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Le CAMES
𝗔̀ 𝗹𝗮 𝗱𝗲́𝗰𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝘁𝗲 𝗱𝗲 𝗻𝗼𝘀 𝗜𝗘𝗦𝗥 : 𝗹’𝗨𝗻𝗶𝘃𝗲𝗿𝘀𝗶𝘁𝗲́ 𝗱𝗲 𝗞𝗶𝗻𝘀𝗵𝗮𝘀𝗮 (𝗨𝗡𝗜𝗞𝗜𝗡)La rédaction du Lundi CAMES a le plaisir de vous présenter dans cette édition, l’Université de Kinshasa (UNIKIN) à travers une interview de son Recteur, Prof Jean-Marie KAYEMBE NTUMBA.Nous vous en souhaitons une bonne lecture.𝗠𝗲𝗿𝗰𝗶 𝗱𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁𝗲𝗿 𝗮̀ 𝗻𝗼𝘀 𝗹𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀Je m’appelle Jean-Marie KAYEMBE NTUMBA, Médecin spécialiste en pneumologie. Je suis Professeur à l’Université de Kinshasa (UNIKIN) et actuellement le Recteur de cette Institution depuis septembre 2021.𝗣𝗼𝘂𝘃𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁𝗲𝗿 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗨𝗻𝗶𝘃𝗲𝗿𝘀𝗶𝘁𝗲́ 𝗲𝘁 𝘀𝗲𝘀 𝗳𝗶𝗹𝗶𝗲̀𝗿𝗲𝘀 ?Créée en 1954, sous l’appellation « Université Lovanium », l’Université de Kinshasa comprend pas moins de 70 Départements répartis en 13 Facultés : Droit; Sciences Économiques et de Gestion; Lettres et Sciences Humaines; Médecine; Médecine dentaire; Médecine vétérinaire; Pétrole, Gaz et Énergies nouvelles; Polytechnique; Psychologie et Sciences de l’Éducation; Sciences et Technologies; Sciences agronomiques et Environnement; Sciences pharmaceutiques; Sciences sociales; Administratives et Politiques. En plus des nombreuses filières des Facultés, l’UNIKIN comprend également pas moins de 30 filières réparties dans sept (7) Grandes Écoles : École de Santé publique; École de l’eau; École de criminologie; Institut One Health pour l’Afrique; Écoles des Sciences de la population et du Développement; École Régionale Postuniversitaire d’Aménagement et de Gestion Intégrée des Forêts et Territoires Tropicaux; Programme de formation en Gestion des politiques économiques.Avec quelques Centres de Recherche actifs, elle dispose de quatre (4) grandes Institutions des services à la société : des Cliniques universitaires; un Centre neuro psychopathologique; un Centre hospitalier; un grand Complexe scolaire d’application.Ses ressources humaines sont composées de 6966 agents dont 1463 Professeurs Docteurs de thèse comprenant 137 femmes, 2765 auxiliaires d’enseignement et de Recherche parmi lesquels 244 femmes (constituant le potentiel de la relève académique), un personnel administratif, technique et ouvrier estimé à 2738 agents dont 676 femmes, pour une population estudiantine de plus de 30000 étudiants. A l’instar de tous les établissements d’Enseignement supérieur et universitaire de la République Démocratique du Congo, l’UNIKIN est en pleine mutation de ses programmes à la réforme au LMD.Pour ce qui est de la gouvernance, je suis assisté de quatre (4) collaborateurs appelés Secrétaires généraux (équivalent de Vice-recteurs) en charge respectivement : des affaires académiques, de la Recherche, des affaires administratives et du budget. Deux de ces Secrétaires généraux sont des femmes.𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗜𝗻𝗻𝗼𝘃𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗲𝘁 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗶𝗰𝘂𝗹𝗮𝗿𝗶𝘁𝗲́𝘀 𝗱𝗲 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗨𝗻𝗶𝘃𝗲𝗿𝘀𝗶𝘁𝗲́ ?L’Université de Kinshasa excelle dans les Recherches agroalimentaires; Phytopharmaceutiques; Environnementales, précisément de l’eau et en géomatique; Éco épidémiologiques; en Santé publique; en Médecine tropicale; en Psychologie clinique; en Télécommunication et en Intelligence Artificielle.Capitalisant la présence d’une biodiversité multiforme que déterminent, l’importante aire de drainage du Bassin du fleuve Congo, la végétation et le climat inhérents à la position de la République Démocratique du Congo, à cheval sur la ligne Équateur, l’Université de Kinshasa s’est résolument engagée et impliquée dans la lutte contre le réchauffement climatique en promouvant la politique des énergies renouvelables. Elle a ainsi renforcé son expertise dans la Recherche sur l’eau et sur la forêt.Lire la suite : www.lecames.org/a-la-decouverte-de-nos-iesr-luniversite-de-kinshasa-unikin/ ... See MoreSee Less
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Le CAMES
𝗜𝗻𝗳𝗼𝗿𝗺𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗿𝗲𝗹𝗮𝘁𝗶𝘃𝗲 𝗮𝘂𝘅 𝗯𝗮𝘀𝗲𝘀 𝗱’𝗶𝗻𝗱𝗲𝘅𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗿𝗲𝗰𝗼𝗺𝗺𝗮𝗻𝗱𝗲́𝗲𝘀 𝗽𝗮𝗿 𝗹𝗲 𝗖𝗼𝗺𝗶𝘁𝗲́ 𝗧𝗲𝗰𝗵𝗻𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗱𝗲 𝗩𝗲́𝗿𝗶𝗳𝗶𝗰𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲𝘀 𝗥𝗲𝘃𝘂𝗲𝘀 𝗱𝘂 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦 (𝗖𝗧𝗩𝗥/𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦)Dans le cadre de l’accompagnement des candidats dans la préparation de leurs dossiers aux sessions des Comités Consultatifs interafricains (#CCI) du #CAMES, le Secrétaire Général du CAMES a, dans une note en date du 7 août 2024 adressée aux Responsables des Institutions d’Enseignement supérieur et de Recherche, transmis une liste des éditeurs/maisons d’éditions considérés comme bases d’indexation ainsi que les bases d’indexation.Cette liste tout en étant non exhaustive est recommandée par le CAMES sur proposition du Comité Technique de Vérification des Revues (CTVR), après avis du Comité Consultatif Général (CCG), afin de guider les différents candidats dans le choix de leurs supports de publication.Consulter la note et les listes : www.lecames.org/information-relative-aux-bases-dindexations-recommandees-par-le-comite-technique-... ... See MoreSee Less
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Le CAMES
𝗥𝗲́𝘁𝗿𝗼𝘀𝗽𝗲𝗰𝘁𝗶𝘃𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗝𝗦𝗗𝗖-𝟳La 7ème édition des Journées Scientifiques du #CAMES (#JSDC-7), s’est tenue du 9 au 12 mars 2026 à #Lomé, au Togo. Elle a réuni plus de 1 000 participants — Enseignants-chercheurs, Chercheurs, Doctorants, Experts, opérateurs économiques, décideurs politiques, Partenaires Techniques et Financiers, représentants de la diaspora africaine — issus de quinze pays de l’espace CAMES, d’Allemagne, du Canada, de France, du Nigéria et d’Éthiopie.𝗖𝗮𝗽𝘀𝘂𝗹𝗲 𝗿𝗲𝗽𝗼𝗿𝘁𝗮𝗴𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗝𝗦𝗗𝗖-𝟳Revivez, à travers ce reportage, les temps forts de cette édition : de la cérémonie d’ouverture à la Conférence ministérielle, en passant par les quatre panels thématiques, le side event, les communications scientifiques (orales et posters) présentées dans le cadre des Programmes Thématiques de Recherche du CAMES (PTRC), sans oublier les expositions dédiées à la Recherche et à l’Innovation.www.lecames.org/retrospective-sur-les-jsdc-7/www.youtube.com/watch?v=9_17Ptwku5o ... See MoreSee Less
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Le CAMES
𝗟𝗲 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦 𝗲𝘁 𝗹𝗲 𝗙𝗼𝗻𝗱𝘀 𝗱𝗲 𝗥𝗲𝗰𝗵𝗲𝗿𝗰𝗵𝗲 𝗱𝘂 𝗤𝘂𝗲́𝗯𝗲𝗰 𝗮𝘂 𝗖𝗮𝗻𝗮𝗱𝗮 𝘀’𝗲𝗻𝗴𝗮𝗴𝗲𝗻𝘁 𝗮̀ 𝘀𝗰𝗲𝗹𝗹𝗲𝗿 𝘂𝗻 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗲𝗻𝗮𝗿𝗶𝗮𝘁 𝘀𝘁𝗿𝗮𝘁𝗲́𝗴𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹𝗲 𝗿𝗲𝗻𝗳𝗼𝗿𝗰𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗥𝗲𝗰𝗵𝗲𝗿𝗰𝗵𝗲 𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝗹’𝗜𝗻𝗻𝗼𝘃𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻Dans le cadre du renforcement des partenariats, en cohérence avec l’axe 6 du Plan Stratégique de Développement (PSDC) 2024-2028 du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES), le Secrétaire Général du CAMES, Professeur Souleymane KONATÉ, a effectué du 22 au 28 mars 2026, une mission de travail au Québec sur invitation du Fonds de Recherche du Québec (FRQ) à Montréal (Canada). Le Professeur KONATÉ était accompagné du Professeur Ali DOUMMA, Directeur des Programmes en charge des Comités Consultatifs Interafricains, des Concours d’Agrégation et de l’Ordre International des Palmes Académiques du CAMES et du Professeur Saturnin ENZONGA YOCA, Directeur des Programmes en charge de l'Assurance Qualité, de la Recherche et du Partenariat.Dans le cadre de cette mission, la délégation du CAMES a eu une séance de travail avec le Président-Directeur Général du Fonds, Professeur Rémi QUIRION, Scientifique en chef du Québec. Cette mission a ainsi permis d’explorer de nouvelles perspectives de collaboration dans les domaines de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, tout en offrant l’opportunité de s’imprégner des mécanismes québécois et canadiens de financement de la Recherche ainsi que des dispositifs d’évaluation de l’excellence académique.C’est dans ce cadre que le CAMES et le Fonds de Recherche du Québec ont franchi une étape majeure dans le renforcement de la coopération scientifique internationale, à travers la signature, le 27 mars 2026, au siège du FRQ à Montréal, d’une Déclaration d’intention commune.Signée par le Secrétaire Général du CAMES et le Président-Directeur Général du FRQ, cette Déclaration traduit une volonté partagée de structurer un partenariat stratégique, fondé sur la co-construction, la complémentarité et l’excellence scientifique.À travers cette Déclaration, les deux Institutions réaffirment leur engagement à faire de la Recherche et de l’Innovation des leviers essentiels du développement durable, tant en Afrique que dans l’espace québécois, dans une logique de coopération scientifique internationale ambitieuse.Les domaines de collaboration identifiés couvrent des enjeux majeurs pour les systèmes de Recherche contemporains. La Déclaration d’intention commune constitue une première étape vers la conclusion d’un accord-cadre qui viendra préciser les modalités opérationnelles de cette collaboration.À travers cette initiative, le CAMES et le FRQ réaffirment leur ambition commune : construire un espace scientifique ouvert, performant et solidaire, capable de répondre aux grands défis contemporains par la Recherche et l’Innovation.www.lecames.org/le-cames-et-le-fonds-de-recherche-du-quebec-au-canada-scellent-un-partenariat-str... ... See MoreSee Less
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