Interview du Pr LISHOU : « Le déroulement hybride du Concours d’Agrégation SJPEG ne remet pas en cause sa crédibilité »


Le CAMES a lancé, le lundi 16 octobre 2023, lors d’une cérémonie académique organisée par visioconférence, la 21e session du Concours d’Agrégation des Sciences Juridiques, Politiques, Économiques et de Gestion du CAMES, qui se tiendra en mode hybride. Cette décision est conforme aux orientations de la 40e session du Conseil des Ministres du CAMES, qui s’est tenue à Niamey du 23 au 27 mai 2023, et qui a autorisé l’organisation du Concours SJPEG en bimodal, à travers la Résolution n° SO-CM/CAMES/2021-18. La première épreuve du Concours d’agrégation SJPEG se déroule actuellement en ligne, pour toutes les sections. Pour obtenir plus de détails sur les dispositions prises par le CAMES dans le cadre de cette innovation, Lundi CAMES a interviewé le Pr Claude LISHOU, Responsable du Programme Silhouette du CAMES, sur la première épreuve du Concours SJPEG 2023.

Claude LISHOU, Professeur titulaire d’Informatique de classe exceptionnelle à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Directeur de l’Institut Supérieur de Formation à Distance, Responsable du Programme Silhouette du CAMES, sur la 1re épreuve du Concours d’agrégation en Sciences Juridiques, Politiques, Économiques et de Gestion qui se déroule actuellement en ligne.

Question 1: La première épreuve du Concours d’agrégation SJPEG se déroule actuellement en ligne, pour toutes les sections. Vous avez supervisé, en collaboration avec l’informaticien du CAMES, l’évaluation des centres numériques destinés à accueillir les candidats dans les différents pays. En quoi consistait votre mission?


En effet, j’ai eu le privilège de superviser, en collaboration étroite avec l’informaticien du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur, dans 9 pays membres de l’organisation (Sénégal, Mali, Côte d’Ivoire, Bénin, Cameroun, Congo, Togo, Burkina Faso, Niger), l’évaluation des centres numériques qui ont été spécialement aménagés pour accueillir les candidats du Concours d’agrégation SJPEG 2023.

La mission d’évaluation des centres d’examen nationaux est une activité essentielle dans l’organisation des épreuves à distance.

Avec les autorités de chaque pays, l’équipe technique du CAMES a validé la conformité du dispositif techno-pédagogique aux exigences du CAMES, approuvées par les Ministères de tutelle dans le cadre d’un protocole d’accord préalablement signé.

Concrètement, une collaboration active entre les Ministères en charge de l’enseignement supérieur et les universités partenaires a permis, dans le cadre d’une stratégie de mutualisation des équipes techniques locales, à disposer ou à acquérir les équipements informatiques et audiovisuels nécessaires à la réussite de l’organisation à distance. D’autre part, la mission a renforcé les compétences techniques des équipes locales et organisé des simulations de validation des visioconférences (connectivité, vidéo, son) avec quelques candidats volontaires et membres du jury distants dont les interventions étaient restreintes uniquement à des questions de performance du dispositif. La mission s’est terminée sur un satisfecit en laissant derrière nous des centres d’examen opérationnels dans les pays concernés, qui augurent une bonne co-organisation de la session selon les dispositions de l’Accord portant création et organisation du Concours d’agrégation en SJPEG.


Questions 2: Pourriez-vous nous présenter le dispositif mis en place pour garantir le bon déroulement de cette épreuve ?


Le dispositif mis en place pour assurer le bon déroulement des épreuves en ligne répond pleinement aux normes internationales en matière de technologies au service de la pédagogie universitaire. Il a été élaboré en tenant compte des exigences de l’évaluation à distance ainsi que des préoccupations potentielles des parties prenantes (pays, jurys, candidats).

Tout d’abord, il a été prévu que chaque pays présentant des candidats ouvre un centre d’examen national. Pour les pays qui ne sont pas en mesure de mettre en place l’infrastructure technique nécessaire, ils ont la possibilité de faire passer leurs candidats dans un centre d’un autre pays. Cette mutualisation des moyens contribue au renforcement des liens académiques interuniversitaires, conformément à la vision du CAMES.

En ce qui concerne la première épreuve, au lieu de disposer de six salles techniques de présentation par pays pour l’ensemble des sections, une décision optimale a été prise pour alléger la charge des pays organisateurs. Cela a permis de proposer un calendrier d’une durée maximale de 10 jours et de réduire les ressources nécessaires ainsi que les charges aux États engagés dans ce processus.

En ce qui concerne l’aménagement des salles, un environnement semi-virtuel a été choisi afin de garantir l’uniformité des salles, qui peuvent varier d’un pays à l’autre.

Dans la salle de présentation, l’objectif était de rendre l’exercice de l’épreuve aussi proche que possible de la réalité en permettant aux candidats de ressentir la présence des membres du jury grâce à la projection de leurs images vidéo sur un écran de télévision. Au niveau du volet technique du dispositif, nous avons veillé à la qualité des infrastructures informatiques dans chaque centre, notamment la régie numérique, les caméras numériques 4K, le matériel de prise de son professionnel, les projecteurs de lumière, les écrans de télévision, etc. Nous nous sommes assurés que les candidats bénéficient d’un environnement confortable, stable et sécurisé, y compris d’une alimentation électrique redondante, un critère indispensable pour l’éligibilité du centre. Le défi majeur dans tous les pays a été de disposer d’une connexion Internet performante et stable, mais ce défi a été relevé grâce à la redondance imposée par le CAMES, y compris pour les membres du jury.


Question 3: Quelle est la particularité de la première épreuve du Concours d’agrégation SJPEG par rapport aux deux dernières épreuves qui se tiendront en présentiel


La particularité de la première épreuve du Concours d’agrégation SJPEG, par rapport aux deux dernières épreuves qui se tiendront en présentiel, réside dans son mode de présentation. En effet, la présentation des « Titres et Travaux » se déroule en ligne, ce qui représente un changement de paradigme pour les acteurs SJPEG. Cette innovation a été testée en pilote avec succès à l’Agrégation de médecine du CAMES (plus complexe).

L’épreuve se déroule en visioconférence. Le candidat, préparé auparavant par des mentors, expose assis pendant 15 minutes, puis est à la disposition du jury pour des questions/réponses pendant 45 minutes, soit une durée d’une heure par candidat. Le mode de présentation en ligne a nécessité de gommer les spécificités inhérentes à quelques jurys afin de garantir l’équité que mérite chaque candidat. Cela signifie que le candidat est vu et entendu de la même manière, quels que soient sa section ou son pays.


Question 4: Est-ce que le déroulement hybride du Concours d’agrégation SJPEG ne remet pas en cause sa crédibilité aujourd’hui ?


Non, le déroulement hybride du Concours d’agrégation SJPEG 2023 ne remet pas en cause sa crédibilité. Au contraire, il démontre l’adaptabilité et la résilience du système d’évaluation mis en place par le CAMES, au moment où en France le débat de la réforme voire de la suppression de ce Concours est d’actualité !

Les mesures strictes mises en place par le CAMES pour garantir la sécurité et l’intégrité des épreuves en ligne sont conformes aux normes internationales en matière d’évaluation académique. Elles préservent l’équité et la transparence dans le processus de notation, ainsi que la garantie que les candidats sont évalués de manière impartiale. Il est important de rappeler que le numérique n’a en rien altéré les dispositions traditionnelles relatives à l’organisation et aux procédures du Concours d’agrégation SJPEG. Le CAMES a maintenu, par le numérique, tous les gestes obligatoires conformes aux exigences de qualité qui en garantissent la crédibilité. De plus, le CAMES a travaillé en étroite collaboration avec d’anciens Présidents coordonnateurs experts en SJPEG pour s’assurer que le déroulement hybride de cette épreuve maintient son excellence académique.

En ce moment, les Procès-verbaux des observateurs indiquent un déroulement très satisfaisant depuis le début du Concours.

Après 4 décennies d’analyse des politiques d’enseignement supérieur, d’évaluation de tous les gestes pédagogiques d’un futur Maître de Conférences agrégé, les Concours d’agrégation doivent être réformés, n’en déplaise aux conservateurs. La sacralité relative du siècle passé doit répondre aux missions et ambitions de modernité dans lesquelles les universités sont en ce moment engagées pour être en phase avec les nouvelles pédagogies du 21e siècle.

À très court ou moyen terme, nos universités africaines fonctionneront en mode bimodal ou hybride, voire virtualisé, selon un taux différencié eu égard aux spécificités des facultés. Comment concevoir qu’un enseignant à qui l’on va conférer le rang magistral ne puisse pas justifier de compétences en télé-enseignement ? Les crises, sanitaires, sociopolitiques et sécuritaires, nous le rappellent et nous mettent face à nos responsabilités de prévention. Les usages intelligents du numérique, loin d’être un phénomène de mode, seront là pour accompagner l’éducatif et l’académique si le besoin s’en ressent.

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Le CAMES
𝐀𝐭𝐞𝐥𝐢𝐞𝐫 𝐟𝐨𝐧𝐝𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥'𝐀𝐜𝐚𝐝𝐞́𝐦𝐢𝐞 𝐕𝐢𝐫𝐭𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐮 𝐂𝐀𝐌𝐄𝐒: 𝐥𝐚 𝐝𝐞́𝐥𝐞́𝐠𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐂𝐀𝐌𝐄𝐒 𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐭𝐞 𝐞𝐧 𝐆𝐮𝐢𝐧𝐞́𝐞La délégation du CAMES présente à Conakry (Guinée) dans le cadre de l'atelier fondateur de l'Académie Virtuelle du CAMES, qui se tiendra du 20 au 23 avril 2026, a rencontré le Comité Local d'Organisation dudit atelier, ce 19 avril 2026, pour sa traditionnelle séance de travail de mise au point.Cette séance de travail s'est tenue en présence du Secrétaire Général du Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de la Guinée, Dr Facinet CONTÉ, du Directeur des Programmes en charge des Comités Consultatifs Interafricains, des Concours d'Agrégation et de l'Ordre International des Palmes Académiques du CAMES, Pr Ali DOUMMA, du Directeur des Programmes en charge de l'Assurance Qualité, de la Recherche et du Partenariat du CAMES, Pr Saturnin ENZONGA YOCA, du Directeur des Affaires Administratives et Financières du CAMES, M. Issoufou SOULAMA et des équipes d'organisation du Ministère et du Secrétariat général du CAMES. De passage, le Secrétaire Général du CAMES, Pr Souleymane KONATÉ, a tenu à saluer les deux équipes ne formant désormais plus qu'une, tout en leur souhaitant de fructueux échanges pour cette séance de travail.À l'ouverture de cette séance de travail, le Secrétaire Général du Ministère, Dr CONTÉ, a tenu à souhaiter la chaleureuse bienvenue à la délégation du CAMES, au nom des plus Hautes Autorités de la République de Guinée. Il a par ailleurs rappelé l'objet de cette rencontre à savoir faire l'état de mise en œuvre des préparatifs de l'atelier fondateur.Prenant la parole à sa suite, le Directeur des Programmes du CAMES, Pr Ali DOUMMA, responsable de cette activité, a tenu à remercier chaleureusement tout le Comité Local pour la dextérité et le professionnalisme, ayant permis d'être à ce niveau de mise en œuvre, malgré les délais serrés. Il est également revenu point par point, sur tous les aspects organisationnels, logistiques et protocolaires de cet atelier qui réunira plus de 60 participants dont les représentants de 14 pays membres du CAMES, des experts et personnes ressources ainsi que des Partenaires Techniques et Financiers.A l'issue de cette séance, les organisateurs se sont réjouis de la pleine maitrise organisationnelle qui ressort des échanges.Rendez-vous est donc pris pour le lundi 20 avril 2026, pour l'ouverture officielle de l'atelier fondateur de l'Académie Virtuelle du CAMES.#CAMES ... See MoreSee Less
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4 days ago

Le CAMES
Le CAMES en collaboration avec le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de la République de Guinée, organisera du 20 au 23 avril 2026 à Conakry, l’atelier fondateur de l'Académie Virtuelle du CAMES - AVI CAMES.L’AVI-CAMES est une initiative stratégique du CAMES qui a pour but de mutualiste les services scientifiques, pédagogiques et numériques au profit des États membres et de leurs Instutions d'Enseignement supérieur et de Recherche (IESR). Les représentants des pays membres et parties prenantes seront réunis à Conakry, afin de travailler dans une dynamique inclusive et participative à l’élaboration et la validation des textes et stratégie pour la mise en place de cette ambitieuse initiative. Suivez l’annonce de la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de la Guinée, Dre Diaka SIDIBÉ, par ailleurs Présidente en exercices du Conseil des Ministres du CAMES. ... See MoreSee Less
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5 days ago

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𝗨𝗻 𝗺𝗮𝗻𝘂𝗲𝗹 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗰𝗲́𝗱𝘂𝗿𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗽𝘁𝗮𝗯𝗹𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗳𝗶𝗻𝗮𝗻𝗰𝗶𝗲̀𝗿𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗻𝘀𝗼𝗹𝗶𝗱𝗲́ 𝗮𝘂 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗶𝘁 𝗱𝘂 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦 : 𝗹’𝗮𝘁𝗲𝗹𝗶𝗲𝗿 𝗱𝗲 𝗿𝗲𝗹𝗲𝗰𝘁𝘂𝗿𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗺𝗮𝗻𝘂𝗲𝗹𝘀 𝗱𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗰𝗲́𝗱𝘂𝗿𝗲𝘀 𝘀’𝗮𝗰𝗵𝗲̀𝘃𝗲 𝗮̀ 𝗞𝗼𝘂𝗱𝗼𝘂𝗴𝗼𝘂Le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur – CAMES a clôturé, le 11 avril 2026 à Koudougou, au Burkina Faso, l’atelier de relecture des manuels des procédures administratives, financières et comptables. Cet atelier s’est tenu du 6 au 11 avril 2026, dans le cadre de la mise en œuvre de son Plan Stratégique de Développement 2024-2028, notamment l’axe 1 dédié à l’amélioration de la gouvernance. La cérémonie de clôture de cet atelier a été présidée par le Directeur des Programmes en charge des Comités Consultatifs Interafricains, des Concours d’Agrégation et de l’Ordre International des Palmes Académiques du CAMES, Pr Ali DOUMMA, représentant le Secrétaire Général du CAMES.Les travaux de cet atelier stratégique interne ont été conduits par le Directeur des Affaires Administratives et Financières, M. Issoufou SOULAMA. L'atelier visait à actualiser les manuels des procédures comptables, financières et administratives de l’Institution, engagée dans un processus d’amélioration continue de sa gouvernance, en les adaptant aux nouvelles exigences financières et comptables et aux réalités de l’Institution. Au terme des travaux, le projet de manuel des procédures financières et comptables a été consolidé, et celui du manuel des procédures administratives abordé. Des recommandations ont également été formulées par les participants dans un esprit d’amélioration continue. Ces documents seront finalisés et présentés à la prochaine session du Conseil des Ministres du CAMES, Instance décisionnelle, pour leur validation.La cérémonie de clôture de cet atelier a été articulée autour de la lecture et de l’amendement du rapport de l’atelier par Mme Pascaline KOURAOGO, du mot du représentant des experts invités, M. Issa KONATÉ, du mot du Directeur des Affaires Administratives et Financières, M. Issoufou SOULAMA et du discours de clôture du Directeur des Programmes en Charge des Comités Consultatifs Interafricains, des Concours d’Agrégation et de l’OIPA CAMES, représentant le Secrétaire Général, Pr Ali DOUMMA.M. Dogo Issa KONATÉ, Chef de service renforcement des capacités à la Direction Générale du Budget du Ministère de l’Économie et des Finances du Burkina Faso, s’est dit honoré de prendre la parole au nom des personnes ressources. Il a réitéré la disponibilité du Ministère à accompagner le CAMES dans son processus de modernisation et d’efficacité de sa gestion.À sa suite, le Directeur des Affaires Administratives et Financières, M. Issoufou SOULAMA, a tenu à remercier l’ensemble des participants pour leur disponibilité, leur assiduité, les échanges francs et la dynamique constructive qui a prévalue tout le long des travaux. Le Directeur des Programmes, Pr Ali DOUMMA, représentant le Secrétaire Général du CAMES, a, dans l’allocution de clôture de cet atelier, exprimé ses chaleureux remerciements à l’ensemble des participants pour leur engagement, leur implication et leur sens critique. Il a rappelé l’importance stratégique des travaux de cet atelier qui contribuent à travers les documents élaborés, à consolider la crédibilité, la performance de l’Institution et la confiance placée par les États membres et les Partenaires en l’Institution. Il a chaleureusement félicité la Direction des Affaires Administratives et Financières sous le leadership de son Directeur, pour la qualité du travail et de l’organisation logistique de cet atelier. Il a par ailleurs invité les participants à maintenir leur disponibilité et leur implication vivaces, pour la finalisation de ces documents, socles et boussole de la gouvernance interne de l’Institution, et leur mise en œuvre. Ses propos se sont clos sur une note de gratitude appuyée à l’endroit des experts invités.www.lecames.org/un-manuel-des-procedures-comptables-et-financieres-consolide-au-profit-du-cames-l... ... See MoreSee Less
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𝗣𝗮𝗿𝘁𝗲𝗻𝗮𝗿𝗶𝗮𝘁 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦-𝗗𝗔𝗔𝗗 : 𝗹𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗴𝗿𝗮𝗺𝗺𝗲 𝗧𝗿𝗮𝗶𝗻𝗜𝗤𝗔 – 𝗔𝗳𝗿𝗶𝗾𝘂𝗲 – 𝗤𝗔 𝟮𝟬𝟮𝟲 𝗲𝘀𝘁 𝗼𝗳𝗳𝗶𝗰𝗶𝗲𝗹𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗮𝗻𝗰𝗲́ 𝗮̀ 𝗗𝗮𝗸𝗮𝗿Le programme TrainIQA – Afrique-QA 2026 a été officiellement lancé, le 30 mars 2026 à Dakar, à l’occasion du premier Atelier et de la conférence d’ouverture dudit programme. Cette initiative de formation, d’une durée d’un an, vise à renforcer les systèmes d’Assurance Qualité interne dans l’Enseignement supérieur en Afrique en général, et dans les États membres du CAMES, en particulier. Le programme est mis en œuvre par l’Université de Potsdam (Allemagne), en collaboration avec des partenaires internationaux et régionaux. Il s’inscrit dans le cadre du programme DIES (Dialogue on Innovative Higher Education Strategies), coordonné conjointement par le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES), l’Office allemand d’échanges universitaires (DAAD), et la Conférence des Recteurs allemands avec le soutien financier du Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement. L’Autorité Nationale d’Assurance Qualité de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation du Sénégal (ANAQ‑Sup) a été l’Institution hôte de cet atelier.Ce programme réunit 30 participants issus de 12 États membres du CAMES, accompagnés de Responsables institutionnels, notamment des dirigeants d’établissements d’Enseignement supérieur. Il constitue une étape importante dans le développement des compétences en Assurance Qualité ainsi que dans la structuration d’un réseau régional de professionnels du domaine.Le programme de formation s’étend sur une année et comprend trois modules principaux : un premier Atelier et une conférence d’ouverture en présentiel à Dakar, un deuxième Atelier à Potsdam (Allemagne), ainsi qu’un troisième module organisé en ligne. L’ensemble est complété par des activités pratiques et modulaires, adaptées aux réalités institutionnelles des Universités participantes.TrainIQA vise à former des spécialistes de l’Assurance Qualité interne tout en renforçant durablement les capacités institutionnelles en matière de gouvernance et de gestion de la qualité.www.lecames.org/partenariat-cames-daad-le-programme-trainiqa-afrique-qa-2026-est-officiellement-l... ... See MoreSee Less
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5 days ago

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𝗔̀ 𝗹𝗮 𝗱𝗲́𝗰𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝘁𝗲 𝗱𝗲 𝗻𝗼𝘀 𝗜𝗘𝗦𝗥 : 𝗹’𝗨𝗻𝗶𝘃𝗲𝗿𝘀𝗶𝘁𝗲́ 𝗱𝗲 𝗞𝗶𝗻𝘀𝗵𝗮𝘀𝗮 (𝗨𝗡𝗜𝗞𝗜𝗡)La rédaction du Lundi CAMES a le plaisir de vous présenter dans cette édition, l’Université de Kinshasa (UNIKIN) à travers une interview de son Recteur, Prof Jean-Marie KAYEMBE NTUMBA.Nous vous en souhaitons une bonne lecture.𝗠𝗲𝗿𝗰𝗶 𝗱𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁𝗲𝗿 𝗮̀ 𝗻𝗼𝘀 𝗹𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀Je m’appelle Jean-Marie KAYEMBE NTUMBA, Médecin spécialiste en pneumologie. Je suis Professeur à l’Université de Kinshasa (UNIKIN) et actuellement le Recteur de cette Institution depuis septembre 2021.𝗣𝗼𝘂𝘃𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁𝗲𝗿 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗨𝗻𝗶𝘃𝗲𝗿𝘀𝗶𝘁𝗲́ 𝗲𝘁 𝘀𝗲𝘀 𝗳𝗶𝗹𝗶𝗲̀𝗿𝗲𝘀 ?Créée en 1954, sous l’appellation « Université Lovanium », l’Université de Kinshasa comprend pas moins de 70 Départements répartis en 13 Facultés : Droit; Sciences Économiques et de Gestion; Lettres et Sciences Humaines; Médecine; Médecine dentaire; Médecine vétérinaire; Pétrole, Gaz et Énergies nouvelles; Polytechnique; Psychologie et Sciences de l’Éducation; Sciences et Technologies; Sciences agronomiques et Environnement; Sciences pharmaceutiques; Sciences sociales; Administratives et Politiques. En plus des nombreuses filières des Facultés, l’UNIKIN comprend également pas moins de 30 filières réparties dans sept (7) Grandes Écoles : École de Santé publique; École de l’eau; École de criminologie; Institut One Health pour l’Afrique; Écoles des Sciences de la population et du Développement; École Régionale Postuniversitaire d’Aménagement et de Gestion Intégrée des Forêts et Territoires Tropicaux; Programme de formation en Gestion des politiques économiques.Avec quelques Centres de Recherche actifs, elle dispose de quatre (4) grandes Institutions des services à la société : des Cliniques universitaires; un Centre neuro psychopathologique; un Centre hospitalier; un grand Complexe scolaire d’application.Ses ressources humaines sont composées de 6966 agents dont 1463 Professeurs Docteurs de thèse comprenant 137 femmes, 2765 auxiliaires d’enseignement et de Recherche parmi lesquels 244 femmes (constituant le potentiel de la relève académique), un personnel administratif, technique et ouvrier estimé à 2738 agents dont 676 femmes, pour une population estudiantine de plus de 30000 étudiants. A l’instar de tous les établissements d’Enseignement supérieur et universitaire de la République Démocratique du Congo, l’UNIKIN est en pleine mutation de ses programmes à la réforme au LMD.Pour ce qui est de la gouvernance, je suis assisté de quatre (4) collaborateurs appelés Secrétaires généraux (équivalent de Vice-recteurs) en charge respectivement : des affaires académiques, de la Recherche, des affaires administratives et du budget. Deux de ces Secrétaires généraux sont des femmes.𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗜𝗻𝗻𝗼𝘃𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗲𝘁 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗶𝗰𝘂𝗹𝗮𝗿𝗶𝘁𝗲́𝘀 𝗱𝗲 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗨𝗻𝗶𝘃𝗲𝗿𝘀𝗶𝘁𝗲́ ?L’Université de Kinshasa excelle dans les Recherches agroalimentaires; Phytopharmaceutiques; Environnementales, précisément de l’eau et en géomatique; Éco épidémiologiques; en Santé publique; en Médecine tropicale; en Psychologie clinique; en Télécommunication et en Intelligence Artificielle.Capitalisant la présence d’une biodiversité multiforme que déterminent, l’importante aire de drainage du Bassin du fleuve Congo, la végétation et le climat inhérents à la position de la République Démocratique du Congo, à cheval sur la ligne Équateur, l’Université de Kinshasa s’est résolument engagée et impliquée dans la lutte contre le réchauffement climatique en promouvant la politique des énergies renouvelables. Elle a ainsi renforcé son expertise dans la Recherche sur l’eau et sur la forêt.Lire la suite : www.lecames.org/a-la-decouverte-de-nos-iesr-luniversite-de-kinshasa-unikin/ ... See MoreSee Less
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