A la découverte de nos IESR : Université Joseph KI-ZERBO de Ouagadougou


Pour notre rubrique de mise en lumière de nos IESR, la rédaction du Lundi CAMES vous invite à découvrir l’Université Joseph KI-ZERBO de Ouagadougou à travers l’interview de son Recteur, Professeur Jean-François Silas KOBIANÉ.


Professeur Jean-François Silas KOBIANÉ

Professeur Titulaire du CAMES en Démographie

Président de l’Université Joseph KI-ZERBO (Burkina Faso)

Merci de vous présenter à nos lecteurs

Je suis KOBIANÉ Jean-François Silas, Professeur Titulaire en Démographie. Je suis Président de l’Université Joseph KI-ZERBO (UJKZ) depuis juin 2022 et membre de l’Académie Nationale des Sciences, des Arts et des Lettres du Burkina Faso (ANSAL-BF).

Pouvez-vous nous présenter votre Université et les filières?

L’Université Joseph KI-ZERBO est la doyenne et la plus grande des Universités du Burkina Faso. Elle a d’abord été érigée en Centre d’Enseignement Supérieur de Ouagadougou (CESUP) par Ordonnance N° 69-024/PRES/ENJS du 5 Mai 1969. C’est à compter du 1er avril 1974 que l’Université de Ouagadougou est créée par Ordonnance N°74-031/PRES/EN du 19 avril 1974. A partir d’avril 2019, elle porte la dénomination de « Université Joseph KI-ZERBO » en hommage à l’un des illustres scientifiques du Burkina Faso, premier Africain Agrégé d’histoire, premier Secrétaire Général du CAMES, le Professeur Joseph KI-ZERBO.

En termes de statistiques, le nombre d’étudiants est passé de 14 771 en 2006-2007 à 50 303 en 2023-2024, soit une multiplication par 3,4 en moins de vingt (20) ans! Les étudiantes représentent 43,4 % en 2023-2024. L’effectif des étudiants dépasse 60 000 en 2024-2025 avec l’accueil à la rentrée académique de 15 855 nouveaux bacheliers, dont 54,4 % de femmes. L’UJKZ compte en plus 1 878 doctorants (dont 27,2 % de femmes) en 2024-2025.

L’UJKZ emploie actuellement : 727 Enseignants-chercheurs et Enseignants hospitalo-universitaires (dont 17,6 % de femmes) et 508 Agents Techniques Ouvriers et de Soutien dont 36,8 % de femmes. En outre, l’UJKZ mobilise 900 vacataires et une centaine de Chercheurs pour les enseignements.

L’UJKZ compte de nos jours les structures suivantes :

  • Cinq (5) Unités de Formation et de Recherche (UFR) : UFR en Sciences Humaines (UFR SH), UFR en Sciences de la Santé (UFR SDS), UFR en Sciences de la Vie de la Terre (UFR SVT), UFR en Sciences Exactes et Appliquées (UFR SEA), UFR en Lettres Arts et Communication (UFR LAC);
  • Six (6) Instituts : Institut Burkinabè des Arts et des Métiers (IBAM), Institut Supérieur des Sciences de la Population (ISSP), Institut des Sciences du Sport et du Développement Humain (ISSDH), Institut de Formation Ouverte et à Distance (IFOAD), Institut Panafricain des Études et de Recherche sur les Médias, l’Information et la Communication (IPERMIC), Institut du Génie de l’Environnement et du Développement Durable (IGEDD);
  • Deux (2) Centres Universitaires (Universités en devenir) : Centre Universitaire de Ziniaré (CU-Z) et Centre Universitaire de Kaya (CU-K);
  • Quatre (4) Écoles doctorales (ED) : ED en Sciences de la Santé (ED-2S), ED en Sciences et Technologie (ED-ST), ED en Lettres, Sciences Humaines et Communication (ED-LESHCO) et ED Informatique et Changement Climatique (ED-ICC);
  • Quatre (4) Centres d’Excellence : Centre d’Excellence Africain-Centre de Formation, de Recherche et d’Expertises en sciences du Médicament (CEA-CFOREM), Centre d’Excellence Africain-Centre d’études, de Formation et de Recherche sur les Risques Sociaux (CEA-CEFORGRIS), Pôle d’Excellence Africa Multiple et le Centre d’Excellence sur l’Habitat (CEH).

Quelles sont les innovations et particularités implémentées par votre Université?

Parmi les innovations et particularités mises en œuvre à l’UJKZ, il y a entre autres :

La promotion de l’insertion professionnelle et de l’entrepreneuriat estudiantin à travers :

  • L’incubateur UJKZ-Innova : Actif depuis 2009, cet incubateur propose des formations en entrepreneuriat en partenariat avec plusieurs acteurs nationaux et internationaux. À ce jour, il a accompagné 288 étudiants et étudiantes, aboutissant à la création de 21 entreprises dans des secteurs variés : élevage, agriculture, agroalimentaire, énergie solaire, environnement, technologies digitales, cosmétique, sport, santé et multimédia. Par ailleurs, cinq clubs d’entrepreneurs ont été mis en place au sein des UFR et instituts de l’UJKZ;
  • L’incubateur Incub@UO: Incubateur numérique dédié aux étudiants porteurs de projets dans le secteur du digital. Depuis 2019, il organise chaque année un camp d’idéation ayant permis de sensibiliser plus de 850 étudiants à l’esprit entrepreneurial. Il a également mis en place quatre masterclasses, quatorze sessions de formation à l’entrepreneuriat, ainsi que des sessions de mentorat et d’accompagnement personnalisé. Ces actions ont permis la création et le lancement sur le marché burkinabè de dix entreprises innovantes;
  • Le développement de la plateforme de recherche d’emploi PRHOFIL;
  • Le Campus numérique du nouvel espace universitaire francophone (CNEUF; AUF);
  • Le Centre d’Employabilité Francophone (CEF; AUF) de Ouagadougou à l’UJKZ;
  • L’expérimentation du Programme ENTREPRENDRE (Ministère en charge de l’Enseignement supérieur et Ministère en charge de la Jeunesse et de l’Emploi, avec l’appui de l’AUF) : qui permet de développer la culture entrepreneuriale chez les étudiants à travers la mise en place du Statut national de l’étudiant entrepreneur du Faso (SNEEF) et d’un pôle de préincubation entrepreneurial;
  • Le lancement de la phase pilote du Programme national « Bilan des compétences et accompagnement » (BCA) : Ce programme, destiné aux étudiants en cours ou en fin de cycle, a été mis en œuvre avec l’ouverture d’un bureau dédié à l’UJKZ. Ce bureau est animé par des agents de l’Agence Nationale de Promotion de l’Emploi (ANPE), afin d’accompagner les étudiants dans l’évaluation de leurs compétences et la construction de leur projet professionnel;
  • L’organisation de la première Journée des partenaires économiques de l’UJKZ;
  • En plus des initiatives ci-dessus, il convient de souligner l’initiative gouvernementale, à travers le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), d’un projet « Incubateurs de technologies au profit des étudiants en fin de cycle dans le domaine agro-sylvo-pastoral ». La deuxième cohorte compte actuellement 88 étudiants répartis sur sept (7) centres de recherche.

La valorisation de la Recherche-Innovation à travers :

  • La mise en service en janvier 2023 d’un Bureau de Transfert de Technologies-Incubateur d’entreprises (BTTi-UJKZ) : Ce bureau a pour mission de favoriser le lien entre Recherche, Innovation et entrepreneuriat. Il a déjà permis de former 25 porteurs de projets (dont 31 étudiants, anciens diplômés et Enseignants-chercheurs) à la création et à la gestion d’entreprise. Par ailleurs, 70 participants ont bénéficié d’une formation sur la protection et la valorisation des résultats issus de la recherche et de l’innovation;
  • L’organisation de manifestations scientifiques (colloques, séminaires, conférences…) sur diverses thématiques de Recherche en lien avec les priorités de développement du pays;
  • La diversification des partenaires tant scientifiques que du monde économique, aussi bien au niveau national qu’international.

L’existence d’un centre de pédagogique universitaire :

  • Qui assure la formation pédagogique des Enseignants-chercheurs et systématiquement chaque année pour les nouveaux assistants recrutés;
  • Un centre récemment doté d’équipements ultramodernes de formation à distance, permettant de mutualiser les ressources humaines et matérielles.

La digitalisation des activités académiques et de Recherche à travers :

  • Le lancement en novembre 2022 à l’UJKZ de l’expérimentation de la plateforme en ligne Campus Faso, pour la gestion des activités pédagogiques (programmation des cours, des évaluations, des jurys de délibération et la délivrance des actes académiques). Plateforme développée par une équipe d’informaticiens du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et qui, à partir de juillet 2023, est généralisée à l’ensemble des Universités publiques du Burkina Faso;
  • Le développement à l’UJKZ et le lancement en mars 2023 de la plateforme de visibilité (individuelle et institutionnelle) de Recherche ProGRES. Depuis l’année académique 2023-2024, la plateforme ProGRES est utilisée par l’ensemble des Enseignants-chercheurs et Enseignants hospitalo-universitaires de l’UJKZ et permet, entre autres, de générer par un clic, le rapport annuel d’activités (individuel, du laboratoire ou de l’École doctorale).

Quels sont les grands défis auxquels vous faites face?

Les défis auxquels fait face notre Institution universitaire sont en lien avec la croissance spectaculaire des effectifs d’étudiants.

  • Le défi infrastructurel : les cohortes de bacheliers qui arrivent dans notre Université sont de plus en plus en nombre pléthorique (avec des effectifs de première année d’un millier et demi à deux milliers dans certaines filières). Les capacités d’accueil sont dépassées et les programmes de construction des infrastructures n’ont pas suivi ce rythme d’évolution de la demande;
  • Le défi en termes de personnel d’encadrement : malgré les efforts du gouvernement pour le recrutement des Enseignants chaque année, les postes ouverts restent en deçà des besoins;
  • Le défi financier : dans un contexte d’infrastructures et de ressources humaines limitées, la pression budgétaire en termes de baux locatifs (pour les enseignements), de frais de vacation et d’heures supplémentaires, devient énorme.;
  • Le défi de l’employabilité des sortants : alors que notre Institution universitaire doit œuvrer à assurer une formation de qualité, elle doit également s’interroger sur l’employabilité de ses diplômés. Dans un monde économique de plus en plus compétitif avec des besoins évolutifs, se pose la nécessité de s’interroger sur nos offres de formation et améliorer le dialogue entre l’Université et le monde des entreprises.

Face à ces défis, plusieurs actions sont menées : au plan financier, une série d’actions sont entreprises pour améliorer les sources de recettes propres de l’Université (relance des unités de production comme les Presses universitaires), diversification des partenaires économiques au niveau national (signature de diverses conventions avec des institutions financières et des entreprises). Au plan des infrastructures, à court terme, la signature en 2024 d’un accord de partenariat avec l’École Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM), Institution voisine à l’UJKZ, qui a permis, entre autres, d’accéder à des salles à l’ENAM pour les petits groupes (TP, Master…), location de salles hors site. Dans le cadre du Projet d’Appui à l’Enseignement Supérieur (PAES) piloté par le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et du Contrat De Performance (CDP), financés par la Banque mondiale, un certain nombre d’infrastructures (amphithéâtres, salles de laboratoires) ont été rénovées et mises aux standards internationaux en termes d’équipements pour un enseignement de qualité. A cela, s’ajoute l’Initiative Présidentielle pour une Éducation de Qualité pour tous (IPEQ), lancée en ce début d’année 2025 et qui va permettre à notre Université (y compris les deux centres universitaires), de bénéficier de quatre complexes d’amphithéâtres, assortis de petites salles et de bureaux d’enseignants.

  • Si vous deviez faire un bilan de l’année 2024, quelles ont été les grandes lignes à mettre en avant?

L’année 2024 a coïncidé avec le cinquantième anniversaire de l’UJKZ, un jubilé d’or dont l’annonce des activités commémoratives a été faite le 30 avril 2024, marquée par un défilé au pied du monument Joseph KI-ZERBO, de l’ensemble des Universités publiques du Burkina Faso et des établissements de l’UJKZ.

Un résultat majeur de l’année 2023-2024 est relatif aux efforts consentis par l’ensemble de la communauté universitaire dans la stratégie de résorption des retards et de normalisation des activités académiques. En octobre 2023, sur les 65 filières de l’UJKZ, 41 étaient en retards. Parmi ces 41 filières en retard, 17 (soit 41,46 %) ont rattrapé leur retard au 30 septembre 2024. Au total, 63,08 % des 65 filières avaient normalisé leurs parcours au 30 septembre 2024 (contre une moyenne de 80 % au niveau national). L’objectif visé est une normalisation totale d’ici la rentrée académique 2025-2026. En outre, une rentrée solennelle des bacheliers 2024 a été organisée le 10 octobre 2024, ces bacheliers devant entamer leur deuxième année de licence en octobre 2025, dans le respect de la dynamique de normalisation des années académiques.

Un autre résultat majeur de l’année 2024 est l’interconnexion des Institutions d’Enseignement Supérieur et de Recherche (IESR) publiques du Burkina Faso à l’internet haut débit. Ce projet piloté par le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et dont le lancement officiel a eu lieu le 14 juin 2024 à l’UJKZ sous le très haut patronage de son Excellence Monsieur le Premier Ministre, vient apporter une véritable bouffée d’oxygène à la communauté universitaire. Pour les étudiants, l’accès à l’internet Wifi sur le campus permet de réaliser convenablement leurs activités pédagogiques. Pour le personnel Enseignant-chercheur, cette connexion internet leur permet de mieux se connecter au monde scientifique et d’accéder à diverses ressources.

L’année 2024 a été marquée, au plan de la gouvernance administrative et du pilotage, par l’élaboration et l’adoption de deux documents majeurs. En effet, à la suite de l’expiration de son Plan Stratégique et Opérationnel 2014-2023, l’UJKZ s’est engagée dans l’auto-évaluation dudit plan en 2023-2024, à la suite de quoi, elle a élaboré dans une démarche participative et inclusive son Plan Stratégique de Développement (PSD) 2025-2029 dont la vision est qu’à l’horizon 2029, « l’Université Joseph KI-ZERBO est une Institution d’Enseignement supérieur et de Recherche autonome, performante, dynamique et ouverte au monde ». Cette vision du PSD 2025-2029 est en droite ligne avec celle de la Politique de Développement Institutionnel 2014-2033 qui est de faire de l’UJKZ, à l’horizon 2033, « Un pôle de services universitaires performant et compétitif en Afrique ». Le deuxième document majeur est le Plan d’aménagement du Campus principal de l’UJKZ : un Plan d’aménagement qui prend en compte les différentes fonctionnalités d’un espace académique (salles de cours, salles de spectacles, administration, voies d’accès et voies de circulation interne, parkings, aires de repos, sources d’énergie, sécurité, etc.) et qui constitue désormais le cadre de référence pour tout projet d’investissement.

Enfin, notre Institution a été honorée à travers les performances de ses Enseignants-chercheurs et Enseignants hospitalo-universitaires : aux CCI 2024 du CAMES, sur 67 candidats présentés, l’UJKZ a obtenu un taux de réussite de 100 %.

Au 22ème Concours d’Agrégation de Médecine Humaine, Pharmacie, Odontostomatologie, Médecine Vétérinaire et Productions Animales, sur 24 candidats présentés, 23 ont réussi, soit un taux de 95,8 %. Lors de la cérémonie de récompense 2024 des meilleurs résultats issus de la Recherche scientifique, deux de ses Enseignants-chercheurs se sont illustrés : Pr Florencia W. ZERBO/DJIGMA qui a remporté le Prix d’Excellence de la Recherche Scientifique en Sciences de la Santé et Pr André KABORE qui a reçu le Prix d’Excellence de la Recherche Scientifique en Lettres, Langues, Arts et Communication.

En termes de perspectives, quels sont les projets et grandes activités ?

La priorité demeure la normalisation des années académiques et tout est mis en œuvre afin qu’à la rentrée 2025-2026, les années académiques soient normalisées. En lien avec cela, il s’agira de finaliser l’opérationnalisation intégrale de la plateforme Campus Faso qui permettra d’assurer à terme un meilleur suivi des activités pédagogiques. L’extension du recours aux outils numériques d’enseignement et d’évaluation se poursuivra, notamment la scénarisation des cours, le recours aux questions à choix multiples (QCM) et la correction automatique assistée par ordinateur (CAAO).

L’élaboration d’un plan de mobilisation des ressources à la suite du PSD 2025-2029 et du Plan d’aménagement sera une activité majeure au cours de cette année 2025.

Enfin, la réalisation d’une série d’activités d’envergures nationale et internationale pour commémorer le jubilé d’or de l’Institution. Ces diverses activités seront des occasions pour une plus grande visibilité des offres de formation et des résultats de la Recherche-Innovation à l’UJKZ.

Un dernier mot pour les lecteurs ?

L’UJKZ est résolument engagée à jouer sa partition dans la recherche des solutions endogènes aux défis de développement durable qui se posent au Burkina Faso, à la sous-région et au continent. Cet engagement se traduit par les documents de gouvernance dont elle s’est dotée, mais aussi par les Innovations qu’elle expérimente continuellement pour améliorer l’efficacité et l’efficience de son action. J’invite donc les membres de la communauté universitaire Joseph KI-ZERBO à s’approprier ces outils pour une plus grande performance de notre Institution. Cette tribune m’offre l’occasion de réitérer nos remerciements aux plus hautes autorités burkinabè, à nos Ministères de tutelle (MESRI et MEF), à nos divers partenaires (du monde scientifique et du monde économique) pour l’appui dont nous avons toujours bénéficié. Nous comptons encore sur votre accompagnement afin de réussir la mise en œuvre du Plan stratégique 2025-2029 et du Plan d’aménagement de l’UJKZ.


Quelques images de l’Université:

1 day ago

Le CAMES
𝐋𝐄 𝐂𝐀𝐌𝐄𝐒 : 𝐔𝐍 𝐌𝐎𝐃𝐄̀𝐋𝐄 𝐃’𝐈𝐍𝐓𝐄́𝐆𝐑𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐀𝐂𝐀𝐃𝐄́𝐌𝐈𝐐𝐔𝐄 𝐑𝐄́𝐔𝐒𝐒𝐈𝐄, 𝐀𝐔 𝐒𝐄𝐑𝐕𝐈𝐂𝐄 𝐃𝐄 𝐋’𝐄𝐗𝐂𝐄𝐋𝐋𝐄𝐍𝐂𝐄 𝐒𝐂𝐈𝐄𝐍𝐓𝐈𝐅𝐈𝐐𝐔𝐄 𝐄𝐍 𝐀𝐅𝐑𝐈𝐐𝐔𝐄 𝐃𝐄𝐏𝐔𝐈𝐒 𝟓𝟖 𝐀𝐍𝐒𝐔𝐧 𝐞𝐱𝐞𝐦𝐩𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐥𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐝’𝐢𝐧𝐭𝐞́𝐠𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐜𝐚𝐝𝐞́𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐚̀ 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐫𝐯𝐞𝐫Le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) est une Institution interétatique créée par des Chefs d’États africains à Niamey (Niger) en 1968, au lendemain des indépendances, pour développer l’entraide et la solidarité scientifique entre les États membres, dans un contexte d’africanisation des cadres des Universités et de l’administration publique.La principale mission assignée au CAMES par ses pères fondateurs, Chefs d’État visionnaires, était de « coordonner les systèmes d’Enseignement supérieur et de Recherche, afin d’harmoniser les programmes et les niveaux de recrutement dans les différents établissements d’Enseignement supérieur et de Recherche ».Depuis 58 ans, le CAMES remplit cette mission régalienne, et apparaît aujourd’hui comme une véritable Agence régionale d’Assurance Qualité, à travers notamment ses Programmes statutaires portants sur l’évaluation académique et la promotion des ressources humaines aux différents grades de l’Enseignement supérieur, ainsi que l’accréditation des programmes de formation universitaire.Cette résilience du CAMES, à la différence d’autres Institutions d’intégration africaine post indépendance, s’explique aussi bien par sa légitimité institutionnelle et les services rendus aux États, que par la crédibilité et la reconnaissance internationale de ses procédures d’évaluation et de promotion dans l’Enseignement supérieur.En effet, depuis 1972 pour le Programme Reconnaissance et Équivalence des Diplômes (PRED), 1976 pour les Comités Consultatifs Interafricains (CCI), et 1982-1983 pour les Concours d’Agrégation, le CAMES fournit de manière continue des cadres de haut niveau qui animent les centres hospitaliers, les Universités, Grandes écoles et Instituts de Recherche, ainsi que les hautes fonctions dans les administrations publiques et privées des États africains et des Organisations internationales.Les programmes d’évaluation par les pairs et de promotion aux différents grades universitaires du CAMES, de par leur caractère participatif, inclusif et fondé sur des référentiels communs répondant aux standards et exigences de qualité académiques et scientifiques les plus élevés au monde, ont contribué à la création de l’un des espaces académiques les plus rigoureux, les plus vastes et les mieux intégrés en Afrique.En effet, la reconnaissance et la validité de plein droit des diplômes et des grades universitaires par l’ensemble des 19 États membres, produit d’un processus rigoureux d’évaluation mené par une communauté de pairs évaluateurs issus de tous les pays membres, sur la base de référentiels uniques et acceptés de tous, promeuvent l’intégration académique en renforçant les liens académiques et la mobilité au sein de l’espace CAMES depuis plus d’un demi-siècle.Dans un contexte global, caractérisé par des turbulences diverses et une recomposition géopolitique du monde, l’Afrique a plus que jamais besoin d’union, de mutualisation, et d’intégration, pour assurer sa souveraineté scientifique et socioéconomique.Le rôle unique du CAMES, depuis 58 ans, dans l’harmonisation qualitative des systèmes d’Enseignement supérieur et de Recherche, et dans l’intégration académique africaine, est à saluer et à consolider, pour une Afrique plus intégrée et maître de son destin.𝐔𝐧𝐞 𝐝𝐲𝐧𝐚𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝’𝐚𝐦𝐞́𝐥𝐢𝐨𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐢𝐧𝐮𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥’𝐞𝐱𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐚𝐜𝐚𝐝𝐞́𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐚𝐮 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞 𝐝𝐮 𝐝𝐞́𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐟𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞Malgré le succès relatif du CAMES dans sa mission d’harmonisation des politiques d’Enseignement supérieur et d’intégration académique, force est de constater que la Recherche scientifique demeure « le talon d’Achille » de notre Institution panafricaine d’intégration académique.En effet, l’Afrique en général, et l’espace CAMES en particulier, se singularisent par leur faible contribution à la production scientifique mondiale et une faible visibilité scientifique, notamment dans les classements internationaux des Universités.Comment expliquer ce constat du mauvais classement de nos Universités dans ces systèmes internationaux, malgré l’existence du CAMES depuis plus d’un demi-siècle ? Que fait le CAMES pour inverser cette tendance, notamment au regard des missions et rôles assignés aux Universités de son espace ?Telles sont les interrogations légitimes et constructives qui méritent une réflexion collective et individuelle, afin de faire avancer nos systèmes d’Enseignement supérieur et de Recherche.Le constat de l’absence ou la faible représentation de nos Universités dans les classements internationaux est certes à mettre en corrélation avec la qualité de la Recherche scientifique menée dans nos Universités, mais nous devons également nous questionner sur l’adaptation des critères d’évaluation de ces systèmes aux réalités et aux missions de nos Universités.𝐃𝐞𝐬 𝐬𝐲𝐬𝐭𝐞̀𝐦𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐥𝐚𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐞𝐮 𝐚𝐝𝐚𝐩𝐭𝐞́𝐬 𝐚𝐮𝐱 𝐫𝐞́𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐔𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧𝐞𝐬La majorité des Universités « mères » en Afrique subsaharienne, et donc dans l’espace CAMES, a été créée à la veille des indépendances des États africains, par la puissance coloniale de l’époque.Elles sont donc relativement jeunes (cinquantenaires) par rapport aux Universités leaders du classement de Shangaï par exemple, qui cumulent plusieurs centaines d’années d’existence, au cours desquelles elles ont pu développer des programmes de Recherche sur le très long terme et des modèles économiques robustes pour le financement de la Recherche, indispensables par exemple pour l’obtention de prix Nobel scientifiques, l’un des critères majeurs du système de classement Shangaï.Cela ne devrait cependant pas dissuader nos Universités à participer à ces systèmes de classement prestigieux, dont certains sont plus accessibles (THE par exemple), ni justifier nos faibles performances scientifiques, mais simplement relativiser la lecture faite de ces classements de nos Universités.Bien au contraire, cette situation constitue un appel plus qu’urgent à investir dans la Recherche scientifique au sein de l’espace CAMES, et en Afrique, et sur le long terme. Il s’agit également d’un appel pressant à accompagner les Universités de notre espace pour une amélioration substantielle de leur visibilité scientifique, notamment à travers des publications scientifiques de haute facture.𝐐𝐮𝐞 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐥𝐞 𝐂𝐀𝐌𝐄𝐒 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐢𝐧𝐯𝐞𝐫𝐬𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐭𝐞𝐧𝐝𝐚𝐧𝐜𝐞 ?L’Université a toujours co-évolué avec la société à travers des influences mutuelles qui ont déterminé et continuent de déterminer les missions dévolues à ces Institutions académiques, originellement dédiées à la formation, à la Recherche et à la diffusion du savoir.S’inscrivant dans cette tradition de contrat social et historique de l’Université, les missions actuelles assignées aux Universités de l’espace CAMES peuvent se décliner comme suit : l’enseignement et la formation, la Recherche scientifique et l’Innovation technologique, l’employabilité des diplômés et les services à la société.C’est au regard de ces missions que le CAMES a fait évoluer ses référentiels et guides d’évaluation, en mettant l’accent ces dernières années, en plus des exigences pédagogiques et scientifiques, sur les questions de services à la communauté et à la société, pour ce qui concerne l’évaluation des Enseignants-chercheurs et Chercheurs (CCI, Concours d’Agrégation), et sur l’employabilité, dans le cadre de l’évaluation des programmes de formation (PRED).C’est le lieu de rappeler que le CAMES établit des listes d’aptitude permettant d’exercer des fonctions universitaires selon différents grades, tandis que le pouvoir de nomination reste entre les mains des États membres, dans le cadre de leur souveraineté.Le CAMES n’a pas vocation à financer la Recherche. Son rôle consiste plutôt à encourager les États à harmoniser et à faire évoluer leurs politiques d’Enseignement supérieur à travers des recommandations ciblées. Enfin, le CAMES valorise la méritocratie en reconnaissant la qualité et la quantité des travaux scientifiques produits, ainsi que les activités d’encadrement pédagogique.Il est bon de rappeler que dans le cadre de la révision régulière de ses guides d’évaluation, en particulier du dispositif CCI, le CAMES préconise souvent une exigence accrue en matière de publications scientifiques dans des revues indexées au sein de bases de données internationales reconnues telles que Scopus. Ces recommandations, qui d’ailleurs suscitent parfois des oppositions de la part de certains acteurs du système académique, qui les jugent trop contraignantes ou inadaptées aux réalités locales, visent à hisser la qualité et la visibilité de la Recherche, pour la mise en place d’un cadre d’exigence rigoureux au sein de notre espace d’intégration académique.C’est également dans cette perspective et pour l’affirmation d’une certaine souveraineté académique, que des réflexions sont en cours en vue de développer, en continuité de ses missions d’évaluation académique, un système CAMES de classement des Universités (CAMES-Ranking), mieux adapté aux réalités des Universités africaines et surtout fondé essentiellement sur les missions actuelles dévolues aux Universités de son espace, ainsi que sur les besoins et attentes des pays africains.Le CAMES, conscient de la faiblesse de la Recherche scientifique dans son espace, avec pour corollaire une faible visibilité scientifique internationale et un impact limité sur le développement socio-économique, a entrepris des réformes portées par les Secrétaires Généraux successifs de l’Institution.La création en 2013 des Programmes Thématiques de Recherche du CAMES (PTRC) et des Journées Scientifiques du CAMES (JSDC), répond à cette exigence de dynamisation de la Recherche scientifique dans l’espace CAMES.S’inscrivant dans cette dynamique constructive de notre Institution, pour l’adaptation et l’amélioration continue des systèmes d’Enseignement supérieur et de Recherche, l’équipe dirigeante actuelle du Secrétariat général du CAMES a élaboré, en concertation avec l’ensemble des parties prenantes, un Plan Stratégique de Développement du CAMES (PSDC) pour la période 2024-2028, porté par la vision de faire de l’Institution, « une référence internationale en matière d’évaluation scientifique et un véritable outil d’intégration académique au service du développement durable de l’Afrique ».Ce PSDC, adopté et soutenu par le Conseil des Ministres, se décline en sept (7) axes stratégiques, dont un (1) axe spécifiquement consacré au développement et à la valorisation de la Recherche scientifique dans l’espace CAMES.Ce processus de redynamisation de la Recherche dans l’espace CAMES a démarré lors des 6èmes Journées Scientifiques du CAMES, avec « l’Appel de Yamoussoukro pour une redynamisation de la Recherche et de l’Innovation au sein de l’espace CAMES », lancé par les 1185 participants de ce forum scientifique du CAMES, organisé en 2024 en Côte d’Ivoire.Les textes fondateurs de la stratégie de redynamisation de la Recherche scientifique dans l’espace CAMES ont été élaborés par l’ensemble des acteurs de la gouvernance (Directeurs Généraux chargés de la Recherche et de l’Innovation, Responsables d’Écoles Doctorales, Présidents des Comités Techniques Spécialisés, Coordonnateurs des PTRC, Responsables d’organismes de financement de la Recherche, Experts de la valorisation des résultats de la Recherche…) ainsi que la mise en œuvre des politiques de Recherche, lors d’un atelier réunissant une centaine de participants, à Bamako (Mali), en janvier 2026. Ces textes s’articulent autour d’une Déclaration de politique commune ambitieuse de Recherche scientifique dans l’espace CAMES, accompagnée d’une stratégie de mise en œuvre fondée sur la mutualisation, l’optimisation, la régulation, la promotion de l’excellence et la valorisation de la Recherche.Les récentes Journées Scientifiques du CAMES, tenues à Lomé (Togo) du 9 au 12 mars 2026, réunissant plus de 1000 participants en provenance de 15 pays membres du CAMES, d’Allemagne, du Canada, de France, d’Éthiopie et du Nigéria, ont été l’occasion de la présentation, de l’amendement et de l’appropriation par la communauté scientifique, des documents de cette stratégie de redynamisation de la Recherche. La Déclaration de politique commune de Recherche dans l’espace CAMES, ainsi que la stratégie de redynamisation de la Recherche, constituent ainsi la réponse de notre Institution commune, pour une Recherche scientifique visible et impactante, aux cœurs des politiques nationales ; à l’image de l’Afrique que nous voulons : une Afrique où la Recherche scientifique est un facteur de solidarité, de résilience et de développement. Ce fut tout l’enjeu des 7èmes Journées Scientifiques du CAMES qui se sont achevées à Lomé, dans une atmosphère d’excellence scientifique et d’intégration académique véritable.𝐆𝐚𝐫𝐝𝐨𝐧𝐬 𝐭𝐨𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐚̀ 𝐥’𝐞𝐬𝐩𝐫𝐢𝐭 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝐂𝐀𝐌𝐄𝐒 𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧 𝐦𝐨𝐝𝐞̀𝐥𝐞 𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝’𝐢𝐧𝐭𝐞́𝐠𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐜𝐚𝐝𝐞́𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐫𝐞́𝐮𝐬𝐬𝐢𝐞, 𝐜𝐫𝐞́𝐞́ 𝐩𝐚𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧𝐬, 𝐚𝐟𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐦𝐨𝐮𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐥’𝐞𝐱𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐚𝐜𝐚𝐝𝐞́𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐥𝐢𝐝𝐚𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐬𝐜𝐢𝐞𝐧𝐭𝐢𝐟𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐞 𝐝𝐞́𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐮𝐫𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐟𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞. 𝐍𝐨𝐮𝐬 𝐝𝐞𝐯𝐨𝐧𝐬, 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐣𝐚𝐦𝐚𝐢𝐬, 𝐞̂𝐭𝐫𝐞 𝐟𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐈𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐞 𝐞𝐭 œ𝐮𝐯𝐫𝐞𝐫 𝐞𝐧𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞, 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐫𝐯𝐞𝐫, 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐨𝐥𝐢𝐝𝐞𝐫 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐯𝐚𝐥𝐨𝐫𝐢𝐬𝐞𝐫.www.lecames.org/le-cames-un-modele-dintegration-academique-reussi-au-service-de-lexcellence-scien... ... See MoreSee Less
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Le CAMES
𝐑𝐞𝐯𝐢𝐯𝐞𝐳 𝐥𝐚 𝐜𝐞́𝐫𝐞́𝐦𝐨𝐧𝐢𝐞 𝐝'𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐝𝐞𝘀 𝟳𝗲̀𝗺𝗲𝘀 𝗝𝗼𝘂𝗿𝗻𝗲́𝗲𝘀 𝗦𝗰𝗶𝗲𝗻𝘁𝗶𝗳𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗱𝘂 #𝐂𝐀𝐌𝐄𝐒 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐪𝐮𝐞𝐥𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐞𝐱𝐭𝐫𝐚𝐢𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐝𝐢𝐬𝐜𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐧𝐨𝐧𝐜𝐞́𝐬 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐨𝐟𝐟𝐢𝐜𝐢𝐞𝐥𝐬 ... See MoreSee Less
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Le CAMES
𝗝𝗦𝗗𝗖-𝟳 : 𝗹𝗲 𝗦𝗲𝗰𝗿𝗲́𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗚𝗲́𝗻𝗲́𝗿𝗮𝗹 𝗱𝘂 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦 𝗿𝗲𝗻𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗲 𝗖𝗼𝗺𝗶𝘁𝗲́ 𝗟𝗼𝗰𝗮𝗹 𝗱’𝗢𝗿𝗴𝗮𝗻𝗶𝘀𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻La délégation du Secrétariat général du CAMES, présente à Lomé en prélude aux 7èmes Journées Scientifiques du CAMES, qui se sont tenues du 9 au 12 mars 2026, a rencontré le Comité Local d’Organisation pour une réunion de cadrage à quelques jours de l’événement. Cette séance de travail, présidée par le Ministre de l’Éducation nationale, M. Mama OMOROU, s’est déroulée le 6 mars 2026 dans les locaux du Ministère. La délégation du Secrétariat général était conduite par son Secrétaire Général, Pr Souleymane KONATÉ, accompagné des Directeurs des Programmes, Pr Ali DOUMMA et Pr Saturnin ENZONGA YOCA, du Directeur des Affaires Administratives et Financières, M. Issoufou SOULAMA, et de la Responsable communication, Mme Sandrine OUATTARA.En introduction à cette séance de travail, le Secrétaire Général du CAMES a chaleureusement remercié le Ministre de l’Éducation nationale, M. Mama OMOROU, pour l’accueil chaleureux dont a bénéficié sa délégation dès son arrivée à Lomé. Il a par ailleurs salué la mobilisation qui prévaut pour l’organisation de ce grand rendez-vous que constituent les Journées Scientifiques du CAMES. Il a par la suite présenté le programme des discussions de cette séance, avant de retourner la parole au président de séance, le Ministre OMOROU.Après un tour de table des participants, le Ministre a présidé cette séance autour des interventions des principaux acteurs de l’organisation des Journées Scientifiques. Ainsi, le Professeur Essohanam BOKO, Président du Comité Local d’Organisation a fait le point de l’état des lieux de l’organisation, autour des aspects de communication, de logistique, de salles dédiées aux activités, d’hébergement ou encore des expositions prévues. Son intervention a été suivis du point relatif au travail du Comité scientifique, présenté par le Professeur Saturnin ENZONGA YOCA, Directeur des Programmes chargé de l’Assurance Qualité, de la Recherche et du partenariat. Il s’est appesantit sur les travaux préparatoires du Comité scientifique et sur la préparation des différents panels thématiques prévus pour ces Journées Scientifiques. La cérémonie de décoration prévue à la suite de la cérémonie de clôture de ces Journées a été présentée dans les détails par le Professeur Ali DOUMMA, Directeur des Programmes en charge des Comités Consultatifs Interafricains, des Concours d’Agrégation et de l’Ordre International des Palmes Académiques du CAMES, par ailleurs Secrétaire de l’Ordre. Il a saisi cette occasion pour également faire le point des préparatifs de la Réunion extraordinaire du Comité Consultatif Général du CAMES qui s’est tenue les 10 et 11 mars 2026, en marge de ces Journées Scientifiques.Des échanges ont suivi ces présentations, revenant sur des points d’attention et renforçant les instructions et conseils d’usage pour une organisation optimale de ce rendez-vous, qui doit réunir près de 1000 participants à Lomé. Les Présidents des Universités de Lomé et de Kara, présents à cette séance, ont réaffirmé toutes les dispositions prises pour la bonne tenue de toutes les activités prévues pour l’évènement.www.lecames.org/jsdc-7-le-secretaire-general-du-cames-rencontre-le-comite-local-dorganisation/ ... See MoreSee Less
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Le CAMES
𝗟𝗮 𝟳𝗲̀𝗺𝗲 𝗲́𝗱𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲𝘀 𝗝𝗼𝘂𝗿𝗻𝗲́𝗲𝘀 𝗦𝗰𝗶𝗲𝗻𝘁𝗶𝗳𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗱𝘂 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦 (𝗝𝗦𝗗𝗖-𝟳) 𝗲𝗻 𝗰𝗵𝗶𝗳𝗳𝗿𝗲Les travaux de la 7ème édition des Journées Scientifiques du #CAMES (#JSDC-7) ont été rythmés par : une Conférence ministérielle, quatre panels thématiques, un Side Event, des communications ainsi que des expositions sur la Recherche et l’Innovation. Neuf cent quatre-vingt-deux (982) communications (orales et posters) étaient attendues et sept cent quatre-vingt-quatorze (794) ont été finalement présentées lors des sessions parallèles des Programmes Thématiques de Recherche du CAMES (PTRC),Plus de 1 000 participants ont été présents, parmi lesquels des scientifiques, des partenaires et des prospects provenant de 15 pays de l’espace CAMES, ainsi que d’Allemagne, du Canada, de France, du Nigéria et d’Éthiopie.#JSDC-7 : Statistiques de participationwww.lecames.org/les-7eme-edition-des-journees-scientifiques-du-cames-jsdc-7-en-chiffre/ ... See MoreSee Less
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