A la découverte de nos IESR : l’Université du Sine Saloum El-Hâdj Ibrahima NIASS du Sénégal


Pour notre rubrique de mise en lumière de nos IESR, la rédaction du Lundi CAMES vous invite à découvrir l’Université du Sine Saloum El-Hâdj Ibrahima NIASS (USSEIN) du Sénégal, à travers l’interview de son Recteur, Professeur Diégane DIOUF. Bonne lecture !


Professeur Diégane DIOUF

Professeur Titulaire du CAMES en Biologie végétale (Microbiologie), de l’Université Cheikh Anta DIOP.

Recteur de l’Université du Sine Saloum El-Hâdj Ibrahima NIASS.


Merci de vous présenter à nos lecteurs


Je me nomme Diégane DIOUF, Professeur Titulaire du CAMES, Recteur de l’Université du Sine Saloum El-Hâdj Ibrahima NIASS, Chevalier de l’Ordre national du Lion du Sénégal, Membre du CTS SNA (2021-2025).


Pouvez-vous nous présenter votre Université et les filières ?


L’Université du Sine Saloum de Kaolack (USSK) a été créée par décret n°2013-173 du 25 janvier 2013. Elle sera par la suite dénommée Université du Sine Saloum El-Hâdj Ibrahima NIASS (USSEIN), par décret n° 2015-642 du 18 mai 2015. Sa création répond à un souci d’équité sociale et d’élargissement de la carte universitaire du Sénégal, conformément à la Recommandation n°7 de la Concertation nationale sur l’avenir de l’enseignement supérieur (CNAES) : « Réaménager et pérenniser la carte universitaire en tenant compte des pôles de développement »[1].

L’USSEIN est spécialisée dans les métiers de l’agriculture. C’est pourquoi elle est implantée dans la zone de production agricole du Sénégal par essence (Bassin arachidier). Le fort potentiel agricole de la zone offre toutes les opportunités pour une Université thématique dont les programmes épousent la chaine de valeurs agricoles. Elle polarise les trois (03) régions administratives de la région naturelle du Sine Saloum (Fatick, Kaolack et Kaffrine).

L’USSEIN a été créée avec une vision claire et ambitieuse de devenir une Institution de référence en matière d’Enseignement supérieur, de Recherche et d’Innovation et de développement agricole au Sénégal et dans la sous-région.

A ce titre, elle est chargée de contribuer :

  • à la formation initiale et à la formation continue, ainsi qu’à la préparation des étudiants à l’insertion dans la vie active;
  • au développement de la Recherche scientifique aux niveaux national et international, pour l’essor économique et social du Sénégal et de la sous-région;
  • à la promotion de la Recherche scientifique et technologique pour une maîtrise des sciences, des techniques et du savoir-faire;
  • à l’offre de services à la communauté;
  • au développement des valeurs culturelles africaines;
  • à la promotion de la coopération internationale avec les Universités étrangères;
  • à la Recherche scientifique et technique, à l’Innovation ainsi qu’à la valorisation de ses résultats.

L’USSEIN a développé 36 licences professionnalisantes qui couvrent la chaîne de valeurs agricoles à la suite d’enquêtes sur les besoins en compétences en agriculture et aux métiers connexes. Basées sur l’approche par compétences, ces formations sont fonctionnelles depuis l’ouverture officielle de l’USSEIN en 2019.

Trois (03) programmes de Masters ont également été mis en place (Master en Aménagement agrotouristique et Ingénierie culturelle, Master Géomatique et Master en Agroécologie et systèmes alimentaires durables).

L’USSEIN compte 12 départements répartis entre quatre (04) UFR : i) Sciences agronomiques, Élevage, Pêche, Aquaculture et Nutrition, ii) Sciences fondamentales et de l’ingénieur, iii) Sciences sociales et environnementales, iv) Sciences économiques, juridiques et tourisme.


Quelles sont les innovations et particularités implémentées par votre Université ?


Le projet pédagogique de l’USSEIN se propose d’une part d’augmenter la contribution de l’agriculture au PIB national et d’autre part de régler une question d’équité sociale par un équilibrage de la distribution spatiale des Institutions d’Enseignement supérieur et de Recherche à l’échelle nationale. Pour cela, il s’appuie sur quatre piliers : i) diversification de l’offre de formations ; ii) professionnalisation des filières ; iii) promotion de l’entrepreneuriat et iv) développement d’un système d’Assurance Qualité.

Le modèle pédagogique de l’USSEIN est innovant dans son approche et cadre avec la vision 2050 d’un « Sénégal Souverain, Juste et Prospère ». Dès son ouverture, ses programmes d’enseignement ont été axés sur la professionnalisation et elle a mis en place un dispositif d’appui à l’insertion des diplômés. Cette option s’est matérialisée, entre autres, par la conception de maquettes orientées vers des compétences pratiques, la mise en place de modules sur l’entreprenariat et le leadership, l’intervention des professionnels dans les enseignements, la création d’une commission employabilité, la mise en place d’un incubateur d’entreprises.

A l’effet de renforcer les liens avec ses zones d’implantation, l’USSEIN expérimente la mise en place d’un dispositif « Université – Territoires – Entreprises » (DUTE) qui servira d’interface avec le monde professionnel pour le développement des stages et de l’alternance. Il assurera la coordination et le pilotage d’un réseau d’incubateurs implantés dans les territoires des trois (03) campus de l’USSEIN. Il contribuera au suivi de l’insertion et la promotion des métiers agricoles.


Quels sont les grands défis auxquels vous faites face ?


La faiblesse du budget et le déficit de personnel représentent les principales contraintes de l’USSEIN. Entre 2019 et 2024, le nombre des étudiants inscrits est passé de 1697 à 7397. Alors que le recrutement de personnel d’Enseignement et de Recherche n’a pas suivi la même tendance. Ainsi, le ratio effectif étudiants/enseignant à l’USSEIN est de 111 contre 60,44 et 23, respectivement pour le taux moyen des Universités publiques sénégalaises et la norme UNESCO [2]. Pour pallier ce déficit, l’USSEIN fait recours à des contractuels permanents et à plus de 400 vacataires.

A ces contraintes s’ajoutent d’autres défis majeurs comme le caractère multi-campus et la dispersion de son personnel d’Enseignement et de Recherche dans trois (03) régions géographiques du pays, les difficultés d’accès à internet, l’absence d’un tissu économique susceptible de proposer des offres de stages aux apprenants et la faible attractivité de ses sites d’implantation. Le contexte de quasi-concurrence entre les Universités sur toutes leurs missions constitue également une menace pour une jeune Université comme l’USSEIN.

Toutefois, ces défis et contraintes peuvent être transformés en opportunités pour l’USSEIN. L’engagement du gouvernement du Sénégal pour la souveraineté alimentaire constitue une opportunité à saisir pour une Université à vocation agricole. Son modèle pédagogique, basé sur la promotion de l’auto-emploi, est en adéquation avec les orientations stratégiques de l’État du Sénégal en matière de renforcement du capital humain et d’équité sociale.


Si vous deviez faire un bilan de l’année 2024, quelles ont été les grandes lignes à mettre en avant ?


Au cours de l’année 2024, l’USSEIN a initié des chantiers comme l’élaboration de son plan stratégique et d’un manuel de procédures. L’USSEIN après avoir mis en place une cellule interne d’Assurance Qualité a entamé des démarches pour son habilitation institutionnelle à délivrer des diplômes de l’Enseignement supérieur et l’accréditation de ses programmes de formation.


En termes de perspectives, quels sont les projets et grandes activités ?


Au regard de sa position géographique au centre du pays, l’USSEIN peut servir de levier stratégique dans la réalisation des objectifs de la Vision 2050 du Sénégal. Son modèle pédagogique avec des formations spécialisées en agriculture et métiers connexes peut contribuer au renforcement du capital humain et à l’équité sociale.

Grâce à la génération et à la diffusion de nouvelles techniques de production agricole sensibles au climat et de gestion durable des ressources naturelles, l’USSEIN peut contribuer à l’atteinte des objectifs de souveraineté alimentaire, de justice sociale et de prospérité durable du Sénégal.

De plus, avec une politique de Recherche orientée Recherche-action, l’Université peut être un acteur clé du développement de l’entrepreneuriat rural local et régional.

Pour ce faire, il nous semble essentiel de concevoir un cadre de gouvernance qui favorise l’autonomie, la transparence, la participation et l’innovation. Le projet de gouvernance que nous portons vise à transformer l’USSEIN en une Institution dynamique et résiliente, capable de relever les défis actuels et futurs de l’Enseignement supérieur et de contribuer significativement au développement durable du Sénégal.

Notre projet de gouvernance s’articule autour de cinq (05) axes interdépendants que sont : i) une gouvernance inclusive et transparente ; ii) l’excellence pédagogique et l’employabilité ; iii) la promotion de la Recherche et de l’Innovation ; iv) le développement de partenariats stratégiques ; et v) la recherche de ressources additionnelles.

  • Gouvernance inclusive et transparente

La collégialité et la transparence sont les principes essentiels d’une gouvernance universitaire. C’est ainsi que notre projet sera adossé à ces deux principes. Il nous paraît fondamental que des points de discussions sur la politique de l’Université soient mis en place afin de : i) renforcer l’inclusivité et ii) promouvoir la responsabilité du personnel et des étudiants.

Cependant, une gouvernance collégiale ne peut s’appuyer sur la force de son collectif qu’à la seule condition que l’information y circule en toute transparence entre toutes les parties prenantes et à tous les niveaux des instances de décisions (départements, UFRs, Conseil académique et Conseil d’administration).

  • Promotion de l’excellence pédagogique et de l’employabilité

Nous comptons mettre en œuvre des stratégies afin d’aligner l’excellence pédagogique, l’employabilité et l’insertion professionnelle des apprenants. A cet effet, il nous paraît essentiel de rendre effective, la politique d’Assurance Qualité et de valoriser l’offre de formation de l’USSEIN, à ce jour peu connue.

  • Promotion de la Recherche et de l’Innovation

Nous comptons développer des initiatives allant dans le sens d’une mise en œuvre d’une politique de Recherche-action et d’Innovation à l’USSEIN. Ainsi, nous proposons, entre autres, de : i) développer avec les collectivités territoriales des projets multidisciplinaires et innovants et ii) soutenir des initiatives de responsabilité sociale de l’Université.

  • Développement de partenariats stratégiques

Les Universités doivent, en plus de leurs missions classiques, assumer d’autres responsabilités en termes d’externalités positives induites par leur présence sur un territoire (impact en termes de vitalité économique, sociale et culturelle). L’USSEIN dispose d’un partenariat diversifié et assez dynamique. C’est ainsi que nous sommes en train d’expérimenter un Dispositif Université Territoires Entreprises (DUTE), pour développer des partenariats entre l’USSEIN, les collectivités territoriales et des entreprises agricoles locales afin d’offrir aux étudiants des stages, des ateliers pratiques et des projets de fin d’études en lien avec les besoins du marché.

Nous comptons développer le partenariat sous-régional à l’effet d’ouvrir de nouvelles voies de collaboration pour notre Université et d’enrichir les expériences académiques des enseignants et des étudiants.

  • Recherche de ressources additionnelles

Le budget de l’USSEIN est financé à plus de 97% par la subvention de l’Etat. A ce jour, il n’existe aucune politique de génération de ressources propres à l’Université. Or, la recommandation n°23 de la CNAES [3] mais également la loi n°2015-26 du 26 décembre 2015 relative aux Universités publiques, incitent ces dernières à promouvoir un partenariat dynamique entre l’Université et l’entreprise par une meilleure ouverture sur le monde du travail. Nous proposons d’améliorer le financement à l’USSEIN à travers : la mise en place d’une Fondation de l’USSEIN, les fonctions de services, les fonds compétitifs et les partenariats variés. En plus des formations continues qui seront mises en place, l’USSEIN va exploiter son patrimoine foncier en mettant en place des fermes intégrées.


Un dernier mot pour les lecteurs ?


Notre ambition est de concrétiser la vision de l’USSEIN de devenir une Institution de référence en matière d’Enseignement supérieur, de Recherche, d’Innovation et de développement agricole au Sénégal et dans la sous-région.

Pour ce faire, l’amélioration continue de la concordance entre la qualité académique, l’employabilité et l’insertion professionnelle des apprenants et la génération de ressources additionnelles pour l’Université figurent parmi les actes forts que nous comptons mettre en œuvre en priorité.

Toutefois, une jeune Université comme l’USSEIN a besoin d’accompagnement de l’État et des partenaires pour sa montée en puissance. C’est dans ce sens que nous saluons les initiatives du CAMES pour asseoir une politique commune de Recherche mais également pour favoriser la coopération entre les différents établissements d’Enseignement supérieur et de Recherche de l’espace CAMES. Nous nous félicitons également de l’initiative du Secrétaire Général de mettre en place des pôles de compétences suivant les Programmes Thématiques de Recherche Innovation et développement reliés aux écoles doctorales et qui créeront une masse critique de Chercheurs en mesure d’adresser les priorités de Recherche en Afrique.


Références bibliographiques :

[1] : https://www.univ-thies.sn/images/documents/Rapport_general_de_la_CNAES.pdf

[2] : Cabral F.J., Ba M. E. H., Dia O., Sylla C. I. (2020). Efficacité interne du système d’enseignement supérieur au Sénégal. LIENS, 30, 1, 161-186. https://fastef.ucad.sn/liens/LIEN30/v1_liens30_article9.pdf

[3] : Rapport CNAES, page 36.

2 days ago

Le CAMES
𝐋𝐄 𝐂𝐀𝐌𝐄𝐒 : 𝐔𝐍 𝐌𝐎𝐃𝐄̀𝐋𝐄 𝐃’𝐈𝐍𝐓𝐄́𝐆𝐑𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐀𝐂𝐀𝐃𝐄́𝐌𝐈𝐐𝐔𝐄 𝐑𝐄́𝐔𝐒𝐒𝐈𝐄, 𝐀𝐔 𝐒𝐄𝐑𝐕𝐈𝐂𝐄 𝐃𝐄 𝐋’𝐄𝐗𝐂𝐄𝐋𝐋𝐄𝐍𝐂𝐄 𝐒𝐂𝐈𝐄𝐍𝐓𝐈𝐅𝐈𝐐𝐔𝐄 𝐄𝐍 𝐀𝐅𝐑𝐈𝐐𝐔𝐄 𝐃𝐄𝐏𝐔𝐈𝐒 𝟓𝟖 𝐀𝐍𝐒𝐔𝐧 𝐞𝐱𝐞𝐦𝐩𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐥𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐝’𝐢𝐧𝐭𝐞́𝐠𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐜𝐚𝐝𝐞́𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐚̀ 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐫𝐯𝐞𝐫Le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) est une Institution interétatique créée par des Chefs d’États africains à Niamey (Niger) en 1968, au lendemain des indépendances, pour développer l’entraide et la solidarité scientifique entre les États membres, dans un contexte d’africanisation des cadres des Universités et de l’administration publique.La principale mission assignée au CAMES par ses pères fondateurs, Chefs d’État visionnaires, était de « coordonner les systèmes d’Enseignement supérieur et de Recherche, afin d’harmoniser les programmes et les niveaux de recrutement dans les différents établissements d’Enseignement supérieur et de Recherche ».Depuis 58 ans, le CAMES remplit cette mission régalienne, et apparaît aujourd’hui comme une véritable Agence régionale d’Assurance Qualité, à travers notamment ses Programmes statutaires portants sur l’évaluation académique et la promotion des ressources humaines aux différents grades de l’Enseignement supérieur, ainsi que l’accréditation des programmes de formation universitaire.Cette résilience du CAMES, à la différence d’autres Institutions d’intégration africaine post indépendance, s’explique aussi bien par sa légitimité institutionnelle et les services rendus aux États, que par la crédibilité et la reconnaissance internationale de ses procédures d’évaluation et de promotion dans l’Enseignement supérieur.En effet, depuis 1972 pour le Programme Reconnaissance et Équivalence des Diplômes (PRED), 1976 pour les Comités Consultatifs Interafricains (CCI), et 1982-1983 pour les Concours d’Agrégation, le CAMES fournit de manière continue des cadres de haut niveau qui animent les centres hospitaliers, les Universités, Grandes écoles et Instituts de Recherche, ainsi que les hautes fonctions dans les administrations publiques et privées des États africains et des Organisations internationales.Les programmes d’évaluation par les pairs et de promotion aux différents grades universitaires du CAMES, de par leur caractère participatif, inclusif et fondé sur des référentiels communs répondant aux standards et exigences de qualité académiques et scientifiques les plus élevés au monde, ont contribué à la création de l’un des espaces académiques les plus rigoureux, les plus vastes et les mieux intégrés en Afrique.En effet, la reconnaissance et la validité de plein droit des diplômes et des grades universitaires par l’ensemble des 19 États membres, produit d’un processus rigoureux d’évaluation mené par une communauté de pairs évaluateurs issus de tous les pays membres, sur la base de référentiels uniques et acceptés de tous, promeuvent l’intégration académique en renforçant les liens académiques et la mobilité au sein de l’espace CAMES depuis plus d’un demi-siècle.Dans un contexte global, caractérisé par des turbulences diverses et une recomposition géopolitique du monde, l’Afrique a plus que jamais besoin d’union, de mutualisation, et d’intégration, pour assurer sa souveraineté scientifique et socioéconomique.Le rôle unique du CAMES, depuis 58 ans, dans l’harmonisation qualitative des systèmes d’Enseignement supérieur et de Recherche, et dans l’intégration académique africaine, est à saluer et à consolider, pour une Afrique plus intégrée et maître de son destin.𝐔𝐧𝐞 𝐝𝐲𝐧𝐚𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝’𝐚𝐦𝐞́𝐥𝐢𝐨𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐢𝐧𝐮𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥’𝐞𝐱𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐚𝐜𝐚𝐝𝐞́𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐚𝐮 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞 𝐝𝐮 𝐝𝐞́𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐟𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞Malgré le succès relatif du CAMES dans sa mission d’harmonisation des politiques d’Enseignement supérieur et d’intégration académique, force est de constater que la Recherche scientifique demeure « le talon d’Achille » de notre Institution panafricaine d’intégration académique.En effet, l’Afrique en général, et l’espace CAMES en particulier, se singularisent par leur faible contribution à la production scientifique mondiale et une faible visibilité scientifique, notamment dans les classements internationaux des Universités.Comment expliquer ce constat du mauvais classement de nos Universités dans ces systèmes internationaux, malgré l’existence du CAMES depuis plus d’un demi-siècle ? Que fait le CAMES pour inverser cette tendance, notamment au regard des missions et rôles assignés aux Universités de son espace ?Telles sont les interrogations légitimes et constructives qui méritent une réflexion collective et individuelle, afin de faire avancer nos systèmes d’Enseignement supérieur et de Recherche.Le constat de l’absence ou la faible représentation de nos Universités dans les classements internationaux est certes à mettre en corrélation avec la qualité de la Recherche scientifique menée dans nos Universités, mais nous devons également nous questionner sur l’adaptation des critères d’évaluation de ces systèmes aux réalités et aux missions de nos Universités.𝐃𝐞𝐬 𝐬𝐲𝐬𝐭𝐞̀𝐦𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐥𝐚𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐞𝐮 𝐚𝐝𝐚𝐩𝐭𝐞́𝐬 𝐚𝐮𝐱 𝐫𝐞́𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐔𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧𝐞𝐬La majorité des Universités « mères » en Afrique subsaharienne, et donc dans l’espace CAMES, a été créée à la veille des indépendances des États africains, par la puissance coloniale de l’époque.Elles sont donc relativement jeunes (cinquantenaires) par rapport aux Universités leaders du classement de Shangaï par exemple, qui cumulent plusieurs centaines d’années d’existence, au cours desquelles elles ont pu développer des programmes de Recherche sur le très long terme et des modèles économiques robustes pour le financement de la Recherche, indispensables par exemple pour l’obtention de prix Nobel scientifiques, l’un des critères majeurs du système de classement Shangaï.Cela ne devrait cependant pas dissuader nos Universités à participer à ces systèmes de classement prestigieux, dont certains sont plus accessibles (THE par exemple), ni justifier nos faibles performances scientifiques, mais simplement relativiser la lecture faite de ces classements de nos Universités.Bien au contraire, cette situation constitue un appel plus qu’urgent à investir dans la Recherche scientifique au sein de l’espace CAMES, et en Afrique, et sur le long terme. Il s’agit également d’un appel pressant à accompagner les Universités de notre espace pour une amélioration substantielle de leur visibilité scientifique, notamment à travers des publications scientifiques de haute facture.𝐐𝐮𝐞 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐥𝐞 𝐂𝐀𝐌𝐄𝐒 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐢𝐧𝐯𝐞𝐫𝐬𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐭𝐞𝐧𝐝𝐚𝐧𝐜𝐞 ?L’Université a toujours co-évolué avec la société à travers des influences mutuelles qui ont déterminé et continuent de déterminer les missions dévolues à ces Institutions académiques, originellement dédiées à la formation, à la Recherche et à la diffusion du savoir.S’inscrivant dans cette tradition de contrat social et historique de l’Université, les missions actuelles assignées aux Universités de l’espace CAMES peuvent se décliner comme suit : l’enseignement et la formation, la Recherche scientifique et l’Innovation technologique, l’employabilité des diplômés et les services à la société.C’est au regard de ces missions que le CAMES a fait évoluer ses référentiels et guides d’évaluation, en mettant l’accent ces dernières années, en plus des exigences pédagogiques et scientifiques, sur les questions de services à la communauté et à la société, pour ce qui concerne l’évaluation des Enseignants-chercheurs et Chercheurs (CCI, Concours d’Agrégation), et sur l’employabilité, dans le cadre de l’évaluation des programmes de formation (PRED).C’est le lieu de rappeler que le CAMES établit des listes d’aptitude permettant d’exercer des fonctions universitaires selon différents grades, tandis que le pouvoir de nomination reste entre les mains des États membres, dans le cadre de leur souveraineté.Le CAMES n’a pas vocation à financer la Recherche. Son rôle consiste plutôt à encourager les États à harmoniser et à faire évoluer leurs politiques d’Enseignement supérieur à travers des recommandations ciblées. Enfin, le CAMES valorise la méritocratie en reconnaissant la qualité et la quantité des travaux scientifiques produits, ainsi que les activités d’encadrement pédagogique.Il est bon de rappeler que dans le cadre de la révision régulière de ses guides d’évaluation, en particulier du dispositif CCI, le CAMES préconise souvent une exigence accrue en matière de publications scientifiques dans des revues indexées au sein de bases de données internationales reconnues telles que Scopus. Ces recommandations, qui d’ailleurs suscitent parfois des oppositions de la part de certains acteurs du système académique, qui les jugent trop contraignantes ou inadaptées aux réalités locales, visent à hisser la qualité et la visibilité de la Recherche, pour la mise en place d’un cadre d’exigence rigoureux au sein de notre espace d’intégration académique.C’est également dans cette perspective et pour l’affirmation d’une certaine souveraineté académique, que des réflexions sont en cours en vue de développer, en continuité de ses missions d’évaluation académique, un système CAMES de classement des Universités (CAMES-Ranking), mieux adapté aux réalités des Universités africaines et surtout fondé essentiellement sur les missions actuelles dévolues aux Universités de son espace, ainsi que sur les besoins et attentes des pays africains.Le CAMES, conscient de la faiblesse de la Recherche scientifique dans son espace, avec pour corollaire une faible visibilité scientifique internationale et un impact limité sur le développement socio-économique, a entrepris des réformes portées par les Secrétaires Généraux successifs de l’Institution.La création en 2013 des Programmes Thématiques de Recherche du CAMES (PTRC) et des Journées Scientifiques du CAMES (JSDC), répond à cette exigence de dynamisation de la Recherche scientifique dans l’espace CAMES.S’inscrivant dans cette dynamique constructive de notre Institution, pour l’adaptation et l’amélioration continue des systèmes d’Enseignement supérieur et de Recherche, l’équipe dirigeante actuelle du Secrétariat général du CAMES a élaboré, en concertation avec l’ensemble des parties prenantes, un Plan Stratégique de Développement du CAMES (PSDC) pour la période 2024-2028, porté par la vision de faire de l’Institution, « une référence internationale en matière d’évaluation scientifique et un véritable outil d’intégration académique au service du développement durable de l’Afrique ».Ce PSDC, adopté et soutenu par le Conseil des Ministres, se décline en sept (7) axes stratégiques, dont un (1) axe spécifiquement consacré au développement et à la valorisation de la Recherche scientifique dans l’espace CAMES.Ce processus de redynamisation de la Recherche dans l’espace CAMES a démarré lors des 6èmes Journées Scientifiques du CAMES, avec « l’Appel de Yamoussoukro pour une redynamisation de la Recherche et de l’Innovation au sein de l’espace CAMES », lancé par les 1185 participants de ce forum scientifique du CAMES, organisé en 2024 en Côte d’Ivoire.Les textes fondateurs de la stratégie de redynamisation de la Recherche scientifique dans l’espace CAMES ont été élaborés par l’ensemble des acteurs de la gouvernance (Directeurs Généraux chargés de la Recherche et de l’Innovation, Responsables d’Écoles Doctorales, Présidents des Comités Techniques Spécialisés, Coordonnateurs des PTRC, Responsables d’organismes de financement de la Recherche, Experts de la valorisation des résultats de la Recherche…) ainsi que la mise en œuvre des politiques de Recherche, lors d’un atelier réunissant une centaine de participants, à Bamako (Mali), en janvier 2026. Ces textes s’articulent autour d’une Déclaration de politique commune ambitieuse de Recherche scientifique dans l’espace CAMES, accompagnée d’une stratégie de mise en œuvre fondée sur la mutualisation, l’optimisation, la régulation, la promotion de l’excellence et la valorisation de la Recherche.Les récentes Journées Scientifiques du CAMES, tenues à Lomé (Togo) du 9 au 12 mars 2026, réunissant plus de 1000 participants en provenance de 15 pays membres du CAMES, d’Allemagne, du Canada, de France, d’Éthiopie et du Nigéria, ont été l’occasion de la présentation, de l’amendement et de l’appropriation par la communauté scientifique, des documents de cette stratégie de redynamisation de la Recherche. La Déclaration de politique commune de Recherche dans l’espace CAMES, ainsi que la stratégie de redynamisation de la Recherche, constituent ainsi la réponse de notre Institution commune, pour une Recherche scientifique visible et impactante, aux cœurs des politiques nationales ; à l’image de l’Afrique que nous voulons : une Afrique où la Recherche scientifique est un facteur de solidarité, de résilience et de développement. Ce fut tout l’enjeu des 7èmes Journées Scientifiques du CAMES qui se sont achevées à Lomé, dans une atmosphère d’excellence scientifique et d’intégration académique véritable.𝐆𝐚𝐫𝐝𝐨𝐧𝐬 𝐭𝐨𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐚̀ 𝐥’𝐞𝐬𝐩𝐫𝐢𝐭 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝐂𝐀𝐌𝐄𝐒 𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧 𝐦𝐨𝐝𝐞̀𝐥𝐞 𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝’𝐢𝐧𝐭𝐞́𝐠𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐜𝐚𝐝𝐞́𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐫𝐞́𝐮𝐬𝐬𝐢𝐞, 𝐜𝐫𝐞́𝐞́ 𝐩𝐚𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧𝐬, 𝐚𝐟𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐦𝐨𝐮𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐥’𝐞𝐱𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐚𝐜𝐚𝐝𝐞́𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐥𝐢𝐝𝐚𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐬𝐜𝐢𝐞𝐧𝐭𝐢𝐟𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐞 𝐝𝐞́𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐮𝐫𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐟𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞. 𝐍𝐨𝐮𝐬 𝐝𝐞𝐯𝐨𝐧𝐬, 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐣𝐚𝐦𝐚𝐢𝐬, 𝐞̂𝐭𝐫𝐞 𝐟𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐈𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐞 𝐞𝐭 œ𝐮𝐯𝐫𝐞𝐫 𝐞𝐧𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞, 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐫𝐯𝐞𝐫, 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐨𝐥𝐢𝐝𝐞𝐫 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐯𝐚𝐥𝐨𝐫𝐢𝐬𝐞𝐫.www.lecames.org/le-cames-un-modele-dintegration-academique-reussi-au-service-de-lexcellence-scien... ... See MoreSee Less
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Le CAMES
𝐑𝐞𝐯𝐢𝐯𝐞𝐳 𝐥𝐚 𝐜𝐞́𝐫𝐞́𝐦𝐨𝐧𝐢𝐞 𝐝'𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐝𝐞𝘀 𝟳𝗲̀𝗺𝗲𝘀 𝗝𝗼𝘂𝗿𝗻𝗲́𝗲𝘀 𝗦𝗰𝗶𝗲𝗻𝘁𝗶𝗳𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗱𝘂 #𝐂𝐀𝐌𝐄𝐒 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐪𝐮𝐞𝐥𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐞𝐱𝐭𝐫𝐚𝐢𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐝𝐢𝐬𝐜𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐧𝐨𝐧𝐜𝐞́𝐬 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐨𝐟𝐟𝐢𝐜𝐢𝐞𝐥𝐬 ... See MoreSee Less
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Le CAMES
𝗝𝗦𝗗𝗖-𝟳 : 𝗹𝗲 𝗦𝗲𝗰𝗿𝗲́𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗚𝗲́𝗻𝗲́𝗿𝗮𝗹 𝗱𝘂 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦 𝗿𝗲𝗻𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗲 𝗖𝗼𝗺𝗶𝘁𝗲́ 𝗟𝗼𝗰𝗮𝗹 𝗱’𝗢𝗿𝗴𝗮𝗻𝗶𝘀𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻La délégation du Secrétariat général du CAMES, présente à Lomé en prélude aux 7èmes Journées Scientifiques du CAMES, qui se sont tenues du 9 au 12 mars 2026, a rencontré le Comité Local d’Organisation pour une réunion de cadrage à quelques jours de l’événement. Cette séance de travail, présidée par le Ministre de l’Éducation nationale, M. Mama OMOROU, s’est déroulée le 6 mars 2026 dans les locaux du Ministère. La délégation du Secrétariat général était conduite par son Secrétaire Général, Pr Souleymane KONATÉ, accompagné des Directeurs des Programmes, Pr Ali DOUMMA et Pr Saturnin ENZONGA YOCA, du Directeur des Affaires Administratives et Financières, M. Issoufou SOULAMA, et de la Responsable communication, Mme Sandrine OUATTARA.En introduction à cette séance de travail, le Secrétaire Général du CAMES a chaleureusement remercié le Ministre de l’Éducation nationale, M. Mama OMOROU, pour l’accueil chaleureux dont a bénéficié sa délégation dès son arrivée à Lomé. Il a par ailleurs salué la mobilisation qui prévaut pour l’organisation de ce grand rendez-vous que constituent les Journées Scientifiques du CAMES. Il a par la suite présenté le programme des discussions de cette séance, avant de retourner la parole au président de séance, le Ministre OMOROU.Après un tour de table des participants, le Ministre a présidé cette séance autour des interventions des principaux acteurs de l’organisation des Journées Scientifiques. Ainsi, le Professeur Essohanam BOKO, Président du Comité Local d’Organisation a fait le point de l’état des lieux de l’organisation, autour des aspects de communication, de logistique, de salles dédiées aux activités, d’hébergement ou encore des expositions prévues. Son intervention a été suivis du point relatif au travail du Comité scientifique, présenté par le Professeur Saturnin ENZONGA YOCA, Directeur des Programmes chargé de l’Assurance Qualité, de la Recherche et du partenariat. Il s’est appesantit sur les travaux préparatoires du Comité scientifique et sur la préparation des différents panels thématiques prévus pour ces Journées Scientifiques. La cérémonie de décoration prévue à la suite de la cérémonie de clôture de ces Journées a été présentée dans les détails par le Professeur Ali DOUMMA, Directeur des Programmes en charge des Comités Consultatifs Interafricains, des Concours d’Agrégation et de l’Ordre International des Palmes Académiques du CAMES, par ailleurs Secrétaire de l’Ordre. Il a saisi cette occasion pour également faire le point des préparatifs de la Réunion extraordinaire du Comité Consultatif Général du CAMES qui s’est tenue les 10 et 11 mars 2026, en marge de ces Journées Scientifiques.Des échanges ont suivi ces présentations, revenant sur des points d’attention et renforçant les instructions et conseils d’usage pour une organisation optimale de ce rendez-vous, qui doit réunir près de 1000 participants à Lomé. Les Présidents des Universités de Lomé et de Kara, présents à cette séance, ont réaffirmé toutes les dispositions prises pour la bonne tenue de toutes les activités prévues pour l’évènement.www.lecames.org/jsdc-7-le-secretaire-general-du-cames-rencontre-le-comite-local-dorganisation/ ... See MoreSee Less
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Le CAMES
𝗟𝗮 𝟳𝗲̀𝗺𝗲 𝗲́𝗱𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲𝘀 𝗝𝗼𝘂𝗿𝗻𝗲́𝗲𝘀 𝗦𝗰𝗶𝗲𝗻𝘁𝗶𝗳𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗱𝘂 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦 (𝗝𝗦𝗗𝗖-𝟳) 𝗲𝗻 𝗰𝗵𝗶𝗳𝗳𝗿𝗲Les travaux de la 7ème édition des Journées Scientifiques du #CAMES (#JSDC-7) ont été rythmés par : une Conférence ministérielle, quatre panels thématiques, un Side Event, des communications ainsi que des expositions sur la Recherche et l’Innovation. Neuf cent quatre-vingt-deux (982) communications (orales et posters) étaient attendues et sept cent quatre-vingt-quatorze (794) ont été finalement présentées lors des sessions parallèles des Programmes Thématiques de Recherche du CAMES (PTRC),Plus de 1 000 participants ont été présents, parmi lesquels des scientifiques, des partenaires et des prospects provenant de 15 pays de l’espace CAMES, ainsi que d’Allemagne, du Canada, de France, du Nigéria et d’Éthiopie.#JSDC-7 : Statistiques de participationwww.lecames.org/les-7eme-edition-des-journees-scientifiques-du-cames-jsdc-7-en-chiffre/ ... See MoreSee Less
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