A la découverte de nos IESR : l’Université du Sine Saloum El-Hâdj Ibrahima NIASS du Sénégal


Pour notre rubrique de mise en lumière de nos IESR, la rédaction du Lundi CAMES vous invite à découvrir l’Université du Sine Saloum El-Hâdj Ibrahima NIASS (USSEIN) du Sénégal, à travers l’interview de son Recteur, Professeur Diégane DIOUF. Bonne lecture !


Professeur Diégane DIOUF

Professeur Titulaire du CAMES en Biologie végétale (Microbiologie), de l’Université Cheikh Anta DIOP.

Recteur de l’Université du Sine Saloum El-Hâdj Ibrahima NIASS.


Merci de vous présenter à nos lecteurs


Je me nomme Diégane DIOUF, Professeur Titulaire du CAMES, Recteur de l’Université du Sine Saloum El-Hâdj Ibrahima NIASS, Chevalier de l’Ordre national du Lion du Sénégal, Membre du CTS SNA (2021-2025).


Pouvez-vous nous présenter votre Université et les filières ?


L’Université du Sine Saloum de Kaolack (USSK) a été créée par décret n°2013-173 du 25 janvier 2013. Elle sera par la suite dénommée Université du Sine Saloum El-Hâdj Ibrahima NIASS (USSEIN), par décret n° 2015-642 du 18 mai 2015. Sa création répond à un souci d’équité sociale et d’élargissement de la carte universitaire du Sénégal, conformément à la Recommandation n°7 de la Concertation nationale sur l’avenir de l’enseignement supérieur (CNAES) : « Réaménager et pérenniser la carte universitaire en tenant compte des pôles de développement »[1].

L’USSEIN est spécialisée dans les métiers de l’agriculture. C’est pourquoi elle est implantée dans la zone de production agricole du Sénégal par essence (Bassin arachidier). Le fort potentiel agricole de la zone offre toutes les opportunités pour une Université thématique dont les programmes épousent la chaine de valeurs agricoles. Elle polarise les trois (03) régions administratives de la région naturelle du Sine Saloum (Fatick, Kaolack et Kaffrine).

L’USSEIN a été créée avec une vision claire et ambitieuse de devenir une Institution de référence en matière d’Enseignement supérieur, de Recherche et d’Innovation et de développement agricole au Sénégal et dans la sous-région.

A ce titre, elle est chargée de contribuer :

  • à la formation initiale et à la formation continue, ainsi qu’à la préparation des étudiants à l’insertion dans la vie active;
  • au développement de la Recherche scientifique aux niveaux national et international, pour l’essor économique et social du Sénégal et de la sous-région;
  • à la promotion de la Recherche scientifique et technologique pour une maîtrise des sciences, des techniques et du savoir-faire;
  • à l’offre de services à la communauté;
  • au développement des valeurs culturelles africaines;
  • à la promotion de la coopération internationale avec les Universités étrangères;
  • à la Recherche scientifique et technique, à l’Innovation ainsi qu’à la valorisation de ses résultats.

L’USSEIN a développé 36 licences professionnalisantes qui couvrent la chaîne de valeurs agricoles à la suite d’enquêtes sur les besoins en compétences en agriculture et aux métiers connexes. Basées sur l’approche par compétences, ces formations sont fonctionnelles depuis l’ouverture officielle de l’USSEIN en 2019.

Trois (03) programmes de Masters ont également été mis en place (Master en Aménagement agrotouristique et Ingénierie culturelle, Master Géomatique et Master en Agroécologie et systèmes alimentaires durables).

L’USSEIN compte 12 départements répartis entre quatre (04) UFR : i) Sciences agronomiques, Élevage, Pêche, Aquaculture et Nutrition, ii) Sciences fondamentales et de l’ingénieur, iii) Sciences sociales et environnementales, iv) Sciences économiques, juridiques et tourisme.


Quelles sont les innovations et particularités implémentées par votre Université ?


Le projet pédagogique de l’USSEIN se propose d’une part d’augmenter la contribution de l’agriculture au PIB national et d’autre part de régler une question d’équité sociale par un équilibrage de la distribution spatiale des Institutions d’Enseignement supérieur et de Recherche à l’échelle nationale. Pour cela, il s’appuie sur quatre piliers : i) diversification de l’offre de formations ; ii) professionnalisation des filières ; iii) promotion de l’entrepreneuriat et iv) développement d’un système d’Assurance Qualité.

Le modèle pédagogique de l’USSEIN est innovant dans son approche et cadre avec la vision 2050 d’un « Sénégal Souverain, Juste et Prospère ». Dès son ouverture, ses programmes d’enseignement ont été axés sur la professionnalisation et elle a mis en place un dispositif d’appui à l’insertion des diplômés. Cette option s’est matérialisée, entre autres, par la conception de maquettes orientées vers des compétences pratiques, la mise en place de modules sur l’entreprenariat et le leadership, l’intervention des professionnels dans les enseignements, la création d’une commission employabilité, la mise en place d’un incubateur d’entreprises.

A l’effet de renforcer les liens avec ses zones d’implantation, l’USSEIN expérimente la mise en place d’un dispositif « Université – Territoires – Entreprises » (DUTE) qui servira d’interface avec le monde professionnel pour le développement des stages et de l’alternance. Il assurera la coordination et le pilotage d’un réseau d’incubateurs implantés dans les territoires des trois (03) campus de l’USSEIN. Il contribuera au suivi de l’insertion et la promotion des métiers agricoles.


Quels sont les grands défis auxquels vous faites face ?


La faiblesse du budget et le déficit de personnel représentent les principales contraintes de l’USSEIN. Entre 2019 et 2024, le nombre des étudiants inscrits est passé de 1697 à 7397. Alors que le recrutement de personnel d’Enseignement et de Recherche n’a pas suivi la même tendance. Ainsi, le ratio effectif étudiants/enseignant à l’USSEIN est de 111 contre 60,44 et 23, respectivement pour le taux moyen des Universités publiques sénégalaises et la norme UNESCO [2]. Pour pallier ce déficit, l’USSEIN fait recours à des contractuels permanents et à plus de 400 vacataires.

A ces contraintes s’ajoutent d’autres défis majeurs comme le caractère multi-campus et la dispersion de son personnel d’Enseignement et de Recherche dans trois (03) régions géographiques du pays, les difficultés d’accès à internet, l’absence d’un tissu économique susceptible de proposer des offres de stages aux apprenants et la faible attractivité de ses sites d’implantation. Le contexte de quasi-concurrence entre les Universités sur toutes leurs missions constitue également une menace pour une jeune Université comme l’USSEIN.

Toutefois, ces défis et contraintes peuvent être transformés en opportunités pour l’USSEIN. L’engagement du gouvernement du Sénégal pour la souveraineté alimentaire constitue une opportunité à saisir pour une Université à vocation agricole. Son modèle pédagogique, basé sur la promotion de l’auto-emploi, est en adéquation avec les orientations stratégiques de l’État du Sénégal en matière de renforcement du capital humain et d’équité sociale.


Si vous deviez faire un bilan de l’année 2024, quelles ont été les grandes lignes à mettre en avant ?


Au cours de l’année 2024, l’USSEIN a initié des chantiers comme l’élaboration de son plan stratégique et d’un manuel de procédures. L’USSEIN après avoir mis en place une cellule interne d’Assurance Qualité a entamé des démarches pour son habilitation institutionnelle à délivrer des diplômes de l’Enseignement supérieur et l’accréditation de ses programmes de formation.


En termes de perspectives, quels sont les projets et grandes activités ?


Au regard de sa position géographique au centre du pays, l’USSEIN peut servir de levier stratégique dans la réalisation des objectifs de la Vision 2050 du Sénégal. Son modèle pédagogique avec des formations spécialisées en agriculture et métiers connexes peut contribuer au renforcement du capital humain et à l’équité sociale.

Grâce à la génération et à la diffusion de nouvelles techniques de production agricole sensibles au climat et de gestion durable des ressources naturelles, l’USSEIN peut contribuer à l’atteinte des objectifs de souveraineté alimentaire, de justice sociale et de prospérité durable du Sénégal.

De plus, avec une politique de Recherche orientée Recherche-action, l’Université peut être un acteur clé du développement de l’entrepreneuriat rural local et régional.

Pour ce faire, il nous semble essentiel de concevoir un cadre de gouvernance qui favorise l’autonomie, la transparence, la participation et l’innovation. Le projet de gouvernance que nous portons vise à transformer l’USSEIN en une Institution dynamique et résiliente, capable de relever les défis actuels et futurs de l’Enseignement supérieur et de contribuer significativement au développement durable du Sénégal.

Notre projet de gouvernance s’articule autour de cinq (05) axes interdépendants que sont : i) une gouvernance inclusive et transparente ; ii) l’excellence pédagogique et l’employabilité ; iii) la promotion de la Recherche et de l’Innovation ; iv) le développement de partenariats stratégiques ; et v) la recherche de ressources additionnelles.

  • Gouvernance inclusive et transparente

La collégialité et la transparence sont les principes essentiels d’une gouvernance universitaire. C’est ainsi que notre projet sera adossé à ces deux principes. Il nous paraît fondamental que des points de discussions sur la politique de l’Université soient mis en place afin de : i) renforcer l’inclusivité et ii) promouvoir la responsabilité du personnel et des étudiants.

Cependant, une gouvernance collégiale ne peut s’appuyer sur la force de son collectif qu’à la seule condition que l’information y circule en toute transparence entre toutes les parties prenantes et à tous les niveaux des instances de décisions (départements, UFRs, Conseil académique et Conseil d’administration).

  • Promotion de l’excellence pédagogique et de l’employabilité

Nous comptons mettre en œuvre des stratégies afin d’aligner l’excellence pédagogique, l’employabilité et l’insertion professionnelle des apprenants. A cet effet, il nous paraît essentiel de rendre effective, la politique d’Assurance Qualité et de valoriser l’offre de formation de l’USSEIN, à ce jour peu connue.

  • Promotion de la Recherche et de l’Innovation

Nous comptons développer des initiatives allant dans le sens d’une mise en œuvre d’une politique de Recherche-action et d’Innovation à l’USSEIN. Ainsi, nous proposons, entre autres, de : i) développer avec les collectivités territoriales des projets multidisciplinaires et innovants et ii) soutenir des initiatives de responsabilité sociale de l’Université.

  • Développement de partenariats stratégiques

Les Universités doivent, en plus de leurs missions classiques, assumer d’autres responsabilités en termes d’externalités positives induites par leur présence sur un territoire (impact en termes de vitalité économique, sociale et culturelle). L’USSEIN dispose d’un partenariat diversifié et assez dynamique. C’est ainsi que nous sommes en train d’expérimenter un Dispositif Université Territoires Entreprises (DUTE), pour développer des partenariats entre l’USSEIN, les collectivités territoriales et des entreprises agricoles locales afin d’offrir aux étudiants des stages, des ateliers pratiques et des projets de fin d’études en lien avec les besoins du marché.

Nous comptons développer le partenariat sous-régional à l’effet d’ouvrir de nouvelles voies de collaboration pour notre Université et d’enrichir les expériences académiques des enseignants et des étudiants.

  • Recherche de ressources additionnelles

Le budget de l’USSEIN est financé à plus de 97% par la subvention de l’Etat. A ce jour, il n’existe aucune politique de génération de ressources propres à l’Université. Or, la recommandation n°23 de la CNAES [3] mais également la loi n°2015-26 du 26 décembre 2015 relative aux Universités publiques, incitent ces dernières à promouvoir un partenariat dynamique entre l’Université et l’entreprise par une meilleure ouverture sur le monde du travail. Nous proposons d’améliorer le financement à l’USSEIN à travers : la mise en place d’une Fondation de l’USSEIN, les fonctions de services, les fonds compétitifs et les partenariats variés. En plus des formations continues qui seront mises en place, l’USSEIN va exploiter son patrimoine foncier en mettant en place des fermes intégrées.


Un dernier mot pour les lecteurs ?


Notre ambition est de concrétiser la vision de l’USSEIN de devenir une Institution de référence en matière d’Enseignement supérieur, de Recherche, d’Innovation et de développement agricole au Sénégal et dans la sous-région.

Pour ce faire, l’amélioration continue de la concordance entre la qualité académique, l’employabilité et l’insertion professionnelle des apprenants et la génération de ressources additionnelles pour l’Université figurent parmi les actes forts que nous comptons mettre en œuvre en priorité.

Toutefois, une jeune Université comme l’USSEIN a besoin d’accompagnement de l’État et des partenaires pour sa montée en puissance. C’est dans ce sens que nous saluons les initiatives du CAMES pour asseoir une politique commune de Recherche mais également pour favoriser la coopération entre les différents établissements d’Enseignement supérieur et de Recherche de l’espace CAMES. Nous nous félicitons également de l’initiative du Secrétaire Général de mettre en place des pôles de compétences suivant les Programmes Thématiques de Recherche Innovation et développement reliés aux écoles doctorales et qui créeront une masse critique de Chercheurs en mesure d’adresser les priorités de Recherche en Afrique.


Références bibliographiques :

[1] : https://www.univ-thies.sn/images/documents/Rapport_general_de_la_CNAES.pdf

[2] : Cabral F.J., Ba M. E. H., Dia O., Sylla C. I. (2020). Efficacité interne du système d’enseignement supérieur au Sénégal. LIENS, 30, 1, 161-186. https://fastef.ucad.sn/liens/LIEN30/v1_liens30_article9.pdf

[3] : Rapport CNAES, page 36.

1 day ago

Le CAMES
𝗨𝗻 𝗺𝗮𝗻𝘂𝗲𝗹 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗰𝗲́𝗱𝘂𝗿𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗽𝘁𝗮𝗯𝗹𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗳𝗶𝗻𝗮𝗻𝗰𝗶𝗲̀𝗿𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗻𝘀𝗼𝗹𝗶𝗱𝗲́ 𝗮𝘂 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗶𝘁 𝗱𝘂 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦 : 𝗹’𝗮𝘁𝗲𝗹𝗶𝗲𝗿 𝗱𝗲 𝗿𝗲𝗹𝗲𝗰𝘁𝘂𝗿𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗺𝗮𝗻𝘂𝗲𝗹𝘀 𝗱𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗰𝗲́𝗱𝘂𝗿𝗲𝘀 𝘀’𝗮𝗰𝗵𝗲̀𝘃𝗲 𝗮̀ 𝗞𝗼𝘂𝗱𝗼𝘂𝗴𝗼𝘂Le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur – CAMES a clôturé, le 11 avril 2026 à Koudougou, au Burkina Faso, l’atelier de relecture des manuels des procédures administratives, financières et comptables. Cet atelier s’est tenu du 6 au 11 avril 2026, dans le cadre de la mise en œuvre de son Plan Stratégique de Développement 2024-2028, notamment l’axe 1 dédié à l’amélioration de la gouvernance. La cérémonie de clôture de cet atelier a été présidée par le Directeur des Programmes en charge des Comités Consultatifs Interafricains, des Concours d’Agrégation et de l’Ordre International des Palmes Académiques du CAMES, Pr Ali DOUMMA, représentant le Secrétaire Général du CAMES.Les travaux de cet atelier stratégique interne ont été conduits par le Directeur des Affaires Administratives et Financières, M. Issoufou SOULAMA. L'atelier visait à actualiser les manuels des procédures comptables, financières et administratives de l’Institution, engagée dans un processus d’amélioration continue de sa gouvernance, en les adaptant aux nouvelles exigences financières et comptables et aux réalités de l’Institution. Au terme des travaux, le projet de manuel des procédures financières et comptables a été consolidé, et celui du manuel des procédures administratives abordé. Des recommandations ont également été formulées par les participants dans un esprit d’amélioration continue. Ces documents seront finalisés et présentés à la prochaine session du Conseil des Ministres du CAMES, Instance décisionnelle, pour leur validation.La cérémonie de clôture de cet atelier a été articulée autour de la lecture et de l’amendement du rapport de l’atelier par Mme Pascaline KOURAOGO, du mot du représentant des experts invités, M. Issa KONATÉ, du mot du Directeur des Affaires Administratives et Financières, M. Issoufou SOULAMA et du discours de clôture du Directeur des Programmes en Charge des Comités Consultatifs Interafricains, des Concours d’Agrégation et de l’OIPA CAMES, représentant le Secrétaire Général, Pr Ali DOUMMA.M. Dogo Issa KONATÉ, Chef de service renforcement des capacités à la Direction Générale du Budget du Ministère de l’Économie et des Finances du Burkina Faso, s’est dit honoré de prendre la parole au nom des personnes ressources. Il a réitéré la disponibilité du Ministère à accompagner le CAMES dans son processus de modernisation et d’efficacité de sa gestion.À sa suite, le Directeur des Affaires Administratives et Financières, M. Issoufou SOULAMA, a tenu à remercier l’ensemble des participants pour leur disponibilité, leur assiduité, les échanges francs et la dynamique constructive qui a prévalue tout le long des travaux. Le Directeur des Programmes, Pr Ali DOUMMA, représentant le Secrétaire Général du CAMES, a, dans l’allocution de clôture de cet atelier, exprimé ses chaleureux remerciements à l’ensemble des participants pour leur engagement, leur implication et leur sens critique. Il a rappelé l’importance stratégique des travaux de cet atelier qui contribuent à travers les documents élaborés, à consolider la crédibilité, la performance de l’Institution et la confiance placée par les États membres et les Partenaires en l’Institution. Il a chaleureusement félicité la Direction des Affaires Administratives et Financières sous le leadership de son Directeur, pour la qualité du travail et de l’organisation logistique de cet atelier. Il a par ailleurs invité les participants à maintenir leur disponibilité et leur implication vivaces, pour la finalisation de ces documents, socles et boussole de la gouvernance interne de l’Institution, et leur mise en œuvre. Ses propos se sont clos sur une note de gratitude appuyée à l’endroit des experts invités.www.lecames.org/un-manuel-des-procedures-comptables-et-financieres-consolide-au-profit-du-cames-l... ... See MoreSee Less
Voir sur Facebook

1 day ago

Le CAMES
𝗣𝗮𝗿𝘁𝗲𝗻𝗮𝗿𝗶𝗮𝘁 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦-𝗗𝗔𝗔𝗗 : 𝗹𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗴𝗿𝗮𝗺𝗺𝗲 𝗧𝗿𝗮𝗶𝗻𝗜𝗤𝗔 – 𝗔𝗳𝗿𝗶𝗾𝘂𝗲 – 𝗤𝗔 𝟮𝟬𝟮𝟲 𝗲𝘀𝘁 𝗼𝗳𝗳𝗶𝗰𝗶𝗲𝗹𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗮𝗻𝗰𝗲́ 𝗮̀ 𝗗𝗮𝗸𝗮𝗿Le programme TrainIQA – Afrique-QA 2026 a été officiellement lancé, le 30 mars 2026 à Dakar, à l’occasion du premier Atelier et de la conférence d’ouverture dudit programme. Cette initiative de formation, d’une durée d’un an, vise à renforcer les systèmes d’Assurance Qualité interne dans l’Enseignement supérieur en Afrique en général, et dans les États membres du CAMES, en particulier. Le programme est mis en œuvre par l’Université de Potsdam (Allemagne), en collaboration avec des partenaires internationaux et régionaux. Il s’inscrit dans le cadre du programme DIES (Dialogue on Innovative Higher Education Strategies), coordonné conjointement par le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES), l’Office allemand d’échanges universitaires (DAAD), et la Conférence des Recteurs allemands avec le soutien financier du Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement. L’Autorité Nationale d’Assurance Qualité de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation du Sénégal (ANAQ‑Sup) a été l’Institution hôte de cet atelier.Ce programme réunit 30 participants issus de 12 États membres du CAMES, accompagnés de Responsables institutionnels, notamment des dirigeants d’établissements d’Enseignement supérieur. Il constitue une étape importante dans le développement des compétences en Assurance Qualité ainsi que dans la structuration d’un réseau régional de professionnels du domaine.Le programme de formation s’étend sur une année et comprend trois modules principaux : un premier Atelier et une conférence d’ouverture en présentiel à Dakar, un deuxième Atelier à Potsdam (Allemagne), ainsi qu’un troisième module organisé en ligne. L’ensemble est complété par des activités pratiques et modulaires, adaptées aux réalités institutionnelles des Universités participantes.TrainIQA vise à former des spécialistes de l’Assurance Qualité interne tout en renforçant durablement les capacités institutionnelles en matière de gouvernance et de gestion de la qualité.www.lecames.org/partenariat-cames-daad-le-programme-trainiqa-afrique-qa-2026-est-officiellement-l... ... See MoreSee Less
Voir sur Facebook

1 day ago

Le CAMES
𝗔̀ 𝗹𝗮 𝗱𝗲́𝗰𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝘁𝗲 𝗱𝗲 𝗻𝗼𝘀 𝗜𝗘𝗦𝗥 : 𝗹’𝗨𝗻𝗶𝘃𝗲𝗿𝘀𝗶𝘁𝗲́ 𝗱𝗲 𝗞𝗶𝗻𝘀𝗵𝗮𝘀𝗮 (𝗨𝗡𝗜𝗞𝗜𝗡)La rédaction du Lundi CAMES a le plaisir de vous présenter dans cette édition, l’Université de Kinshasa (UNIKIN) à travers une interview de son Recteur, Prof Jean-Marie KAYEMBE NTUMBA.Nous vous en souhaitons une bonne lecture.𝗠𝗲𝗿𝗰𝗶 𝗱𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁𝗲𝗿 𝗮̀ 𝗻𝗼𝘀 𝗹𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀Je m’appelle Jean-Marie KAYEMBE NTUMBA, Médecin spécialiste en pneumologie. Je suis Professeur à l’Université de Kinshasa (UNIKIN) et actuellement le Recteur de cette Institution depuis septembre 2021.𝗣𝗼𝘂𝘃𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁𝗲𝗿 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗨𝗻𝗶𝘃𝗲𝗿𝘀𝗶𝘁𝗲́ 𝗲𝘁 𝘀𝗲𝘀 𝗳𝗶𝗹𝗶𝗲̀𝗿𝗲𝘀 ?Créée en 1954, sous l’appellation « Université Lovanium », l’Université de Kinshasa comprend pas moins de 70 Départements répartis en 13 Facultés : Droit; Sciences Économiques et de Gestion; Lettres et Sciences Humaines; Médecine; Médecine dentaire; Médecine vétérinaire; Pétrole, Gaz et Énergies nouvelles; Polytechnique; Psychologie et Sciences de l’Éducation; Sciences et Technologies; Sciences agronomiques et Environnement; Sciences pharmaceutiques; Sciences sociales; Administratives et Politiques. En plus des nombreuses filières des Facultés, l’UNIKIN comprend également pas moins de 30 filières réparties dans sept (7) Grandes Écoles : École de Santé publique; École de l’eau; École de criminologie; Institut One Health pour l’Afrique; Écoles des Sciences de la population et du Développement; École Régionale Postuniversitaire d’Aménagement et de Gestion Intégrée des Forêts et Territoires Tropicaux; Programme de formation en Gestion des politiques économiques.Avec quelques Centres de Recherche actifs, elle dispose de quatre (4) grandes Institutions des services à la société : des Cliniques universitaires; un Centre neuro psychopathologique; un Centre hospitalier; un grand Complexe scolaire d’application.Ses ressources humaines sont composées de 6966 agents dont 1463 Professeurs Docteurs de thèse comprenant 137 femmes, 2765 auxiliaires d’enseignement et de Recherche parmi lesquels 244 femmes (constituant le potentiel de la relève académique), un personnel administratif, technique et ouvrier estimé à 2738 agents dont 676 femmes, pour une population estudiantine de plus de 30000 étudiants. A l’instar de tous les établissements d’Enseignement supérieur et universitaire de la République Démocratique du Congo, l’UNIKIN est en pleine mutation de ses programmes à la réforme au LMD.Pour ce qui est de la gouvernance, je suis assisté de quatre (4) collaborateurs appelés Secrétaires généraux (équivalent de Vice-recteurs) en charge respectivement : des affaires académiques, de la Recherche, des affaires administratives et du budget. Deux de ces Secrétaires généraux sont des femmes.𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗜𝗻𝗻𝗼𝘃𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗲𝘁 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗶𝗰𝘂𝗹𝗮𝗿𝗶𝘁𝗲́𝘀 𝗱𝗲 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗨𝗻𝗶𝘃𝗲𝗿𝘀𝗶𝘁𝗲́ ?L’Université de Kinshasa excelle dans les Recherches agroalimentaires; Phytopharmaceutiques; Environnementales, précisément de l’eau et en géomatique; Éco épidémiologiques; en Santé publique; en Médecine tropicale; en Psychologie clinique; en Télécommunication et en Intelligence Artificielle.Capitalisant la présence d’une biodiversité multiforme que déterminent, l’importante aire de drainage du Bassin du fleuve Congo, la végétation et le climat inhérents à la position de la République Démocratique du Congo, à cheval sur la ligne Équateur, l’Université de Kinshasa s’est résolument engagée et impliquée dans la lutte contre le réchauffement climatique en promouvant la politique des énergies renouvelables. Elle a ainsi renforcé son expertise dans la Recherche sur l’eau et sur la forêt.Lire la suite : www.lecames.org/a-la-decouverte-de-nos-iesr-luniversite-de-kinshasa-unikin/ ... See MoreSee Less
Voir sur Facebook

1 week ago

Le CAMES
𝗜𝗻𝗳𝗼𝗿𝗺𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗿𝗲𝗹𝗮𝘁𝗶𝘃𝗲 𝗮𝘂𝘅 𝗯𝗮𝘀𝗲𝘀 𝗱’𝗶𝗻𝗱𝗲𝘅𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗿𝗲𝗰𝗼𝗺𝗺𝗮𝗻𝗱𝗲́𝗲𝘀 𝗽𝗮𝗿 𝗹𝗲 𝗖𝗼𝗺𝗶𝘁𝗲́ 𝗧𝗲𝗰𝗵𝗻𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗱𝗲 𝗩𝗲́𝗿𝗶𝗳𝗶𝗰𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲𝘀 𝗥𝗲𝘃𝘂𝗲𝘀 𝗱𝘂 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦 (𝗖𝗧𝗩𝗥/𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦)Dans le cadre de l’accompagnement des candidats dans la préparation de leurs dossiers aux sessions des Comités Consultatifs interafricains (#CCI) du #CAMES, le Secrétaire Général du CAMES a, dans une note en date du 7 août 2024 adressée aux Responsables des Institutions d’Enseignement supérieur et de Recherche, transmis une liste des éditeurs/maisons d’éditions considérés comme bases d’indexation ainsi que les bases d’indexation.Cette liste tout en étant non exhaustive est recommandée par le CAMES sur proposition du Comité Technique de Vérification des Revues (CTVR), après avis du Comité Consultatif Général (CCG), afin de guider les différents candidats dans le choix de leurs supports de publication.Consulter la note et les listes : www.lecames.org/information-relative-aux-bases-dindexations-recommandees-par-le-comite-technique-... ... See MoreSee Less
Voir sur Facebook

1 week ago

Le CAMES
𝗥𝗲́𝘁𝗿𝗼𝘀𝗽𝗲𝗰𝘁𝗶𝘃𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗝𝗦𝗗𝗖-𝟳La 7ème édition des Journées Scientifiques du #CAMES (#JSDC-7), s’est tenue du 9 au 12 mars 2026 à #Lomé, au Togo. Elle a réuni plus de 1 000 participants — Enseignants-chercheurs, Chercheurs, Doctorants, Experts, opérateurs économiques, décideurs politiques, Partenaires Techniques et Financiers, représentants de la diaspora africaine — issus de quinze pays de l’espace CAMES, d’Allemagne, du Canada, de France, du Nigéria et d’Éthiopie.𝗖𝗮𝗽𝘀𝘂𝗹𝗲 𝗿𝗲𝗽𝗼𝗿𝘁𝗮𝗴𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗝𝗦𝗗𝗖-𝟳Revivez, à travers ce reportage, les temps forts de cette édition : de la cérémonie d’ouverture à la Conférence ministérielle, en passant par les quatre panels thématiques, le side event, les communications scientifiques (orales et posters) présentées dans le cadre des Programmes Thématiques de Recherche du CAMES (PTRC), sans oublier les expositions dédiées à la Recherche et à l’Innovation.www.lecames.org/retrospective-sur-les-jsdc-7/www.youtube.com/watch?v=9_17Ptwku5o ... See MoreSee Less
Voir sur Facebook

2 weeks ago

Le CAMES
𝗟𝗲 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦 𝗲𝘁 𝗹𝗲 𝗙𝗼𝗻𝗱𝘀 𝗱𝗲 𝗥𝗲𝗰𝗵𝗲𝗿𝗰𝗵𝗲 𝗱𝘂 𝗤𝘂𝗲́𝗯𝗲𝗰 𝗮𝘂 𝗖𝗮𝗻𝗮𝗱𝗮 𝘀’𝗲𝗻𝗴𝗮𝗴𝗲𝗻𝘁 𝗮̀ 𝘀𝗰𝗲𝗹𝗹𝗲𝗿 𝘂𝗻 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗲𝗻𝗮𝗿𝗶𝗮𝘁 𝘀𝘁𝗿𝗮𝘁𝗲́𝗴𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹𝗲 𝗿𝗲𝗻𝗳𝗼𝗿𝗰𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗥𝗲𝗰𝗵𝗲𝗿𝗰𝗵𝗲 𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝗹’𝗜𝗻𝗻𝗼𝘃𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻Dans le cadre du renforcement des partenariats, en cohérence avec l’axe 6 du Plan Stratégique de Développement (PSDC) 2024-2028 du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES), le Secrétaire Général du CAMES, Professeur Souleymane KONATÉ, a effectué du 22 au 28 mars 2026, une mission de travail au Québec sur invitation du Fonds de Recherche du Québec (FRQ) à Montréal (Canada). Le Professeur KONATÉ était accompagné du Professeur Ali DOUMMA, Directeur des Programmes en charge des Comités Consultatifs Interafricains, des Concours d’Agrégation et de l’Ordre International des Palmes Académiques du CAMES et du Professeur Saturnin ENZONGA YOCA, Directeur des Programmes en charge de l'Assurance Qualité, de la Recherche et du Partenariat.Dans le cadre de cette mission, la délégation du CAMES a eu une séance de travail avec le Président-Directeur Général du Fonds, Professeur Rémi QUIRION, Scientifique en chef du Québec. Cette mission a ainsi permis d’explorer de nouvelles perspectives de collaboration dans les domaines de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, tout en offrant l’opportunité de s’imprégner des mécanismes québécois et canadiens de financement de la Recherche ainsi que des dispositifs d’évaluation de l’excellence académique.C’est dans ce cadre que le CAMES et le Fonds de Recherche du Québec ont franchi une étape majeure dans le renforcement de la coopération scientifique internationale, à travers la signature, le 27 mars 2026, au siège du FRQ à Montréal, d’une Déclaration d’intention commune.Signée par le Secrétaire Général du CAMES et le Président-Directeur Général du FRQ, cette Déclaration traduit une volonté partagée de structurer un partenariat stratégique, fondé sur la co-construction, la complémentarité et l’excellence scientifique.À travers cette Déclaration, les deux Institutions réaffirment leur engagement à faire de la Recherche et de l’Innovation des leviers essentiels du développement durable, tant en Afrique que dans l’espace québécois, dans une logique de coopération scientifique internationale ambitieuse.Les domaines de collaboration identifiés couvrent des enjeux majeurs pour les systèmes de Recherche contemporains. La Déclaration d’intention commune constitue une première étape vers la conclusion d’un accord-cadre qui viendra préciser les modalités opérationnelles de cette collaboration.À travers cette initiative, le CAMES et le FRQ réaffirment leur ambition commune : construire un espace scientifique ouvert, performant et solidaire, capable de répondre aux grands défis contemporains par la Recherche et l’Innovation.www.lecames.org/le-cames-et-le-fonds-de-recherche-du-quebec-au-canada-scellent-un-partenariat-str... ... See MoreSee Less
Voir sur Facebook