Le Directeur des Programmes chargé des Comités Consultatifs Interafricains, des Concours d’Agrégation et de l’Ordre International des Palmes Académiques du CAMES, Pr Ali DOUMMA, a représenté le CAMES, du 11 au 13 février 2026 à Grand Bassam (Côte d’Ivoire), à l’atelier national sur le Ranking des Universités ivoiriennes. Cet évènement s’est tenu sous le thème : « contribuer à l’amélioration durable du positionnement des Universités et Grandes Écoles ivoiriennes dans les classements universitaires internationaux en particulier le Times Higher Education (THE) Ranking « .

Organisé avec l’appui technique du FONSTI-PASRES, cet atelier a réuni l’ensemble des acteurs de l’écosystème universitaire et scientifique ivoirien ainsi que des experts internationaux venus partager leurs expériences en matière de positionnement stratégique des Universités dans les classements mondiaux.
Cette rencontre visait à instaurer un cadre institutionnel de concertation, de partage d’expériences et de renforcement des capacités en vue d’élaborer une approche nationale cohérente et opérationnelle pour améliorer durablement le positionnement des Universités ivoiriennes dans les classements internationaux.
La cérémonie d’ouverture de cet atelier, tenue le mercredi 11 février 2026, a été présidée par le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de la République de Côte d’Ivoire, Pr Adama DIAWARA.

Dans son mot de bienvenue, Dr Yaya SANGARÉ, Secrétaire Général du FONSTI, après les civilités d’usage, a félicité le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour son soutien multiple et multiforme aux Institutions d’Enseignement supérieur et de Recherche de la Côte d’Ivoire. Il a par ailleurs indiqué que malgré les réformes engagées et les investissements consentis ces dernières années dans le secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, les Universités ivoiriennes demeurent insuffisamment représentées dans les principaux classements universitaires internationaux. Il a poursuivi son propos en précisant que ce déficit persistant de visibilité et de reconnaissance internationales est en décalage avec le potentiel scientifique et la qualité des ressources humaines du pays. Il est revenu sur l’objectif de l’atelier qui est de contribuer à l’amélioration durable du positionnement des Universités et Grandes Écoles publiques ivoiriennes dans les classements internationaux dont le Times Higher Education qui semble plus accessible pour les Institutions locales.
Il a, par la suite, marqué l’entière disponibilité du FONSTI pour accompagner les Universités et Grandes Écoles ivoiriennes pour un meilleur positionnement dans les classements internationaux.

Dans son allocution d’ouverture, le Ministre Professeur Adama DIAWARA a tenu à préciser que dans un contexte mondial caractérisé par une concurrence accrue entre les nations et où la connaissance, la science et l’Innovation constituent des instruments décisifs de compétitivité et de souveraineté, les classements universitaires internationaux influencent fortement l’attractivité des établissements, la mobilité académique, les partenariats scientifiques et l’accès aux financements compétitifs.
« Les ignorer serait une grave erreur, les subir serait une faiblesse, les maîtriser et les transformer en leviers de développement est désormais une nécessité nationale », a-t-il indiqué. Pour le Ministre DIAWARA, l’absence des Universités ivoiriennes dans ces classements de référence ne reflète ni un manque de potentiel, ni un déficit de compétences, mais plutôt des défis structurels, organisationnels et stratégiques à relever avec méthode et détermination.
Il a ensuite clairement exprimé l’ambition affichée du Gouvernement de la Côte d’Ivoire, à savoir : « Positionner durablement les Universités ivoiriennes dans les classements régionaux et internationaux à l’horizon 2030″.
Toutefois, le Ministre DIAWARA a tenu à rappeler que le classement des Universités n’est pas une fin en soi car selon lui « le ranking est un outil de pilotage stratégique, un levier d’amélioration continue de la qualité et un instrument de performance au service de l’Enseignement, de la Recherche et de l’Innovation ».
Au-delà des indicateurs difficiles à atteindre à court terme (Prix Nobel, publications dans Nature ou Science), de nombreux critères sont à portée des établissements ivoiriens, a-t-il poursuivi.

Les travaux de l’atelier ont été par la suite marqués par une Conférence inaugurale, des panels de haut niveau, des sessions de partage d’expériences nationales et internationales et des sessions de formation sur le « Times Higher education (THE) » et « clarivate ».
Retour en images sur l’atelier :
