Droit de réponse à la tribune de Dandi GNAMOU sur Fasozine.com

Le journal en ligne www.fasozine.com a publié, le 28 juillet 2019, une tribune polémique et fallacieuse sur le CAMES — http://www.fasozine.com/tribune/7143-enseignement-superieur-le-cames-sur-la-sellette.html — dont l’auteure est Dandi GNAMOU, Enseignante-chercheure à l’Université d’Abomey-Calavi (Bénin), récemment frappée par la décision No SO/CM/CAMES/2019-10 du Conseil des Ministres du CAMES, pour manquements aux dispositions du Code d’éthique et de déontologie de notre Institution commune.

Dans ce droit de réponse, publié le 16 septembre 2019, le CAMES apporte des éclaircissements sur les différents propos de l’auteure qui cherche visiblement à jeter un discrédit sur notre Institution commune, et les actions entreprises sur instructions du Conseil des Ministres, en vue de sa modernisation juridique.

Par ce droit de réponse, le CAMES ne cherche pas à polémiquer, mais à éclairer l’opinion publique — les enseignants-chercheurs et chercheurs ainsi que les autorités étatiques sur les allégations qui lui sont faites.


À propos de la prétendue illégalité des mesures adoptées par la 36e session du Conseil des Ministres du CAMES

Les décisions  du Conseil des Ministres du CAMES tenu le 30 mai 2019 à Cotonou au Bénin, présidé par le Pr Jacques FAME DONGO, Ministre d’État, Ministre de l’Enseignement supérieur du Cameroun, signataire à ce titre des actes de la session, et co-présidé par le  Pr Alkassoum MAÏGA, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation du Burkina Faso, Vice-Président statutaire,  n’ont pas fini de susciter des réactions. 

Une tribune polémique a été ainsi publiée dans un journal burkinabé en ligne, Fasozine.com, le 28 juillet 2019. L’auteure, Madame Dandi GNAMOU,  s’y livre à une critique acerbe de certaines décisions adoptées par cette Instance suprême de l’auguste institution. Elle invoque leur caractère inopportun et illégal en se fondant sur la procédure suivie et sur les règles de fond adoptées.

Il importe d’apporter des éclaircissements et précisions face à cette critique qui, à n’en point douter, manque d’objectivité, de rigueur et de pertinence et participe plutôt à entretenir l’obscurantisme et à tromper le grand public. 

En ce qui concerne la procédure suivie, l’auteure fait valoir d’abord que certaines décisions du Conseil des Ministres du CAMES ont été adoptées avant l’entrée en vigueur des modifications apportées à la Convention portant statut du CAMES ; tel serait le cas du « Règlement intérieur du Conseil des Ministres adopté par Résolution n° 2019-013, mais prévu par la Résolution n° 2019-15 » ; selon l’auteure, « Elle (sic) porte un numéro antérieur à celle (sic) dont elle (sic) doit faire application ».

Dans l’esprit de l’auteure, la Résolution considérée comme mode d’adoption des décisions du Conseil des Ministres n’existe que depuis la révision de la Convention portant statut du CAMES en 2019 à Cotonou au Bénin. De ce fait, selon l’auteure, la Résolution portant adoption du Règlement intérieur des sessions ministérielles ne pouvait pas intervenir avant l’entrée en vigueur de la Résolution n° SO-CM/2019-015 portant révision de ladite Convention.

Une telle analyse procède d’une méconnaissance des textes de l’organisation et des pratiques institutionnelles en vigueur depuis la création du CAMES. La discussion sur l’entrée en vigueur de la Résolution n° SO-CM/2019-15, relative à la révision de la Convention portant statut du CAMES, n’aurait de sens que si le Règlement intérieur du Conseil des Ministres trouvait son fondement dans cette Résolution. Or, tel n’est pas le cas.

L’adoption de la Résolution n° SO-CM/2019-013 trouve son fondement dans les articles 10 et 11 de la Convention de 2000 portant Statut du CAMES. Il résulte de la combinaison de ces articles que le Conseil des Ministres, qui a compétence notamment pour adopter les Résolutions concernant les politiques d’Enseignement supérieur et de la Recherche ainsi que  pour examiner et approuver les comptes rendus des travaux du Comité des experts, y compris les propositions de résolutions et de recommandations, adopte ses décisions par consensus.

D’ailleurs, le Règlement intérieur que la Résolution n° SO-CM/2019-013 abroge et remplace a été adopté, à Ouagadougou, par Résolution du Conseil des Ministres le 17 avril 1989. Au vu de ce qui précède, il est aisé d’admettre que cet aspect de l’analyse de l’auteure est erroné, fallacieux et vise à entretenir la confusion sur le fonctionnement des instances supérieures du CAMES et la légalité de leurs actes, pour trouver une justification imaginaire à une situation somme toute personnelle.

L’auteure fait ensuite observer de manière factuelle inexacte que « l’autorisation des parlements nationaux est impérative (…) », que « créer une organisation internationale sur la base d’un traité en forme simplifiée est inadéquat (…) » et que « pour modifier un traité fondateur, il faut un autre traité (…) ». Les propos tendant à faire accréditer l’idée que le CAMES, pour avoir été créé en violation « des basiques du droit des traités et de l’État de droit », n’a jamais eu d’existence légale n’engagent que l’auteure qui les a tenus et qui, pourtant, a toujours bénéficié des prérogatives attachées à son titre d’agrégée obtenu dans le cadre des programmes du CAMES, notamment celui du Concours d’agrégation.

Cela dit, au-delà de l’amalgame entre procédures de création d’une organisation internationale et processus de modification d’un traité relatif au Statut d’une organisation déjà créée, il y a lieu de relever que l’observation révèle curieusement une grave méconnaissance des textes du CAMES, pour une personne qui a été à maintes reprises sollicitée comme expert au sein de l’Institution. En effet, c’est l’article 26 de la Convention portant Statut du CAMES, qui prévoit les modalités de  sa révision. Il résulte de ce texte que cette Convention peut être amendée ou révisée à la demande d’un État signataire, que le projet d’amendement doit recueillir l’avis favorable de deux autres États membres avant d’être remis au Secrétaire Général, que ledit projet est soumis au Conseil des Ministres et qu’il est adopté à la majorité des 2/3 des États membres. La procédure ainsi décrite débouche sur l’adoption, par le Conseil des Ministres, d’une Résolution validant les modifications ainsi apportées. Cette règle prévue par l’article 26 de la Convention de 2000 portant Statut du CAMES est traditionnellement consacrée par le droit des Traités. En effet, c’est le Traité fondateur qui prévoit les modalités de sa révision ainsi que les organes compétents pour y procéder.

S’agissant des règles de fond, l’auteure considère que du fait de l’adoption de la Résolution n° SO-CM/2019-015, le CAMES serait passé d’une organisation de coopération à une organisation supranationale, avec  pour effet de conférer à son Secrétaire Général « un pouvoir de légation… un pouvoir règlementaire autonome qui peut s’étendre à l’adoption de règlement d’exécution » et de faire du « Conseil des Ministres un parlement qui légifère dans le domaine de l’enseignement supérieur ».

L’idée selon laquelle le CAMES se transforme en organisation supranationale comparable à l’UEMOA avec la possibilité de prendre des « décisions qui s’imposeront aux États et s’appliqueront directement aux individus sans une internalisation préalable » est, de toute évidence, une vue de l’esprit. En effet le CAMES a toujours été une structure supranationale, à caractère spécifique. Il suffit pour s’en convaincre de se référer à ses textes fondamentaux.

Aux termes de l’article 6 de la Convention portant statut du CAMES, chaque programme du CAMES est régi par une Convention ou un Accord négocié et signé par les États qui acceptent d’en faire partie. Il en résulte que la signature par un État d’un Accord ou d’une Convention sous l’égide du CAMES implique l’engagement d’accepter et d’exécuter les obligations qui en découlent. En application des stipulations des Accords ou Conventions signés par les États dans le domaine de l’enseignement supérieur, le CAMES peut prendre des actes pour la réalisation des politiques communes.

C’est pour prendre en compte cette réalité que la Résolution n° SO-CM/2019-015 modifiant la Convention, a prévu deux types d’actes qui, bien que présentant des similitudes avec ceux qu’adoptent traditionnellement les organisations supranationales telles que l’UEMOA, n’en ont ni la même nature ni le même régime juridique.

Les actes émanant du CAMES, contrairement aux règlements et directives de l’UEMOA cités par l’auteure, ne sont pas formulés pour constituer un ordre juridique autonome mais plutôt pour harmoniser la position des États membres en vue de la réalisation de certains programmes et/ou la structuration des organes et instances du CAMES. Ces actes sont de deux ordres : les Directives et les Règlements.

Les Directives sont adoptées pour préciser les engagements que les États ont librement souscrits en vue de la réalisation des objectifs contenus dans les programmes ou pour déterminer les modalités de mise en œuvre des solutions communes dans les domaines prévus par l’article 4 de la Convention portant Statut du CAMES.

Les Règlements, en ce qui les concerne, n’ont ni pour objet ni pour effet de créer des droits ou des obligations au profit ou à la charge des ressortissants des États membres. Comme le prévoit le nouvel article 20-4 de la Convention dans sa rédaction due à la révision de 2019, ils sont destinés uniquement aux organes et instances du CAMES dont ils fixent les modalités de fonctionnement. Cela dit, l’absence de textes ayant un effet direct dans l’ordre juridique interne des États ne s’oppose pas à ce que le CAMES mette en place des instances chargées de prononcer les sanctions appropriées contre les enseignants et chercheurs qui, dans le cadre des programmes auxquels ils participent, s’écartent de manière délibérée des règles d’éthique et de déontologie qui garantissent la qualité des évaluations.  

Le CAMES n’est pas devenu, au vu de ce qui précède, une organisation supranationale par l’effet de la Résolution adoptée lors du dernier Conseil des ministres. Il a toujours été et demeure cette organisation investie par ses fondateurs de la mission d’harmoniser les politiques des États dans les domaines de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

La Résolution de 2019 modifiant la Convention portant Statut du CAMES a eu le mérite de préciser la nature des actes qui doivent être accomplis pour atteindre les objectifs visés et déterminer l’identité des organes ou des instances habilités à les adopter. L’adoption de cette Résolution ne peut donc avoir pour effet de transférer les compétences du Conseil des Ministres au Secrétaire Général qui en tant qu’organe d’exécution, exerce une mission générale de représentation, dirige l’administration du CAMES, exécute les décisions du Conseil des Ministres et des instances académiques et scientifiques du CAMES et participe à la conception des programmes (cf. article 17 de la Convention portant Statut du CAMES).

En ce qui concerne le Conseil des Ministres, il reste l’Instance voulue dès l’origine par les fondateurs du CAMES, c’est-à-dire  investie de la mission d’adopter les textes par lesquels sont définies les solutions communes et appropriées aux problèmes posés par les systèmes d’éducation, les établissements d’Enseignement supérieur, les Institutions de Recherche, les diplômes délivrés, l’accueil des étudiants, l’éducation, la formation et la circulation des étudiants ainsi que la mobilité des enseignants et des chercheurs.

En conclusion, il est à regretter que l’auteure, bénéficiaire des programmes du CAMES, ignore curieusement les textes de l’Organisation, les modalités de fonctionnement de ses instances ainsi que ses pratiques institutionnelles spécifiques. Il peut néanmoins lui être accordé le bénéfice des circonstances atténuantes.

Les textes du CAMES n’étant pas publiés, l’auteur peut soutenir au moins qu’elle n’est pas censée les connaitre. Mais, avec la création d’un Journal officiel du CAMES en vue d’assurer la publication des textes produits dans le cadre de notre Organisation commune, un tel système de défense ne pourra plus être opposé par les enseignants ou chercheurs de mauvaise foi prompts à demander, en invoquant l’absence de mesure de publicité, que soit écartée la règle selon laquelle nul n’est censé ignorer la loi.

Pour la mémoire et la responsabilité collective, il convient de noter que ce Conseil des Ministres ordinaire a été précédé d’une réunion des Experts et a connu la participation de 13 pays membres sur les 19 que regroupe le CAMES.

3 days ago

Le CAMES
𝐋𝐄 𝐂𝐀𝐌𝐄𝐒 : 𝐔𝐍 𝐌𝐎𝐃𝐄̀𝐋𝐄 𝐃’𝐈𝐍𝐓𝐄́𝐆𝐑𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐀𝐂𝐀𝐃𝐄́𝐌𝐈𝐐𝐔𝐄 𝐑𝐄́𝐔𝐒𝐒𝐈𝐄, 𝐀𝐔 𝐒𝐄𝐑𝐕𝐈𝐂𝐄 𝐃𝐄 𝐋’𝐄𝐗𝐂𝐄𝐋𝐋𝐄𝐍𝐂𝐄 𝐒𝐂𝐈𝐄𝐍𝐓𝐈𝐅𝐈𝐐𝐔𝐄 𝐄𝐍 𝐀𝐅𝐑𝐈𝐐𝐔𝐄 𝐃𝐄𝐏𝐔𝐈𝐒 𝟓𝟖 𝐀𝐍𝐒𝐔𝐧 𝐞𝐱𝐞𝐦𝐩𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐥𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐝’𝐢𝐧𝐭𝐞́𝐠𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐜𝐚𝐝𝐞́𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐚̀ 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐫𝐯𝐞𝐫Le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) est une Institution interétatique créée par des Chefs d’États africains à Niamey (Niger) en 1968, au lendemain des indépendances, pour développer l’entraide et la solidarité scientifique entre les États membres, dans un contexte d’africanisation des cadres des Universités et de l’administration publique.La principale mission assignée au CAMES par ses pères fondateurs, Chefs d’État visionnaires, était de « coordonner les systèmes d’Enseignement supérieur et de Recherche, afin d’harmoniser les programmes et les niveaux de recrutement dans les différents établissements d’Enseignement supérieur et de Recherche ».Depuis 58 ans, le CAMES remplit cette mission régalienne, et apparaît aujourd’hui comme une véritable Agence régionale d’Assurance Qualité, à travers notamment ses Programmes statutaires portants sur l’évaluation académique et la promotion des ressources humaines aux différents grades de l’Enseignement supérieur, ainsi que l’accréditation des programmes de formation universitaire.Cette résilience du CAMES, à la différence d’autres Institutions d’intégration africaine post indépendance, s’explique aussi bien par sa légitimité institutionnelle et les services rendus aux États, que par la crédibilité et la reconnaissance internationale de ses procédures d’évaluation et de promotion dans l’Enseignement supérieur.En effet, depuis 1972 pour le Programme Reconnaissance et Équivalence des Diplômes (PRED), 1976 pour les Comités Consultatifs Interafricains (CCI), et 1982-1983 pour les Concours d’Agrégation, le CAMES fournit de manière continue des cadres de haut niveau qui animent les centres hospitaliers, les Universités, Grandes écoles et Instituts de Recherche, ainsi que les hautes fonctions dans les administrations publiques et privées des États africains et des Organisations internationales.Les programmes d’évaluation par les pairs et de promotion aux différents grades universitaires du CAMES, de par leur caractère participatif, inclusif et fondé sur des référentiels communs répondant aux standards et exigences de qualité académiques et scientifiques les plus élevés au monde, ont contribué à la création de l’un des espaces académiques les plus rigoureux, les plus vastes et les mieux intégrés en Afrique.En effet, la reconnaissance et la validité de plein droit des diplômes et des grades universitaires par l’ensemble des 19 États membres, produit d’un processus rigoureux d’évaluation mené par une communauté de pairs évaluateurs issus de tous les pays membres, sur la base de référentiels uniques et acceptés de tous, promeuvent l’intégration académique en renforçant les liens académiques et la mobilité au sein de l’espace CAMES depuis plus d’un demi-siècle.Dans un contexte global, caractérisé par des turbulences diverses et une recomposition géopolitique du monde, l’Afrique a plus que jamais besoin d’union, de mutualisation, et d’intégration, pour assurer sa souveraineté scientifique et socioéconomique.Le rôle unique du CAMES, depuis 58 ans, dans l’harmonisation qualitative des systèmes d’Enseignement supérieur et de Recherche, et dans l’intégration académique africaine, est à saluer et à consolider, pour une Afrique plus intégrée et maître de son destin.𝐔𝐧𝐞 𝐝𝐲𝐧𝐚𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝’𝐚𝐦𝐞́𝐥𝐢𝐨𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐢𝐧𝐮𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥’𝐞𝐱𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐚𝐜𝐚𝐝𝐞́𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐚𝐮 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞 𝐝𝐮 𝐝𝐞́𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐟𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞Malgré le succès relatif du CAMES dans sa mission d’harmonisation des politiques d’Enseignement supérieur et d’intégration académique, force est de constater que la Recherche scientifique demeure « le talon d’Achille » de notre Institution panafricaine d’intégration académique.En effet, l’Afrique en général, et l’espace CAMES en particulier, se singularisent par leur faible contribution à la production scientifique mondiale et une faible visibilité scientifique, notamment dans les classements internationaux des Universités.Comment expliquer ce constat du mauvais classement de nos Universités dans ces systèmes internationaux, malgré l’existence du CAMES depuis plus d’un demi-siècle ? Que fait le CAMES pour inverser cette tendance, notamment au regard des missions et rôles assignés aux Universités de son espace ?Telles sont les interrogations légitimes et constructives qui méritent une réflexion collective et individuelle, afin de faire avancer nos systèmes d’Enseignement supérieur et de Recherche.Le constat de l’absence ou la faible représentation de nos Universités dans les classements internationaux est certes à mettre en corrélation avec la qualité de la Recherche scientifique menée dans nos Universités, mais nous devons également nous questionner sur l’adaptation des critères d’évaluation de ces systèmes aux réalités et aux missions de nos Universités.𝐃𝐞𝐬 𝐬𝐲𝐬𝐭𝐞̀𝐦𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐥𝐚𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐞𝐮 𝐚𝐝𝐚𝐩𝐭𝐞́𝐬 𝐚𝐮𝐱 𝐫𝐞́𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐔𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧𝐞𝐬La majorité des Universités « mères » en Afrique subsaharienne, et donc dans l’espace CAMES, a été créée à la veille des indépendances des États africains, par la puissance coloniale de l’époque.Elles sont donc relativement jeunes (cinquantenaires) par rapport aux Universités leaders du classement de Shangaï par exemple, qui cumulent plusieurs centaines d’années d’existence, au cours desquelles elles ont pu développer des programmes de Recherche sur le très long terme et des modèles économiques robustes pour le financement de la Recherche, indispensables par exemple pour l’obtention de prix Nobel scientifiques, l’un des critères majeurs du système de classement Shangaï.Cela ne devrait cependant pas dissuader nos Universités à participer à ces systèmes de classement prestigieux, dont certains sont plus accessibles (THE par exemple), ni justifier nos faibles performances scientifiques, mais simplement relativiser la lecture faite de ces classements de nos Universités.Bien au contraire, cette situation constitue un appel plus qu’urgent à investir dans la Recherche scientifique au sein de l’espace CAMES, et en Afrique, et sur le long terme. Il s’agit également d’un appel pressant à accompagner les Universités de notre espace pour une amélioration substantielle de leur visibilité scientifique, notamment à travers des publications scientifiques de haute facture.𝐐𝐮𝐞 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐥𝐞 𝐂𝐀𝐌𝐄𝐒 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐢𝐧𝐯𝐞𝐫𝐬𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐭𝐞𝐧𝐝𝐚𝐧𝐜𝐞 ?L’Université a toujours co-évolué avec la société à travers des influences mutuelles qui ont déterminé et continuent de déterminer les missions dévolues à ces Institutions académiques, originellement dédiées à la formation, à la Recherche et à la diffusion du savoir.S’inscrivant dans cette tradition de contrat social et historique de l’Université, les missions actuelles assignées aux Universités de l’espace CAMES peuvent se décliner comme suit : l’enseignement et la formation, la Recherche scientifique et l’Innovation technologique, l’employabilité des diplômés et les services à la société.C’est au regard de ces missions que le CAMES a fait évoluer ses référentiels et guides d’évaluation, en mettant l’accent ces dernières années, en plus des exigences pédagogiques et scientifiques, sur les questions de services à la communauté et à la société, pour ce qui concerne l’évaluation des Enseignants-chercheurs et Chercheurs (CCI, Concours d’Agrégation), et sur l’employabilité, dans le cadre de l’évaluation des programmes de formation (PRED).C’est le lieu de rappeler que le CAMES établit des listes d’aptitude permettant d’exercer des fonctions universitaires selon différents grades, tandis que le pouvoir de nomination reste entre les mains des États membres, dans le cadre de leur souveraineté.Le CAMES n’a pas vocation à financer la Recherche. Son rôle consiste plutôt à encourager les États à harmoniser et à faire évoluer leurs politiques d’Enseignement supérieur à travers des recommandations ciblées. Enfin, le CAMES valorise la méritocratie en reconnaissant la qualité et la quantité des travaux scientifiques produits, ainsi que les activités d’encadrement pédagogique.Il est bon de rappeler que dans le cadre de la révision régulière de ses guides d’évaluation, en particulier du dispositif CCI, le CAMES préconise souvent une exigence accrue en matière de publications scientifiques dans des revues indexées au sein de bases de données internationales reconnues telles que Scopus. Ces recommandations, qui d’ailleurs suscitent parfois des oppositions de la part de certains acteurs du système académique, qui les jugent trop contraignantes ou inadaptées aux réalités locales, visent à hisser la qualité et la visibilité de la Recherche, pour la mise en place d’un cadre d’exigence rigoureux au sein de notre espace d’intégration académique.C’est également dans cette perspective et pour l’affirmation d’une certaine souveraineté académique, que des réflexions sont en cours en vue de développer, en continuité de ses missions d’évaluation académique, un système CAMES de classement des Universités (CAMES-Ranking), mieux adapté aux réalités des Universités africaines et surtout fondé essentiellement sur les missions actuelles dévolues aux Universités de son espace, ainsi que sur les besoins et attentes des pays africains.Le CAMES, conscient de la faiblesse de la Recherche scientifique dans son espace, avec pour corollaire une faible visibilité scientifique internationale et un impact limité sur le développement socio-économique, a entrepris des réformes portées par les Secrétaires Généraux successifs de l’Institution.La création en 2013 des Programmes Thématiques de Recherche du CAMES (PTRC) et des Journées Scientifiques du CAMES (JSDC), répond à cette exigence de dynamisation de la Recherche scientifique dans l’espace CAMES.S’inscrivant dans cette dynamique constructive de notre Institution, pour l’adaptation et l’amélioration continue des systèmes d’Enseignement supérieur et de Recherche, l’équipe dirigeante actuelle du Secrétariat général du CAMES a élaboré, en concertation avec l’ensemble des parties prenantes, un Plan Stratégique de Développement du CAMES (PSDC) pour la période 2024-2028, porté par la vision de faire de l’Institution, « une référence internationale en matière d’évaluation scientifique et un véritable outil d’intégration académique au service du développement durable de l’Afrique ».Ce PSDC, adopté et soutenu par le Conseil des Ministres, se décline en sept (7) axes stratégiques, dont un (1) axe spécifiquement consacré au développement et à la valorisation de la Recherche scientifique dans l’espace CAMES.Ce processus de redynamisation de la Recherche dans l’espace CAMES a démarré lors des 6èmes Journées Scientifiques du CAMES, avec « l’Appel de Yamoussoukro pour une redynamisation de la Recherche et de l’Innovation au sein de l’espace CAMES », lancé par les 1185 participants de ce forum scientifique du CAMES, organisé en 2024 en Côte d’Ivoire.Les textes fondateurs de la stratégie de redynamisation de la Recherche scientifique dans l’espace CAMES ont été élaborés par l’ensemble des acteurs de la gouvernance (Directeurs Généraux chargés de la Recherche et de l’Innovation, Responsables d’Écoles Doctorales, Présidents des Comités Techniques Spécialisés, Coordonnateurs des PTRC, Responsables d’organismes de financement de la Recherche, Experts de la valorisation des résultats de la Recherche…) ainsi que la mise en œuvre des politiques de Recherche, lors d’un atelier réunissant une centaine de participants, à Bamako (Mali), en janvier 2026. Ces textes s’articulent autour d’une Déclaration de politique commune ambitieuse de Recherche scientifique dans l’espace CAMES, accompagnée d’une stratégie de mise en œuvre fondée sur la mutualisation, l’optimisation, la régulation, la promotion de l’excellence et la valorisation de la Recherche.Les récentes Journées Scientifiques du CAMES, tenues à Lomé (Togo) du 9 au 12 mars 2026, réunissant plus de 1000 participants en provenance de 15 pays membres du CAMES, d’Allemagne, du Canada, de France, d’Éthiopie et du Nigéria, ont été l’occasion de la présentation, de l’amendement et de l’appropriation par la communauté scientifique, des documents de cette stratégie de redynamisation de la Recherche. La Déclaration de politique commune de Recherche dans l’espace CAMES, ainsi que la stratégie de redynamisation de la Recherche, constituent ainsi la réponse de notre Institution commune, pour une Recherche scientifique visible et impactante, aux cœurs des politiques nationales ; à l’image de l’Afrique que nous voulons : une Afrique où la Recherche scientifique est un facteur de solidarité, de résilience et de développement. Ce fut tout l’enjeu des 7èmes Journées Scientifiques du CAMES qui se sont achevées à Lomé, dans une atmosphère d’excellence scientifique et d’intégration académique véritable.𝐆𝐚𝐫𝐝𝐨𝐧𝐬 𝐭𝐨𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐚̀ 𝐥’𝐞𝐬𝐩𝐫𝐢𝐭 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝐂𝐀𝐌𝐄𝐒 𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧 𝐦𝐨𝐝𝐞̀𝐥𝐞 𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝’𝐢𝐧𝐭𝐞́𝐠𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐜𝐚𝐝𝐞́𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐫𝐞́𝐮𝐬𝐬𝐢𝐞, 𝐜𝐫𝐞́𝐞́ 𝐩𝐚𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧𝐬, 𝐚𝐟𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐦𝐨𝐮𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐥’𝐞𝐱𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐚𝐜𝐚𝐝𝐞́𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐥𝐢𝐝𝐚𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐬𝐜𝐢𝐞𝐧𝐭𝐢𝐟𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐞 𝐝𝐞́𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐮𝐫𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐟𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞. 𝐍𝐨𝐮𝐬 𝐝𝐞𝐯𝐨𝐧𝐬, 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐣𝐚𝐦𝐚𝐢𝐬, 𝐞̂𝐭𝐫𝐞 𝐟𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐈𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐞 𝐞𝐭 œ𝐮𝐯𝐫𝐞𝐫 𝐞𝐧𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞, 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐫𝐯𝐞𝐫, 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐨𝐥𝐢𝐝𝐞𝐫 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐯𝐚𝐥𝐨𝐫𝐢𝐬𝐞𝐫.www.lecames.org/le-cames-un-modele-dintegration-academique-reussi-au-service-de-lexcellence-scien... ... See MoreSee Less
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Le CAMES
𝐑𝐞𝐯𝐢𝐯𝐞𝐳 𝐥𝐚 𝐜𝐞́𝐫𝐞́𝐦𝐨𝐧𝐢𝐞 𝐝'𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐝𝐞𝘀 𝟳𝗲̀𝗺𝗲𝘀 𝗝𝗼𝘂𝗿𝗻𝗲́𝗲𝘀 𝗦𝗰𝗶𝗲𝗻𝘁𝗶𝗳𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗱𝘂 #𝐂𝐀𝐌𝐄𝐒 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐪𝐮𝐞𝐥𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐞𝐱𝐭𝐫𝐚𝐢𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐝𝐢𝐬𝐜𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐧𝐨𝐧𝐜𝐞́𝐬 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐨𝐟𝐟𝐢𝐜𝐢𝐞𝐥𝐬 ... See MoreSee Less
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Le CAMES
𝗝𝗦𝗗𝗖-𝟳 : 𝗹𝗲 𝗦𝗲𝗰𝗿𝗲́𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗚𝗲́𝗻𝗲́𝗿𝗮𝗹 𝗱𝘂 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦 𝗿𝗲𝗻𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗲 𝗖𝗼𝗺𝗶𝘁𝗲́ 𝗟𝗼𝗰𝗮𝗹 𝗱’𝗢𝗿𝗴𝗮𝗻𝗶𝘀𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻La délégation du Secrétariat général du CAMES, présente à Lomé en prélude aux 7èmes Journées Scientifiques du CAMES, qui se sont tenues du 9 au 12 mars 2026, a rencontré le Comité Local d’Organisation pour une réunion de cadrage à quelques jours de l’événement. Cette séance de travail, présidée par le Ministre de l’Éducation nationale, M. Mama OMOROU, s’est déroulée le 6 mars 2026 dans les locaux du Ministère. La délégation du Secrétariat général était conduite par son Secrétaire Général, Pr Souleymane KONATÉ, accompagné des Directeurs des Programmes, Pr Ali DOUMMA et Pr Saturnin ENZONGA YOCA, du Directeur des Affaires Administratives et Financières, M. Issoufou SOULAMA, et de la Responsable communication, Mme Sandrine OUATTARA.En introduction à cette séance de travail, le Secrétaire Général du CAMES a chaleureusement remercié le Ministre de l’Éducation nationale, M. Mama OMOROU, pour l’accueil chaleureux dont a bénéficié sa délégation dès son arrivée à Lomé. Il a par ailleurs salué la mobilisation qui prévaut pour l’organisation de ce grand rendez-vous que constituent les Journées Scientifiques du CAMES. Il a par la suite présenté le programme des discussions de cette séance, avant de retourner la parole au président de séance, le Ministre OMOROU.Après un tour de table des participants, le Ministre a présidé cette séance autour des interventions des principaux acteurs de l’organisation des Journées Scientifiques. Ainsi, le Professeur Essohanam BOKO, Président du Comité Local d’Organisation a fait le point de l’état des lieux de l’organisation, autour des aspects de communication, de logistique, de salles dédiées aux activités, d’hébergement ou encore des expositions prévues. Son intervention a été suivis du point relatif au travail du Comité scientifique, présenté par le Professeur Saturnin ENZONGA YOCA, Directeur des Programmes chargé de l’Assurance Qualité, de la Recherche et du partenariat. Il s’est appesantit sur les travaux préparatoires du Comité scientifique et sur la préparation des différents panels thématiques prévus pour ces Journées Scientifiques. La cérémonie de décoration prévue à la suite de la cérémonie de clôture de ces Journées a été présentée dans les détails par le Professeur Ali DOUMMA, Directeur des Programmes en charge des Comités Consultatifs Interafricains, des Concours d’Agrégation et de l’Ordre International des Palmes Académiques du CAMES, par ailleurs Secrétaire de l’Ordre. Il a saisi cette occasion pour également faire le point des préparatifs de la Réunion extraordinaire du Comité Consultatif Général du CAMES qui s’est tenue les 10 et 11 mars 2026, en marge de ces Journées Scientifiques.Des échanges ont suivi ces présentations, revenant sur des points d’attention et renforçant les instructions et conseils d’usage pour une organisation optimale de ce rendez-vous, qui doit réunir près de 1000 participants à Lomé. Les Présidents des Universités de Lomé et de Kara, présents à cette séance, ont réaffirmé toutes les dispositions prises pour la bonne tenue de toutes les activités prévues pour l’évènement.www.lecames.org/jsdc-7-le-secretaire-general-du-cames-rencontre-le-comite-local-dorganisation/ ... See MoreSee Less
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Le CAMES
𝗟𝗮 𝟳𝗲̀𝗺𝗲 𝗲́𝗱𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲𝘀 𝗝𝗼𝘂𝗿𝗻𝗲́𝗲𝘀 𝗦𝗰𝗶𝗲𝗻𝘁𝗶𝗳𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗱𝘂 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦 (𝗝𝗦𝗗𝗖-𝟳) 𝗲𝗻 𝗰𝗵𝗶𝗳𝗳𝗿𝗲Les travaux de la 7ème édition des Journées Scientifiques du #CAMES (#JSDC-7) ont été rythmés par : une Conférence ministérielle, quatre panels thématiques, un Side Event, des communications ainsi que des expositions sur la Recherche et l’Innovation. Neuf cent quatre-vingt-deux (982) communications (orales et posters) étaient attendues et sept cent quatre-vingt-quatorze (794) ont été finalement présentées lors des sessions parallèles des Programmes Thématiques de Recherche du CAMES (PTRC),Plus de 1 000 participants ont été présents, parmi lesquels des scientifiques, des partenaires et des prospects provenant de 15 pays de l’espace CAMES, ainsi que d’Allemagne, du Canada, de France, du Nigéria et d’Éthiopie.#JSDC-7 : Statistiques de participationwww.lecames.org/les-7eme-edition-des-journees-scientifiques-du-cames-jsdc-7-en-chiffre/ ... See MoreSee Less
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