Dans le cadre du Forum « Université Denis Sassou-N’Guesso – Monde du travail », tenu du 2 au 4 février 2026 à Kintélé, en République du Congo, sous le thème : « le partenariat Université Denis Sassou-N’Guesso – Monde du travail, fondement de l’Institution panafricaine de formation, de Recherche, Innovation technologique pour le Développement », le Secrétaire Général du CAMES, Professeur Souleymane KONATÉ, a modéré un panel de haut niveau dédié à la vision et aux expériences des Institutions d’Enseignement supérieur et de Recherche.

Ce panel s’est tenu le 3 février 2026, avec pour l’animer, huit (8) éminents intervenants. Il s’agissait de : Pr Ndèye Coumba TOURÉ KANE, Recteur honoraire de l’Université du Sine Saloum (Sénégal), Pr Mahamat Saleh Daoussa HAGGAR, Président de l’Université de N’Djaména (Tchad), Pr Jean-Marie KAYEMBE NTUMBA, Recteur de l’Université de KINSHASA (RDC), Pr François OWAYE, Vice-Recteur de l’Université Omar BONGO (Gabon), Pr Patrice ZERBO, Directeur de l’Unité de Formation et Recherche en Sciences de la Vie et de la Terre de l’Université Joseph KI-ZERBO (Burkina Faso), Pr Charlemagne Babatoundé IGUE, Recteur de l’Université d’Abomey-Calavi (Bénin), Pr Roger Armand MAKANY, Directeur Général de l’ESGAE (Congo), Pr Yolande OFOUEME née BERTON, Vice-Recteur de l’Université Marien N’Gouabi (RDC).
En introduction de ce panel, Professeur Souleymane KONATÉ a planté le décor, à travers un propos liminaire sur l’importance de l’Université et l’historique de l’évolution de l’Université africaine en relation avec la société. Il a rappelé que de tout temps l’Université a été au cœur de l’évolution de la société. Ainsi, de l’antiquité avec les structures précurseures des Universités, en passant par le Moyen âge avec les premières Universités modernes, et l’époque actuelle, l’Université a toujours co-évolué avec la société et ses besoins. Il a signifié que les missions et objectifs des Universités ont été dictés au fil de l’histoire par les mutations et les problématiques des sociétés. Il a illustré son propos en relevant trois (3) périodes importantes de l’évolution des Universités africaines : la période précoloniale, marquée par la lutte des sociétés africaines pour les indépendances, qui a vu la création de la plupart des Universités africaines par l’administration coloniale pour maintenir sa suprématie, mais qui ont également produit une certaine élite africaine anti-impérialiste. La période post coloniale a, elle suivi, avec la nécessité pour les Universités de produire des cadres compétents, et dans un souci d’africanisation de l’administration publique et de l’Université (courant à l’origine de la création du CAMES). Enfin, la période actuelle est intervenue, caractérisée par deux (2) enjeux de taille que sont: la transformation du potentiel naturel (par l’Innovation, la technologie et l’industrialisation) et celle du potentiel humain par la formation et l’employabilité d’une population à majorité jeune (dividende démographique).
Quelle Université africaine pour perpétuer le traditionnel contrat qui la lie à la société ? Quel partenariat rénové pourrait exister entre l’Université, la société et le monde du travail ? Tels sont les questionnements sur lesquels il a clos son introduction avant de lancer le débat à proprement parler.
Les interventions des panélistes ont été structurées autour de quatre grandes orientations : (i) les leviers à actionner pour des partenariats forts et dynamiques, (ii) la vision du développement des activités académiques et la professionnalisation de l’Enseignement supérieur, (iii) les modèles de partenariat des différentes Institutions invitées et, (iv) les mécanismes de renforcement des liens avec les entreprises.

A l’issue des deux heures qu’a duré ce panel où chaque Institution après s’être présentée, a partagé son expérience et les actions menées, le modérateur dans sa synthèse a fait l’économie des solutions proposées. Il s’agit entre autres de : la formalisation du partenariat Université – Entreprise, l’amélioration de la gouvernance universitaire, la mise en place de pré incubateurs ou d’incubateurs, le développement de modèles économiques pour l’auto emploi des étudiants, la capacitation des étudiants pour le monde du travail, la génération de ressources propres par l’Université, l’implication des entreprises dans la formulation des curricula de formation, la mise en place d’observatoire du marché de l’emploi, et l’accompagnement de l’État.
En conclusion de ce panel, le Président de l’Université, Professeur Ange Antoine ABENA a chaleureusement remercié le modérateur et les panélistes pour la qualité des interventions.