Le concours d’agrégation du CAMES, un modèle institutionnel pour l’Afrique ?


Le 29 mars 2022, The Conversation a consacré , une rubrique aux Concours d’agrégation du CAMES. Le journal relate quelques faits et échanges entre candidats et membres du jury dans la discipline des sciences de gestion.


Nous vous proposons l’intégralité de l’interview

Le concours d’agrégation du Conseil africain et malgache pour l’Enseignement supérieur (CAMES) est un événement universitaire et institutionnel d’importance. Nous l’abordons ici via quelques faits et échanges entre candidats et membres du jury dans la discipline des sciences de gestion.

Quelques mots sur le CAMES et sa genèse

Le Conseil est une institution internationale qui se concentre sur cinq missions principales. Insistons tout d’abord sur l’histoire du CAMES, qui fut pensé comme un organisme de coordination de l’Enseignement supérieur dans les pays d’expression française d’Afrique et de Madagascar.

L’idée de sa création remonte aux premières années des indépendances. Lors de la Conférence de Niamey, les 22 et 23 janvier 1968, les chefs d’État de l’L’Organisation commune africaine et malgache (OCAM vont décider de la création du Conseil africain et malgache pour l’Enseignement supérieur afin, notamment, de développer la francophonie, la solidarité et la coopération interafricaine.

Le Conseil rassemble une vingtaine d’États francophones d’Afrique et de l’océan Indien. Ses statuts ont été adoptés le 26 avril 1972 à Lomé. Les textes furent ensuite actualisés – notamment sur l’agrégation – pour que le Conseil des ministres du CAMES les adopte en avril 2000 lors de sa 17e Session à Antananarivo.

Quelques mots sur l’agrégation et ses concours

Il existe deux familles de concours. Nous abordons dans ce papier non pas celle des Concours d’agrégation de médecine humaine, pharmacie, odontostomatologie, médecine vétérinaire et productions animales mais plutôt celle des Concours d’agrégation des Sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion. Cette dernière existe depuis 1983. Les épreuves s’adressent à des enseignants-chercheurs en poste sur le continent. Depuis 2017, ils doivent être inscrits sur la Liste d’aptitude aux fonctions de maitre-assistant (LAFMA).

Son organisation est spectaculaire. Il n’existe en effet pas d’évènement académique comparable en Sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion qui réunisse en un seul lieu et une seule quinzaine autant de pays, de candidats, de jurés, de coachs, de collègues et d’administratifs. Cette dimension internationale et institutionnelle ne se retrouve guère ailleurs, ni en Afrique, ni en Europe.

Cet événement a lieu tous les deux ans en novembre. En novembre 2019, c’était à Ouagadougou. Du 4 au 17 novembre 2021, ce fut à Cotonou. À l’issue des trois épreuves, 77 candidats ont obtenu l’agrégation sur 198 candidats inscrits. L’Afrique compte donc 77 « maîtres de conférences agrégés » supplémentaires.

Notons qu’en sciences de gestion, les Sénégalais, les Camerounais, les Malgaches et les Burkinabé ont plutôt bien réussi, avec un bon ratio inscrits/agrégés.

Quelques échanges entre trois candidats et deux jurés

Trois candidats et deux membres du jury, tous en sciences de gestion, répondent ici à de simples questions et ouvrent leur « carnet de notes ».

# Quelles sont vos principales impressions ?

Après quelques jours de repos, nos impressions sont à la fois d’ordre opérationnel et académique. D’un point de vue opérationnel tout d’abord, c’est pour les membres du jury beaucoup de travail en amont, notamment en matière de préparation et d’expertise par binôme, sur chacun des 44 dossiers d’agrégatifs déposés sur la plate-forme du CAMES pour que tout se passe au mieux le jour J, et surtout lors de la leçon 1, celle dite « sur travaux », qui nous mobilise pendant une heure avec le candidat ou la candidate. Ensuite, ce travail continue sur place, notamment à partir de la sous-admissibilité ce qui correspondait, à Cotonou, à 27 candidats.

D’un point de vue académique ensuite, c’est surtout la sensation de passer dix jours en immersion totale – nous dirions presque nuit et jour – dans le cadre d’un événement majeur qui draine des candidats, des coaches et des collègues venant de Dakar à Antananarivo.

Réponses des trois candidats (Angélique Ngaha Bah, Robert Bationo et Abdou-Karim Faye)

Après deux années de préparation, le 4 novembre marque officiellement le lancement du concours pour dix jours. Durant cette période nous avons d’abord été impressionnés par, l’incroyable solidarité, l’entre-aide et la fraternité entre candidats, quel que soit le pays de provenance. En effet, rien ne se fait seul : le partage d’informations et de documents, les déplacements pour se rendre au centre d’examen, faire des courses, aller au restaurant, etc.

Ensuite, la puissance institutionnelle du CAMES (dont le secrétaire général venait de décéder quelques jours avant le concours) nous a beaucoup marqués. En effet, sa capacité à mobiliser 17 pays avec une organisation logistique sans faille a été exemplaire.

Enfin, la ténacité du jury nous a épatés ! Nous présumions une fatigue générale de celui-ci dès la fin de la première épreuve eu égard au nombre pléthorique de candidats et à la longueur des épreuves. Mais, à aucun moment du concours, une baisse d’attention de leur part n’a été ressentie, au contraire ! Ce sentiment est partagé par l’ensemble des candidats. Durant toutes les épreuves nous étions toujours surpris par leur vivacité, quelle que soit l’heure de passage du candidat…

Réponses des deux professeurs (Roger-Jules Feudjo et Marc Bidan)

# Quels furent les points forts de ce concours ?

Tout d’abord, le nombre de candidats inscrits en sciences de gestion – 44 dossiers déposés et un seul candidat absent à Cotonou – met en évidence l’attractivité de la discipline.

L’un des points forts, c’est que l’ensemble des dossiers a pu être traité qualitativement. À la fois techniquement, grâce à une plate-forme informatique intuitive et bien documentée, et académiquement, grâce à la mobilisation des sept membres du jury efficacement présidé par le Pr. Augustin Anassé de Bouaké en Côte d’Ivoire. Grâce à la diversité des membres du jury, chaque dossier a pu être expertisé par deux membres dont l’un au moins était de la sous-spécialité du candidat.

Un autre point fort fut l’organisation matérielle du concours à Cotonou avec des conditions de travail de bonne qualité (salle, calme, climatisation, wifi, rafraîchissement, documentation, etc.) – et ce malgré le contexte sanitaire et le nombre important de candidats.

Un dernier point fort – et non des moindres – était l’ampleur, la diversité et le niveau des débats lors des délibérations. Les débats sur la notation de la qualité des publications, la qualité des supports de publication, la pugnacité du candidat dans la défense de ses travaux, étaient parfois délicats, d’où l’importance du président de jury pour mener les débats et parvenir à une note consensuelle.

Réponse des deux professeurs

D’abord, le nombre d’admis en sciences de gestion, comparativement aux autres spécialités, constitue un motif de satisfaction. Ensuite, l’accompagnement institutionnel dont ont bénéficié certains candidats, comme les Sénégalais ou les Camerounais, a été un atout de taille. Le soutien indéfectible des coachs et de la famille à distance a aussi été déterminant. Après, nous notons l’environnement général du concours au sein de la faculté de médecine, propre, bien aérée, avec une bonne ambiance et un soutient permanent des accompagnateurs.

La diffusion rapide des informations sur le déroulement du concours, des résultats des épreuves en ligne via le site du CAMES est aussi à saluer. Enfin, la bienveillance du jury, qui prenait souvent le temps de mettre à l’aise le candidat juste avant sa prestation est particulièrement appréciable. Le temps entre le tirage et la découverte du sujet tiré, tu as l’impression d’être en enfer. Ce qui est touchant, c’est que le jury vous encourage par le regard comme s’il voulait vous dire « vas-y, tu peux y arriver » !

Réponses des trois candidats

# Quels furent vos moments de difficulté lors de ce concours ?

Tout d’abord, nous noterons, même si cela peut paraître anecdotique, la chaleur et l’humidité du littoral béninois. Ces conditions nous ont en effet obligés à nous installer dans les salles climatisées de la faculté de pharmacie durant de longues journées afin de ne pas trop se dépenser et se fatiguer pour rester éveillés en termes intellectuels et physiques tout au long des passages des candidats. De plus, les hôtels étaient dispersés et parfois éloignés du site, ce qui a impacté nos temps de trajet. Enfin, le nombre de candidats en gestion (44 à la première épreuve et 27 à partir de la seconde) nous a mécaniquement interdit toute escapade touristique en dehors de la route des Pêches et du riche et original village artisanal… mais nous reviendrons !

Réponses des deux professeurs

À quelques jours du départ sur Cotonou, il fallait partir à l’aéroport avec un test PCR négatif au Covid-19. Ce fut un moment compliqué à gérer. Mais, tout au long de ce concours, le plus difficile a été la gestion du stress et du sommeil. En effet, les veilles du tirage de la lettre qui détermine l’ordre de passage des candidats, de chaque épreuve et de chaque délibération, nous n’arrivions pas à fermer l’œil. On les appelle désormais les « 7 nuits sans sommeil du concours d’agrégation ». En outre, le stress était permanent et encore plus dense au centre d’examen, et particulièrement en loge. Cet endroit, avec ses tables rapprochées et des tas de livres qui y sont superposés pêle-mêle, était appelé « le stressodrôme ».

Certains candidats pratiquaient du sport pendant que d’autres méditaient ou encore consommaient des vitamines C ou des somnifères. À la fin du processus, c’est un « ouf » de soulagement : le retour dans nos foyers est imminent. Nous allons enfin pouvoir relâcher la pression et nous reposer !

Réponses des trois candidats

# Quelles sont vos prochaines étapes désormais ?

Nous devons inciter les agrégés à ne pas stopper leurs efforts et à publier, à s’impliquer, à encadrer, etc. Nous avons un travail de suivi à assurer. De plus, nous devons aussi inciter les non-agrégés à ne pas baisser les bras. Nous les avons reçus en face à face et nous restons disponibles, car le concours est sélectif. Il faut qu’ils se représentent dans deux ans, après avoir étoffé leur dossier avec des publications et du rayonnement dans la discipline. Ne pas négliger non plus de s’entraîner pour chacune des épreuves comme un sportif de haut niveau le ferait… Il faut arriver en forme intellectuelle et physique le jour J.

Enfin, en tant que membres du jury, nous sommes à la disposition du président – s’il a besoin de nous en novembre 2023 – et nous devons donc rester en éveil, sur le plan académique bien sûr mais aussi institutionnel car nos écosystèmes évoluent vite et le CAMES en est le reflet interrégional. En tous cas, ce fut un beau concours et une belle cérémonie de clôture à Cotonou.

Réponses des deux professeurs

L’admission au concours d’agrégation est un événement majeur. Elle fait naître de nouvelles responsabilités pour le néo-agrégé notamment, dans l’accompagnement et l’encadrement de jeunes collègues doctorants. Cette immense responsabilité doit aller de pair avec une amélioration qualitative et quantitative de nos publications et productions pédagogiques. C’est ainsi que nous nous sommes inscrits dans une logique de recherche en réseaux entre collègues de même pays mais également de pays différents liés au CAMES.

La rédaction de ce court récit entre deux jurés et trois candidats entre dans ce cadre. De même, un groupe WhatsApp regroupant tous les admis en gestion a été créé pour permettre aux collègues de mieux se connaître, de partager et de développer des initiatives et travaux de recherche d’intérêt commun. Dans cette dynamique, nous centrons actuellement nos réflexions sur un projet d’ouvrage collectif en lien avec nos thématiques de recherche. On est ensemble !

Réponses des trois candidats

Source : https://theconversation.com/le-concours-dagregation-du-cames-un-modele-institutionnel-pour-lafrique-176280

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Le CAMES
𝗟𝗲 #𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦 : 𝗣𝗼𝗶𝗻𝘁 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗰𝗲́𝗱𝘂𝗿𝗲𝘀 𝗱’𝗲́𝘃𝗮𝗹𝘂𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲𝘀 𝗲𝗻𝘀𝗲𝗶𝗴𝗻𝗮𝗻𝘁𝘀-𝗰𝗵𝗲𝗿𝗰𝗵𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗲𝘁 𝗰𝗵𝗲𝗿𝗰𝗵𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲 𝗰𝗮𝗱𝗿𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗖𝗖𝗜Ouagadougou, le 22 juillet 2024 — Le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES), institution interétatique dont l’une des missions principales est l’évaluation des enseignants-chercheurs et chercheurs, joue un rôle crucial dans la coordination et l’harmonisation des politiques d’enseignement supérieur et de recherche de ses 19 pays membres.Processus rigoureux, les évaluations du CAMES garantissent la qualité de l’enseignement et de la recherche dans cet espace commun, unique au monde par son envergure.En tant qu’institution d’intégration académique, le CAMES est tenu de respecter, autant que possible, les équilibres entre régions d’Afrique et entre les États membres d’une même région, tout comme la recherche de l’équilibre du genre. Cet équilibre n’intervient que pour la composition des animateurs des différents programmes, dont ceux dédiés aux évaluations, en tenant compte en premier lieu de la compétence. Cette recherche de l’équilibre n’intervient jamais dans les processus d’évaluation.À l’ère de l’informatique, une institution comme le CAMES ne pouvait pas se permettre de rater la révolution numérique, au nom d’un conservatisme injustifié. Depuis dix ans, le CAMES a entrepris la dématérialisation progressive de certaines de ses procédures d’évaluation pour s’y adapter. Ce projet de modernisation, validé à chaque étape par les instances compétentes de gouvernance de l’institution, dont le Conseil des Ministres, assure aujourd’hui la fiabilité et la sécurité des processus d’évaluation, en conformité avec les standards internationaux les plus élevés en matière de qualité, d’éthique et de déontologie.Grâce au numérique, le CAMES a pu faire face à la pandémie de Covid-19 et assurer la pérennité de ses activités statutaires, malgré les défis logistiques et financiers. Les compétences acquises par le CAMES dans le domaine du numérique permettent également à l’institution d’accompagner certains pays membres dans le cadre de leurs programmes sur le numérique éducatif dans l’enseignement supérieur et la recherche, notamment pour les universités virtuelles.L’intégrité des évaluations est une priorité absolue pour le CAMES. Les évaluations sont effectuées selon un référentiel commun et par des évaluateurs qui constituent les Comités Techniques Spécialisés (CTS), placés sous le contrôle du Comité Consultatif Général (CCG) qui regroupe les représentants des responsables des Institutions d’Enseignement Supérieur et de Recherche des pays membres et qui est investi de la mission d’assurer la supervision des questions académiques de l’ensemble des programmes du CAMES. C’est en sa qualité d’instance académique et scientifique que le Comité Consultatif Général examine et approuve les délibérations des Comités Techniques Spécialisés, conformément aux dispositions de l’article 45 du Règlement intérieur des Comités Consultatifs Interafricains dont il constitue l’organe principal. Son Président lui-même est investi, par l’article 22 du Règlement intérieur susvisé, de pouvoirs propres puisqu’il est chargé d’approuver les décisions d’inscription sur les listes d’aptitude ainsi que les décisions de rejet des candidatures émanant des différents Comités Techniques Spécialisés. Pour cette raison les décisions de ces comités techniques ne sont définitives et ne peuvent produire d’effet sans une telle mesure.Le Comité Consultatif Général (CCG) est donc le garant du respect des critères d’évaluation des enseignants-chercheurs et chercheurs consignés dans un guide connu de toutes les parties prenantes.Les membres des instances d’évaluation que sont les CTS et le CCG sont désignés, de façon souveraine, par les pays membres et sont renouvelés régulièrement. La confidentialité des délibérations est strictement respectée. Par ces mesures, le CAMES garantit l’impartialité et la transparence des processus, renforçant ainsi la crédibilité des résultats issus des délibérations.La dernière session du Comité Consultatif Général (CCG) s’est déroulée avec succès, témoignant de l’efficacité des procédures initiées par le CAMES. Les résultats de cette 46e session des Comités Consultatifs Interafricains (CCI) sont globalement positifs, mais reflètent des disparités entre les différents Comités Techniques Spécialisés (CTS) chargés d’évaluer leurs pairs.Conscient de ces disparités, le CAMES met en place des mesures d’accompagnement pour les disciplines pour lesquelles des améliorations sont nécessaires, comme le CTS « Sciences Juridiques et Politiques », qui enregistre le plus faible taux de réussite. Pour ce faire, le CAMES engage un dialogue permanent avec les enseignants-chercheurs et les responsables de leurs institutions, afin de comprendre les raisons des échecs des candidats à ses évaluations. Cette collaboration permet d’améliorer continuellement les procédures d’évaluation et de renforcer la qualité de l’enseignement supérieur dans l’espace CAMES. Le CAMES encourage d’ailleurs les candidats à lui faire part de leurs remarques et à déposer, au besoin, des recours dans un esprit constructif et transparent.Une Commission d’Éthique et de Déontologie, constituée de hautes personnalités reconnues pour leur intégrité et leur compétence, existe au sein du CAMES. Cette Commission, totalement indépendante du Secrétariat général et des instances d’évaluation, veille au respect et à l’application du Code d’Éthique et de Déontologie par tous les participants aux activités et programmes statutaires du CAMES.Depuis plus de cinquante ans, le CAMES œuvre pour l’harmonisation et le développement de l’enseignement supérieur et de la recherche dans son espace. Son rôle est essentiel pour garantir la qualité de la formation et de la recherche, et pour renforcer la coopération entre ses pays membres. Le CAMES continue d’innover et de s’adapter aux défis actuels, afin de remplir sa mission au service de l’excellence académique et du développement du continent.Les lois de l’évolution de la vie nous enseignent que dans un environnement changeant et compétitif, on s’adapte ou on disparaît. Le CAMES d’aujourd’hui a fait le choix de s’adapter par l’innovation, afin de préserver et consolider les nombreux acquis de notre institution commune. www.lecames.org/le-cames-point-sur-les-procedures-devaluation-des-enseignants-chercheurs-et-cherc... ... See MoreSee Less
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Le CAMES
𝗟𝗶𝗯𝗿𝗲𝘃𝗶𝗹𝗹𝗲 : 𝟴 𝗘𝗻𝘀𝗲𝗶𝗴𝗻𝗮𝗻𝘁𝘀-𝗰𝗵𝗲𝗿𝗰𝗵𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗲𝘁 𝗖𝗵𝗲𝗿𝗰𝗵𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗿𝗲𝗰̧𝘂𝘀 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹’𝗢𝗜𝗣𝗔/𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦En marge de la cérémonie de clôture de la 46e session des Comités consultatifs interafricains du CAMES tenue le 17 juillet 2024 à l’Université des Sciences de la Santé de Libreville, au Gabon, huit (8) Enseignants-chercheurs et Chercheurs des universités du Gabon, du Cameroun et du Sénégal ont été décorés aux différents grades de l’Ordre International des Palmes Académiques du CAMES (OIPA/CAMES).Les distinctions honorifiques ont été remises aux récipiendaires par le Pr Souleymane KONATÉ, Secrétaire Général du CAMES et Grand Chancelier de l’OIPA/CAMES, en reconnaissance de leur contribution à l’essor de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche dans leurs pays respectifs et au sein de l’espace CAMES.www.lecames.org/libreville-8-enseignants-chercheurs-et-chercheurs-recus-dans-loipa-cames/ ... See MoreSee Less
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𝗟𝗶𝗯𝗿𝗲𝘃𝗶𝗹𝗹𝗲 𝗮 𝗮𝗰𝗰𝘂𝗲𝗶𝗹𝗹𝗶 𝗹𝗮 𝗿𝗲́𝘂𝗻𝗶𝗼𝗻 𝗼𝗿𝗱𝗶𝗻𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗱𝘂 𝗖𝗼𝗺𝗶𝘁𝗲́ 𝗖𝗼𝗻𝘀𝘂𝗹𝘁𝗮𝘁𝗶𝗳 𝗚𝗲́𝗻𝗲́𝗿𝗮𝗹 (𝗖𝗖𝗚) 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲 𝗰𝗮𝗱𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝟰𝟲𝗲 𝘀𝗲𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲𝘀 𝗖𝗖𝗜Du 15 au 17 juillet 2024, une vingtaine de Recteurs, Présidents d’Université, Directeurs de Centres de recherche ainsi que des Directeurs Généraux des organismes membres du Comité consultatif Général (CCG), ont pris part à la réunion ordinaire de cette instance académique et scientifique du CAMES, organisée à l’Université des Sciences de la Santé de Libreville, au Gabon. Dans le cadre de sa mission de contrôle et de supervision, le CCG a réuni les Présidents des huit (8) Comités techniques spécialisés (CTS), ainsi que les rapporteurs, qui ont successivement présenté, en vue de leurs validations, les résultats de la 46e session des Comités consultatifs interafricains (CCI-2024), les difficultés rencontrées et les recommandations issues de leurs travaux.Outre la validation des résultats des CCI, Il a été question au cours de ces assises d’informer et/ou d’adopter les points à l’ordre du jour soumis par le Secrétariat général du CAMES, sur des thématiques de haute importance pour la bonne marche de l’institution : (i) le point des élections des bureaux des CTS, (ii) l’état d’avancement des activités des programmes statutaires du CAMES, (iii) les demandes d’adhésion au CAMES, et (iv) les demandes d’agrément de revues.www.lecames.org/libreville-a-accueilli-la-reunion-ordinaire-du-comite-consultatif-general-ccg-dan... ... See MoreSee Less
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Le CAMES
𝗟𝗲 𝗦𝗲𝗰𝗿𝗲́𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗚𝗲́𝗻𝗲́𝗿𝗮𝗹 𝗱𝘂 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦 𝗿𝗲𝗰̧𝘂 𝗲𝗻 𝗮𝘂𝗱𝗶𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗽𝗮𝗿 𝗹𝗲 𝗠𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗹’𝗘𝗻𝘀𝗲𝗶𝗴𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘀𝘂𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗲𝘂𝗿, 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗥𝗲𝗰𝗵𝗲𝗿𝗰𝗵𝗲 𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝗹’𝗜𝗻𝗻𝗼𝘃𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝘂 𝗦𝗲́𝗻𝗲́𝗴𝗮𝗹Le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation du Sénégal, Dr El Hadji Abdourahmane DIOUF, a reçu en audience, le 4 juillet 2024, une délégation du CAMES conduite par son Secrétaire Général, Pr Souleymane KONATÉ, en séjour à Dakar dans le cadre de la réunion des présidents de section du 22e concours d’agrégation du CAMES. Les échanges ont porté sur l’importance et le rôle du CAMES dans la promotion de la qualité et de la coopération dans l’enseignement supérieur et la recherche en Afrique, contribuant ainsi au développement durable et à l’intégration régionale du continent.www.lecames.org/le-secretaire-general-du-cames-recu-en-audience-par-le-ministre-de-lenseignement-... ... See MoreSee Less
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Le CAMES
𝗥𝗲́𝘀𝘂𝗹𝘁𝗮𝘁𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝟰𝟲𝗲 𝘀𝗲𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲𝘀 𝗖𝗼𝗺𝗶𝘁𝗲́𝘀 𝗖𝗼𝗻𝘀𝘂𝗹𝘁𝗮𝘁𝗶𝗳𝘀 𝗜𝗻𝘁𝗲𝗿𝗮𝗳𝗿𝗶𝗰𝗮𝗶𝗻𝘀 (𝗖𝗖𝗜)Les résultats de la 46e session des Comités Consultatifs Interafricains (CCI) ont été proclamés par le Comité Consultatif Général qui s’est réuni à Libreville (Gabon) du 15 au 17 juillet 2024.Au total 1325 candidats ont été inscrits sur les différentes Listes d’aptitude du CAMES aux grades de Maîtres-assistants et Chargés de recherches, Maîtres de conférences et Maîtres de recherche, Professeurs titulaires et Directeurs de recherche, soit un taux de réussite global de 87.11% (inscrits/présentés).www.lecames.org/resultats-de-la-46e-session-des-comites-consultatifs-interafricains-cci/ ... See MoreSee Less
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#𝗟𝗶𝗯𝗿𝗲𝘃𝗶𝗹𝗹𝗲 : 𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝘁𝘂𝗿𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝘁𝗿𝗮𝘃𝗮𝘂𝘅 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗿𝗲́𝘂𝗻𝗶𝗼𝗻 𝗼𝗿𝗱𝗶𝗻𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗱𝘂 𝗖𝗼𝗺𝗶𝘁𝗲́ 𝗰𝗼𝗻𝘀𝘂𝗹𝘁𝗮𝘁𝗶𝗳 𝗚𝗲́𝗻𝗲́𝗿𝗮𝗹 𝗱𝘂 #𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦 ... See MoreSee Less
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𝗖𝗲́𝗿𝗲́𝗺𝗼𝗻𝗶𝗲 𝗱'𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝘁𝘂𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗿𝗲́𝘂𝗻𝗶𝗼𝗻 𝗼𝗿𝗱𝗶𝗻𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗱𝘂 𝗖𝗼𝗺𝗶𝘁𝗲́ 𝗰𝗼𝗻𝘀𝘂𝗹𝘁𝗮𝘁𝗶𝗳 𝗚𝗲́𝗻𝗲́𝗿𝗮𝗹 (𝗖𝗖𝗚) 𝗱𝘂 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦Ce lundi 15 juillet 2024, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement de transition de la République gabonaise, Raymond Ndong Sima a présidé la cérémonie officielle d’ouverture des travaux de la réunion ordinaire du Comité Consultatif Général du CAMES (#CCG-CAMES) , qui s’est tenue à l’Université des Sciences de la Santé de #Libreville (#GABON).La cérémonie s'est déroulée en présence de plusieurs membres du Gouvernement gabonais, dont le Ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr Hervé NDOUME ESSINGONE, du Secrétaire Général du CAMES, Pr Souleymane KONATÉ, des membres du Comité Consultatif Général (CCG), des Responsables des Institutions d’Enseignement supérieur et de la Recherche gabonaises, des Présidents et Rapporteurs des Comités Techniques Spécialisés (CTS), des membres du Secrétariat général du CAMES, ainsi que des Enseignants-Chercheurs et Chercheurs. ... See MoreSee Less
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📢𝗔𝗽𝗽𝗲𝗹 𝗱’𝗼𝗳𝗳𝗿𝗲𝘀 𝗶𝗻𝘁𝗲𝗿𝗻𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝗮𝗹 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹𝗲 𝗿𝗲𝗰𝗿𝘂𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱’𝘂𝗻 𝗖𝗼𝗺𝗺𝗶𝘀𝘀𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗮𝘂𝘅 𝗰𝗼𝗺𝗽𝘁𝗲𝘀 𝗱𝘂 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦Le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) lance un appel d’offres international pour le recrutement d’un Commissaire aux comptes pour l’examen de ses comptes des exercices 2024, 2025 et 2026.Sous l’autorité du Conseil des Ministres du CAMES, le Commissaire aux comptes certifie que les états financiers de synthèse du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) sont réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice concerné, ainsi que de la situation financière et du patrimoine du CAMES, à la fin dudit exercice.Peuvent soumissionner les cabinets d’expertise comptables des États membres du CAMES possédant une expertise dans le domaine objet du présent appel d’offres international. Date limite de dépôt des candidatures𝗟𝗲 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁 𝗮𝘃𝗶𝘀 𝗲𝘀𝘁 𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝘁 𝗱𝘂 𝟭𝟱 𝗷𝘂𝗶𝗹𝗹𝗲𝘁 𝗮𝘂 𝟮𝟵 𝗷𝘂𝗶𝗹𝗹𝗲𝘁 𝟮𝟬𝟮𝟰 𝗮̀ 𝗺𝗶𝗻𝘂𝗶𝘁 (𝗚𝗠𝗧; 𝗵𝗲𝘂𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗢𝘂𝗮𝗴𝗮𝗱𝗼𝘂𝗴𝗼𝘂), 𝗱𝗲́𝗹𝗮𝗶𝘀 𝗱𝗲 𝗿𝗶𝗴𝘂𝗲𝘂𝗿.www.lecames.org/appel-doffres-international-pour-le-recrutement-d-un-commissaire-aux-comptes-du-c... ... See MoreSee Less
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#Évènement | Libreville accueille la réunion ordinaire du CCG ... See MoreSee Less
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#𝗟𝗶𝗯𝗿𝗲𝘃𝗶𝗹𝗹𝗲 𝗮𝗯𝗿𝗶𝘁𝗲𝗿𝗮 𝗹𝗮 𝗿𝗲́𝘂𝗻𝗶𝗼𝗻 𝗼𝗿𝗱𝗶𝗻𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗱𝘂 #𝗖𝗖𝗚-𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦Après les sessions d’évaluation en ligne des dossiers de candidature par les Comités Techniques Spécialisés (CTS), le Comité Consultatif Général du CAMES ( #CCG-CAMES) – instance scientifique et académique du CAMES – se réunira du 15 au 17 juillet 2024 en session ordinaire à #Libreville, au #Gabon. ... See MoreSee Less
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