En prélude à la 23ème session du Concours d’Agrégation des Sciences Juridiques, Politiques, Économiques et de Gestion (SJPEG), prévue en 2027, le Secrétariat général du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur – CAMES, a organisé, le 29 avril 2026, en ligne, une séance d’échanges et de partage d’expériences avec les membres des Commissions Institutionnelles Locales (CILs). Cette rencontre s’est tenue sous la présidence du Directeur des Programmes en charge des Comités Consultatifs Interafricains, des Concours d’Agrégation et de l’Ordre International des Palmes Académiques du CAMES, Pr Ali DOUMMA, en présence du Président Coordonnateur des Jurys et des Présidents des Sections du 22ème Concours d’Agrégation. Une centaine de participants y ont pris part.
Cette séance virtuelle avait pour principal objectif de créer les conditions idoines de préparation efficace des candidats afin d’améliorer, à l’avenir, leurs performances au Concours d’Agrégation.

À l’entame des échanges, le Directeur des Programmes, Pr Ali DOUMMA, a exprimé les remerciements du Secrétaire Général du CAMES, Pr Souleymane KONATÉ, à l’ensemble des participants. Il a salué la forte mobilisation et a tenu à remercier l’ensemble des acteurs présents pour le travail abattu dans le cadre des Concours d’Agrégation. Cette rencontre s’est par la suite articulée autour de la présentation des recommandations du 22ème Concours d’Agrégation des SJPEG, tenu à Dakar en novembre 2025, des propos des différents Présidents de Jury des Sections du Concours, et de la présentation des modèles du Burkina Faso et du Togo en termes de préparation des candidats.
Le Directeur des Programmes est ainsi revenu sur le taux de réussite relativement faible de ce Concours comparativement à celui des Sciences de la Santé, avec un taux record de seulement 41,22%, enregistré depuis l’institution du Concours en 1983. Il a donc rappelé la volonté du Secrétariat général du CAMES, de concert avec tous les principaux acteurs, d’améliorer ces performances tout en préservant la crédibilité et la réputation du Concours.
Il a par la suite présenté de manière détaillée les statistiques du précédent Concours pour chacune des épreuves. Des analyses des résultats, il est ressorti que le plus grand taux de déperdition intervient à la première épreuve, confirmant l’importance de se pencher sur la préparation en amont des candidats avec une meilleure implication des Institutions d’Enseignement supérieur et de Recherche (IESR) et des pays.
Il a par ailleurs exposé les principaux motifs d’ajournement aux différentes épreuves du Concours ainsi que les différentes recommandations adressées aux candidats, au CAMES et aux IESR. Son propos a pris fin sur des informations partagées aux participants notamment le projet de mise en place de centres de préparation régionaux ou encore l’élaboration en cours du Guide d’Évaluation des Enseignants-chercheurs dans le cadre de ce Concours.

À la suite de cette présentation qui a suscité l’intérêt manifeste des participants, chacun des six (6) Présidents de Jury est revenu sur les constats enregistrés quant aux performances des candidats au 22ème Concours d’Agrégation. Des pistes de solutions ont également été proposées. Il ressort des interventions que la sélection des candidats et leur préparation en amont constituent des éléments sur lesquels il est important de se pencher à travers notamment un renforcement de capacités des Commissions Institutionnelles Locales. La qualité des supports de communication, la maitrise de la méthodologie ou de la thématique, la capacité à défendre les dossiers, la mauvaise qualité des thèses de doctorats sont quelques éléments communs qui sont revenus dans les différents propos. Les Présidents ont ainsi recommandé, entre autres, de rendre les Commissions Institutionnelles Locales (CILs) plus fonctionnelles et pérennes avec un financement substantiel prévu par les pays, de mettre en place des dispositifs adaptés pour l’accompagnement des candidats, de la préparation à la dotation de ressources nécessaires, de renforcer les prérogatives et les compétences des CILs.
Pour souligner l’impact de la préparation sur le taux de réussite, les modèles réussis du Burkina Faso et du Togo ont été partagés par les Professeurs Koffi AGBENOTO du Togo et Noël THIOMBIANO du Burkina Faso. De manière détaillée, les deux intervenants sont revenus sur l’historique de leurs centres de préparation, la méthodologie adoptée dans le cadre de la sélection et de l’accompagnement des candidats, les mécanismes de financement et les difficultés rencontrées.
Des échanges avec les participants ont eu lieu, autour de leurs différentes préoccupations auxquelles le Directeur des Programmes a apporté des éclaircissements précis.

En conclusion de cette rencontre, le Directeur des Programmes a rappelé l’importance de la préparation, la nécessité de l’accompagnement des candidats et d’une couverture financière pour une meilleure efficacité des Commissions Institutionnelles Locales. Il a rassuré les participants que les différents échanges et toutes les recommandations seront consignés et analysés pour des solutions probantes, afin d’aller dans le sens de l’amélioration des résultats au fil des années. Il a clos son propos en remerciant chaleureusement les Présidents de Jury pour leur disponibilité ainsi que les participants pour les échanges nourris et pour la qualité des contributions.

Cette rencontre, la première du genre, constitue une Innovation à perpétuer afin de concourir à l’amélioration des résultats du Concours tout en maintenant le niveau de crédibilité et de qualité de ce prestigieux Concours.