Interview du Professeur Mohammadou MERAWA, auteur de l’ouvrage « Réussir la mise en œuvre du LMD dans l’espace CAMES »


Pr Mohammadou MEREWA lors de son intervention au 39e session du Conseil des Ministres du CAMES

« Engagées dans le processus de mise en œuvre du système académique Licence-Master-Doctorat (LMD) depuis plus d’une dizaine d’années, les institutions d’enseignement supérieur et de recherche de l’espace CAMES, rencontrent comme chacun sait, des difficultés de différents ordres qui peuvent se résumer à un déficit de création d’un environnement propice, toutes dimensions confondues pour sa mise en œuvre. Cet environnement propice dans chacun des pays membres est tributaire de la mobilisation des ressources financières nécessaires pour mettre en œuvre les différentes activités qui auront vocation d’améliorer la gouvernance de ces institutions, la qualité et la pertinence de l’offre de formation supérieure par rapport aux besoins du monde socio-économique, mais également de renforcer les capacités de tous les acteurs de ce sous-secteur si stratégique pour le développement des pays africains », Pr Mohammadou MEREWA.


Question 1 : Professeur pouvez-vous, vous présenter à nos lecteurs ?

Je suis Professeur des Universités, Directeur de Département de Chimie de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour en France. Au cours de l’année académique 2003/2004 au moment où les institutions universitaires françaises ont adopté le système académique Licence-Master-Doctorat (LMD), j’ai activement participé au processus de sa mise en œuvre au sein de mon département et toutes les entités universitaires de cette université étaient dans cette même dynamique.

Très vite nous avons compris que le système LMD dépasserait largement les frontières européennes, compte tenu de ces objectifs, en particulier ceux orientés vers l’internationalisation des diplômes, la mobilité des apprenants et surtout une véritable reconfiguration des offres de formation pour les mettre en cohérence avec les besoins du marché de l’emploi. Mon vœu le plus cher était de pouvoir apporter ma modeste contribution au déploiement du LMD dans les pays africains membres de l’espace CAMES.

Ce vœu a été exaucé d’abord de 2005 à 2010 en République du Bénin. Comme vous le savez, mon arrivée au Bénin a coïncidé avec l’initiative très opportune prise par les institutions d’enseignement supérieur de l’Afrique de l’Ouest de créer le Réseau pour l’Excellence de l’Enseignement Supérieur en Afrique de l’Ouest (REESAO).

J’ai, par le biais du projet d’appui à l’enseignement supérieur dont j’avais la charge en tant que Chef de projet contribué à l’organisation de plusieurs séminaires sous-régionaux de définition des standards du LMD de l’espace REESAO, mais également des séminaires d’appropriation des fondamentaux de ce système académique et de reconfiguration des offres de formation pour les huit (8) domaines de formation identifiés dans l’espace REESAO.

De novembre 2010 à ce jour, je suis en Côte d’Ivoire avec trois missions, celle de Conseiller du Ministre ivoirien de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, de Chef de projet du Contrat de Désendettement et de Développement (C2D) avec dans ce projet un accent particulier relatif à la création d’un environnement propice à la mise en œuvre du LMD en Côte d’Ivoire et enfin, une mission d’assistance technique auprès des institutions ivoiriennes d’enseignement supérieur et de recherche dans ce processus d’appropriation du système LMD avec ses dimensions de formation des formateurs et d’accompagnement à la révision des curricula pour les mettre au format LMD et en adéquation avec les besoins du monde socio-économique.

Question 2 : Pr Mohammadou MERAWA vous avez produit, en collaboration avec feu Pr Bertrand MBATCHI, un ouvrage intitulé « Réussir la mise en œuvre du système LMD dans l’espace CAMES ». Pouvez-vous nous présenter brièvement cet ouvrage ? Comment êtes-vous arrivé à le réaliser? 

Avant de répondre à votre question, permettez d’abord que je rende un hommage au feu Pr Bertrand MBATCHI. J’ai eu la chance de le connaître et de travailler avec lui à son initiative et je retiens de lui, que dis-je nous devons retenir de lui que c’était un homme très engagé et qui a joué un rôle déterminant dans la rénovation du CAMES. Il avait une très haute idée de cette institution régionale d’intégration par excellence et n’a ménagé aucun effort pour la hisser au rang des grandes institutions académiques internationales. La contribution du Pr MBATCHI à la rénovation du CAMES est tout simplement inestimable.

S’agissant de votre question, je voudrais d’abord rappeler que ce nouvel ouvrage est la suite logique du premier intitulé « Construction du nouvel espace africain et malgache de l’Enseignement supérieur dans le contexte de la mise en place du système LMD dans les établissements d’enseignement supérieur de l’espace CAMES », que j’avais rédigé en 2007 en collaboration avec feu le Pr Fulbert AMOUSSOUGA GERO, pour lequel je voudrais également avec votre permission avoir une pensée pieuse. Pour ce premier ouvrage qui a fait l’objet d’un large partage au niveau des institutions académiques de l’espace CAMES, car il a été reproduit à plus de 20 000 exemplaires et mis en ligne sur le site internet du CAMES, l’objectif était de définir les fondamentaux et les standards du LMD au niveau de l’espace CAMES avec en perspective de poser les jalons d’un référentiel d’évaluation et d’accréditation de nouvelles offres de formation dans le cadre du système LMD.

Pour rendre à César ce qui est à César, je précise qu’après plus de dix (10) années de mise en œuvre du système LMD, l’initiative de proposer la suite au premier ouvrage avec des objectifs différents a été prise par le Pr. MBATCHI et c’était un honneur pour moi, d’avoir été sollicité à nouveau par le CAMES pour la rédaction de ce nouvel ouvrage. Après chaque chapitre livré, le Pr MBATCHI a marqué un intérêt tout particulier en y apportant ses contributions, toujours très pertinentes. Il convient par conséquent de rappeler que ce deuxième ouvrage, comme le premier répond à une commande spécifique du CAMES.

« Réussir la mise en œuvre du système LMD dans l’espace CAMES », l’intitulé évocateur de cet ouvrage en soi traduit d’une certaine façon l’état actuel de la mise en œuvre du LMD dans l’espace CAMES avec ses forces, mais surtout ses faiblesses. Il était donc opportun dans un premier temps, de faire après un rappel des fondamentaux, l’état des lieux et le diagnostic de la mise en œuvre de ce système académique dans ses dimensions institutionnelle, académique, mais aussi de renforcement des capacités. C’est tout le sens donné à la structuration de l’ouvrage. Les défis à relever pour réussir la mise en œuvre du système LMD dans les institutions d’enseignement supérieur et de recherche sont nombreux. Un chapitre y a été consacré avec des recommandations à l’attention des différentes parties-prenantes afin de s’engager dans une nouvelle dynamique permettant d’atteindre les objectifs visés. Le véritable point d’ancrage de cet ouvrage est le chapitre portant sur les nouvelles méthodes pédagogiques consubstantielles de la mise en œuvre réussie du système LMD.

En effet, nous savons tous que pour réussir la mise en œuvre de ce système académique international il faut un préalable, celui d’avoir un environnement propice décliné dans l’ouvrage ainsi que l’appropriation des fondamentaux du LMD par tous les acteurs du système académique de l’espace CAMES, rappelés également dans l’ouvrage, mais la véritable réussite du LMD viendra surtout dans sa phase pratique de mise en œuvre d’un véritable changement de paradigme dans la manière d’enseigner, d’évaluer et d’apprendre pour les apprenants. La bonne appropriation par les enseignants-chercheurs des nouvelles méthodes pédagogiques est donc déterminante et nécessite des formations à l’attention des différents acteurs de la communauté universitaire. Ces méthodes sont explicitées dans l’ouvrage. Enfin, à juste titre, tenant compte du constat que la plupart des enseignants-chercheurs ne connaissent pas véritablement cette institution d’intégration régionale qu’est le CAMES, il a été proposé de lui consacrer le dernier chapitre, pour décliner ses missions et ses objectifs.

Question 3 : Quelles seraient alors les causes et les conséquences des insuffisances constatées dans l’application du LMD ? Comment y remédier?

Les causes et les conséquences des insuffisances constatées dans la mise en œuvre du système LMD dans l’espace CAMES sont multiples et multiformes. Il serait illusoire de vouloir toutes les décliner dans cette interview. Pour l’essentiel on retiendra surtout que, d’une façon générale, les conditions de sa mise en œuvre efficiente n’ont pas été réunies. Nous savons tous que le LMD, déclinaison académique de la mondialisation a la vocation de promouvoir l’internationalisation des diplômes du supérieur, facilitant de fait, la mobilité des apprenants au niveau international. Le préalable à cette internationalisation des diplômes est bien l’harmonisation de l’offre de formation supérieure. Ce processus d’harmonisation doit impérativement s’accompagner d’une véritable révision des curricula en liaison avec les acteurs du monde socio-économique pour les adapter aux besoins du marché de l’emploi. Pour ne pas en dire davantage, on comprend aisément que l’enjeu majeur pour les pays membres du CAMES dont les diplômés du supérieur sont confrontés au fléau que constitue le chômage, devenu quasiment endémique dans certains pays est bien celui de l’amélioration de la qualité et de la pertinence de l’offre de formation supérieure. Nous savons tous également que la qualité a un coût.

Le LMD ne peut pas se mettre en œuvre efficacement à coût constant. Malgré les ressources financières importantes mobilisées par certains États membres du CAMES, qui se sont engagés à offrir un enseignement supérieur et de recherche de qualité à leurs citoyens, par rapport aux besoins réels exprimés, les ressources financières mobilisées sont insuffisantes. Parler des besoins réels exprimés, suppose qu’un état des lieux de l’ancien système ait été fait et comme vous le savez, ça n’a pas été le cas pour la plupart des pays. Le LMD a été mis en œuvre sans ce préalable et nous connaissons également les conséquences notamment une appropriation des fondamentaux plus de dix (10) ans après qui varie d’un pays à un autre, même au sein du même pays d’un établissement à un autre et très souvent au sein du même établissement d’une entité universitaire à une autre.

La non-appropriation des objectifs de ce système académique a très souvent conduit dans la plupart des pays à une simple transposition de l’ancien système dans un format LMD avec des parcours de formation organisés en semestres avec des Unités d’Enseignement (UE) auxquelles des Crédits d’Évaluation Capitalisables et Transférables (CECT) sont affectées. Les objectifs de la qualité et de la pertinence de l’offre de formation n’ont été pris en compte que de façon marginale par un nombre très restreint d’établissements des pays membres du CAMES alors que tous les efforts auraient dû être déployés pour atteindre ces deux objectifs en étroite collaboration avec le secteur productif, qu’il soit public ou privé. La dimension renforcement des capacités n’a pas non plus fait l’objet d’une attention à la mesure de son importance dans le dispositif pour le rendre efficient.

Question 4 : Application des préceptes du LMD, n’est-ce pas un luxe quand nos universités ont du mal à joindre les deux bouts en matière de gestion des effectifs?

Cette question pertinente nous ramène une fois de plus à celles de la qualité et de la pertinence de l’offre de formation supérieure, donc du coût de la mise en œuvre réussie du LMD dans le contexte de massification des effectifs d’apprenants que l’on connaît. Elle a il faut bien le comprendre, une dimension stratégique et politique pour chacun des pays membres du CAMES. En d’autres termes, considérant que le nombre de plus en plus important d’étudiants qui aspirent à poursuivre les études supérieures, notamment dans les domaines scientifiques et technologiques représente un atout pour ces pays et non un handicap, les États africains sont-ils prêts à mobiliser les ressources financières nécessaires pour relever le défi de la création d’une masse critique de ressources humaines compétentes et de qualité pour engager sans tarder leur processus d’industrialisation avec pour objectif la transformation en Afrique de son formidable potentiel de ressources minières et agricoles ? Nous comprenons tout de suite que la réponse à cette question permettra ou non de créer cet environnement propice à la mise en œuvre du système LMD dans chaque pays pour que les institutions d’enseignement supérieur et de recherche soient véritablement pourvoyeuses de ces ressources humaines. Il s’agit bien évidemment d’une décision stratégique et politique, car il y va de l’avenir de ce continent, riche de sa jeunesse, dont les pays aspirent à un développement endogène et durable, conséquence de la transformation industrielle sur place de son énorme potentiel de ressources minières et agricoles.

La bonne appropriation des méthodes pédagogiques par les enseignants-chercheurs avec une part belle faite à l’intégration du numérique éducatif, apporte également des éléments de réponses à la gestion des effectifs de plus en plus importants d’étudiants dans les universités. Cet environnement numérique intégré, support d’une mise en œuvre réussie du LMD a également un coût et nous le savons tous.

Question 5 : Revenons à une question fondamentale. Vous intitulez l’ouvrage « Réussir la mise en œuvre du système LMD dans l’espace CAMES ». Est-ce que cela veut dire que vous donnez une recette pour chacune des parties-prenantes du LMD dans les universités?

Vous savez, la réussite de la mise en œuvre du LMD n’est pas uniquement de la responsabilité des acteurs universitaires et je viens d’en parler. Cet ouvrage qui a modestement vocation de contribuer à améliorer l’appropriation des différentes dispositions principales et des fondamentaux du LMD, après un état des lieux et un diagnostic de plus de dix (10) ans de mise en œuvre, se présente comme une feuille de route avec des recommandations pratiques et pragmatiques à l’attention de toutes les parties-prenantes au-delà de l’espace académique. Mettre en œuvre toutes ces recommandations présentées aux membres du Comité Consultatif Général (CCG) du CAMES le 1er mars 2022 à Conakry (République de Guinée) et aux Ministres membres du Conseil des Ministres du CAMES le 26 mai 2022 à Kinshasa (République Démocratique du Congo), permettra assurément de réussir la mise en œuvre du LMD dans l’espace CAMES. C’est l’objectif principal de cet ouvrage.

Question 6 : Votre mot de fin Professeur Mohammadou MERAWA?

Je voudrais d’abord vous remercier de m’avoir donné l’opportunité d’échanger avec vous sur cette problématique très importante de la mise en œuvre du système LMD dans les pays membres du CAMES.

L’enjeu est important et même déterminant pour l’avenir de la jeunesse africaine et corrélativement pour l’avenir de tous ces pays. Je voudrais rappeler qu’à tort, sans un environnement propice, le système LMD est considéré par beaucoup comme la panacée, dont la mise en œuvre devrait résoudre tous les problèmes de fond, auxquels sont confrontées actuellement les institutions d’enseignement supérieur et de recherche. Cette mauvaise appréciation des objectifs principaux du LMD a conduit quelques fois jusqu’à une véritable désinformation vis-à-vis de ce système académique.

Je voudrais également rappeler que la question du sous-financement du sous-secteur est la difficulté majeure, pour ne pas dire la principale, car, toutes les difficultés rencontrées lors de la mise en œuvre du LMD n’en sont que des conséquences.

J’ai la ferme conviction que le véritable espoir naîtra de la réelle prise de conscience par les gouvernants du rôle qu’a joué ce sous-secteur, comme vecteur multiplicateur de croissance dans les pays émergents. Le véritable espoir viendra également du rôle que devront jouer les différents acteurs du système éducatif, engagés collectivement pour la rénovation effective du sous-secteur dans ses dimensions institutionnelle, académique et de recherche et de leur prise de conscience qu’ils ont une responsabilité historique à assumer. Le véritable espoir viendra enfin de la capacité des États africains, riches de leur jeunesse, riches de leurs ressources agricoles, riches de leurs ressources minières, de relever collectivement le défi de l’industrialisation de ce continent qui passe inéluctablement par la constitution d’une masse critique de ressources humaines qualifiées, notamment dans les domaines scientifiques et technologiques, afin qu’ils soient véritablement maîtres de leur destin.

Pour finir, je voudrais que nous prenions tous conscience que le CAMES par ses objectifs et ses missions que tous les enseignants-chercheurs, chercheurs et gouvernants des pays membres gagneraient à bien connaître, mais aussi la pertinence de son positionnement comme l’organe de régulation de l’enseignement supérieur et de la recherche est une chance pour tous ses pays membres. Je mesure à sa juste valeur l’importance que le CAMES accorde à la réussite de la mise en œuvre du système LMD dans tous les pays membres et ce fut un honneur pour moi par cet ouvrage d’y apporter ma modeste contribution.


Lors de la 39e session du Conseil des Ministres du CAMES, tenue du 23 au 27 mai 2022, à Kinshasa en République démocratique du Congo, l’ouvrage « Réussir la mise en œuvre du LMD dans l’espace CAMES » a été présenté par son auteur, le Pr Mohammadou MEREWA, Conseiller du Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique en Côte d’Ivoire. Cet ouvrage, produit en collaboration avec feu Pr Bertrand MBATCHI, dresse un diagnostic sans complaisance de la mise en œuvre du LMD dans les différents pays de l’espace CAMES.

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𝗠𝗲𝘀𝘀𝗮𝗴𝗲 𝗱𝗲 𝘃œ𝘂𝘅 𝗱𝘂 𝗦𝗲𝗰𝗿𝗲́𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗚𝗲́𝗻𝗲́𝗿𝗮𝗹 𝗱𝘂 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹’𝗮𝗻𝗻𝗲́𝗲 𝟮𝟬𝟮𝟲𝘌𝘯 𝘤𝘦𝘵𝘵𝘦 𝘢𝘯𝘯𝘦́𝘦 2026, 𝘫𝘦 𝘷𝘰𝘶𝘥𝘳𝘢𝘪𝘴 𝘷𝘰𝘶𝘴 𝘴𝘰𝘶𝘩𝘢𝘪𝘵𝘦𝘳 𝘢𝘶 𝘯𝘰𝘮 𝘥𝘦 𝘵𝘰𝘶𝘵𝘦 𝘭’𝘐𝘯𝘴𝘵𝘪𝘵𝘶𝘵𝘪𝘰𝘯, 𝘦𝘵 𝘦𝘯 𝘮𝘰𝘯 𝘯𝘰𝘮, 𝘵𝘰𝘶𝘴 𝘯𝘰𝘴 𝘷œ𝘶𝘹 𝘥𝘦 𝘗𝘢𝘪𝘹, 𝘥𝘦 𝘚𝘢𝘯𝘵𝘦́ 𝘦𝘵 𝘥𝘦 𝘉𝘰𝘯𝘩𝘦𝘶𝘳 𝘱𝘢𝘳𝘵𝘢𝘨𝘦́. 𝘓𝘦 𝘊𝘈𝘔𝘌𝘚 𝘥𝘦𝘮𝘦𝘶𝘳𝘦 𝘳𝘦́𝘴𝘰𝘭𝘶𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘦𝘯𝘨𝘢𝘨𝘦́ 𝘢̀ 𝘤𝘰𝘯𝘵𝘳𝘪𝘣𝘶𝘦𝘳 𝘢𝘶 𝘥𝘦́𝘷𝘦𝘭𝘰𝘱𝘱𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘥𝘶𝘳𝘢𝘣𝘭𝘦 𝘥𝘦 𝘴𝘦𝘴 𝘌́𝘵𝘢𝘵𝘴 𝘮𝘦𝘮𝘣𝘳𝘦𝘴, 𝘢̀ 𝘵𝘳𝘢𝘷𝘦𝘳𝘴 𝘴𝘰𝘯 𝘢𝘤𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘥’𝘩𝘢𝘳𝘮𝘰𝘯𝘪𝘴𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘥𝘦𝘴 𝘱𝘰𝘭𝘪𝘵𝘪𝘲𝘶𝘦𝘴 𝘥’𝘌𝘯𝘴𝘦𝘪𝘨𝘯𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘴𝘶𝘱𝘦́𝘳𝘪𝘦𝘶𝘳 𝘦𝘵 𝘥𝘦 𝘙𝘦𝘤𝘩𝘦𝘳𝘤𝘩𝘦. 𝘕𝘰𝘶𝘴 𝘳𝘦́𝘢𝘧𝘧𝘪𝘳𝘮𝘰𝘯𝘴 𝘯𝘰𝘵𝘳𝘦 𝘦́𝘭𝘢𝘯 𝘢̀ “𝘤𝘰-𝘤𝘰𝘯𝘴𝘵𝘳𝘶𝘪𝘳𝘦 𝘭𝘦 𝘊𝘈𝘔𝘌𝘚 𝘲𝘶𝘦 𝘯𝘰𝘶𝘴 𝘷𝘰𝘶𝘭𝘰𝘯𝘴”, 𝘢𝘶𝘵𝘰𝘶𝘳 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘷𝘪𝘴𝘪𝘰𝘯 𝘦𝘵 𝘥𝘦𝘴 𝘢𝘤𝘵𝘪𝘰𝘯𝘴 𝘱𝘰𝘳𝘵𝘦́𝘦𝘴 𝘱𝘢𝘳 𝘭𝘦 𝘯𝘰𝘶𝘷𝘦𝘢𝘶 𝘗𝘭𝘢𝘯 𝘚𝘵𝘳𝘢𝘵𝘦́𝘨𝘪𝘲𝘶𝘦 𝘥𝘦 𝘋𝘦́𝘷𝘦𝘭𝘰𝘱𝘱𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 2024-2028 (𝘗𝘚𝘋𝘊 2024-2028). 𝘗𝘶𝘪𝘴𝘴𝘦 𝘯𝘰𝘴 𝘢𝘤𝘵𝘪𝘰𝘯𝘴 𝘤𝘰𝘯𝘤𝘦𝘳𝘵𝘦́𝘦𝘴 𝘦𝘵 𝘴𝘺𝘯𝘦𝘳𝘨𝘪𝘲𝘶𝘦𝘴, 𝘤𝘰𝘯𝘵𝘪𝘯𝘶𝘦𝘳 𝘥𝘦 𝘱𝘰𝘳𝘵𝘦𝘳 𝘩𝘢𝘶𝘵 𝘭𝘦𝘴 𝘷𝘢𝘭𝘦𝘶𝘳𝘴 𝘥’𝘦𝘹𝘤𝘦𝘭𝘭𝘦𝘯𝘤𝘦, 𝘥’𝘦́𝘵𝘩𝘪𝘲𝘶𝘦, 𝘥’𝘪𝘯𝘵𝘦́𝘨𝘳𝘪𝘵𝘦́ 𝘦𝘵 𝘥’𝘪𝘯𝘯𝘰𝘷𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯, 𝘢𝘶 𝘱𝘳𝘰𝘧𝘪𝘵 𝘥𝘦 𝘯𝘰𝘵𝘳𝘦 𝘤𝘰𝘮𝘮𝘶𝘯𝘢𝘶𝘵𝘦́ 𝘢𝘤𝘢𝘥𝘦́𝘮𝘪𝘲𝘶𝘦 𝘦𝘵 𝘴𝘤𝘪𝘦𝘯𝘵𝘪𝘧𝘪𝘲𝘶𝘦.𝗣𝗿𝗼𝗳𝗲𝘀𝘀𝗲𝘂𝗿 𝗦𝗼𝘂𝗹𝗲𝘆𝗺𝗮𝗻𝗲 𝗞𝗢𝗡𝗔𝗧𝗘́ Secrétaire Général du CAMES GrandChancelier de l’OIPA/CAMESwww.lecames.org/message-de-voeux-du-secretaire-general-du-cames-pour-lannee-2026/ ... See MoreSee Less
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𝗔𝗰𝘁𝘂𝗮𝗹𝗶𝘀𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗯𝗮𝘀𝗲 𝗱𝗲 𝗱𝗼𝗻𝗻𝗲́𝗲𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗶𝗻𝘀𝗰𝗿𝗶𝘁𝘀 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗟𝗶𝘀𝘁𝗲𝘀 𝗱’𝗮𝗽𝘁𝗶𝘁𝘂𝗱𝗲 𝗱𝘂 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦Dans le cadre de la 48ème session des Comités Consultatifs Interafricains (CCI), le Secrétariat général du CAMES procédera, au mois de mars 2026, à la désignation des rapporteurs des dossiers de candidature à partir des bases de données des inscrits sur les différentes Listes d’aptitude du CAMES des Institutions.À cet effet, le Secrétaire Général du CAMES invite les Responsables des Institutions d’Enseignement supérieur et de Recherche membres, à prendre toutes les dispositions nécessaires pour que le statut (en fonction, retraité, détaché, décédé, etc.) des Enseignants-chercheurs et Chercheurs de leurs Institutions soit actualisé au plus tard le 1ᵉʳ mars 2026, afin de permettre aux services compétents du Secrétariat général de travailler sur des données fiables.Pour toute assistance technique, veuillez adresser vos demandes aux adresses électroniques suivantes :- assistance_technigue@cames.online- contact@lecames.orgTélécharger la note : www.lecames.org/actualisation-de-la-base-de-donnees-des-inscrits-sur-les-listes-daptitude-du-cames/ ... See MoreSee Less
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𝟳𝗲̀𝗺𝗲𝘀 𝗝𝗼𝘂𝗿𝗻𝗲́𝗲𝘀 𝗦𝗰𝗶𝗲𝗻𝘁𝗶𝗳𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗱𝘂 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦 : 𝗹𝗲𝘀 𝗶𝗻𝘀𝗰𝗿𝗶𝗽𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝘀𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗹𝗼𝗻𝗴𝗲𝗻𝘁 𝗷𝘂𝘀𝗾𝘂’𝗮𝘂 𝟭𝟱 𝗷𝗮𝗻𝘃𝗶𝗲𝗿 𝟮𝟬𝟮𝟲Les inscriptions pour la septième édition des Journées Scientifiques du CAMES (JSDC-7), ont été ouvertes le 13 novembre 2025.Cette 7ème édition se tiendra à Lomé (Togo), du 09 au 12 mars 2026 sous le thème : « Quelle Recherche scientifique pour une Afrique solidaire, résiliente et développée : vers une politique commune ambitieuse de Recherche dans l’espace CAMES ».Nous avons le plaisir de vous informer que la date limite des inscriptions sur la plateforme d’inscription est prolongée au 15 janvier 2026.www.lecames.org/7emes-journees-scientifiques-du-cames-les-inscriptions-se-prolongent-jusquau-15-j... ... See MoreSee Less
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Une délégation du RIDEPES en visite de courtoisie au Secrétariat général du CAMES Le Secrétaire Général du CAMES, Pr Souleymane KONATÉ, a reçu ce 18 décembre 2025, au siège de l’Institution, une délégation du Réseau International des Établissements Privés d’Enseignement Supérieur de l’espace CAMES (RIDEPES), conduite par son Président Dr Mamadou Habib DIALLO. Cette visite de courtoisie s’est tenue en présence du Directeur des Programmes en charge des Concours d’Agrégation, des Comités Consultatifs Interafricains et de l’OIPA/CAMES, Pr Ali DOUMMA et du Directeur des Programmes en charge de l’Assurance Qualité, de la Recherche et du Partenariat, Pr Saturnin ENZONGA YOCA. Des membres du RIDEPES venus de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Mali et du Niger y ont également pris part.A la suite d’un tour de table des participants et des mots de bienvenue du Secrétaire Général du CAMES, des échanges cordiaux et chaleureux ont été l’occasion pour le Président du RIDEPES de rappeler le contexte de cette visite. En effet, les membres du RIDEPES sont présents à Ouagadougou à la faveur de la célébration des 25 ans de l’Institut Supérieur Technique (IST), membre du Réseau. Dr Mamadou Habib DIALLO, a donc signifié l’intérêt pour le RIDEPES et ses membres, de se ressourcer par cette visite au CAMES, Institution partenaire du RIDEPES. Il a rappelé quelques actions à l’actif du Réseau, à savoir l’élaboration en cours de son Plan Stratégique après la mise en place du bureau lors de la rencontre d’avril 2025 à Bamako, ou encore l’adhésion de la Côte d’Ivoire au Réseau. Dr DIALLO a enfin précisé tout l’intérêt du RIDEPES pour les Programmes du CAMES notamment le PRED et l’Assurance Qualité.Le Secrétaire Général du CAMES, Pr Souleymane KONATÉ, prenant la parole à la suite de cette intervention du Président du RIDEPES, a salué la forte délégation multinationale présente dans le cadre de cette visite. Réitérant ses mots de bienvenue, il a rappelé les grandes attentes que le CAMES nourrit pour le RIDEPES et s’est dit honoré de cette visite de courtoisie. Il a également signifié l’intérêt du CAMES en ce qui concerne le Plan Stratégique évoqué, rassurant les membres des contributions de l’Institution qui seront apportées pour sa consolidation. Il a aussi exhorté le RIDEPES à élargir sa couverture à l’ensemble des 19 pays membres du CAMES, et a rappelé l’importance de la mobilisation géographique des Institutions d’Enseignement supérieur privées pour l’intégration académique régionale. Le Secrétaire Général du CAMES a invité les Institutions privées à s’approprier pleinement l’Assurance Qualité, avec la création de Cellules Internes d’Assurance Qualité en leur sein. Il a réitéré la disponibilité du CAMES, à travers le Directeur des Programmes en charge du PRED, à accompagner les Institutions autant pour l’Assurance Qualité que pour le PRED. www.lecames.org/une-delegation-du-ridepes-en-visite-de-courtoisie-au-secretariat-general-du-cames/ ... See MoreSee Less
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Le Secrétariat général du CAMES a participé au cadre de concertation des Organisations régionales et sous régionales accréditées au Burkina Faso Le Secrétariat général du CAMES a été représenté par le Directeur des Affaires Administratives et Financières, M. Issoufou SOULAMA, à la rencontre d’échanges des Responsables des Organisations sous régionales et régionales africaines installées ou représentées au Burkina Faso. Cette rencontre annuelle, organisée par le Ministère des Affaires Étrangères, de la Coopération Régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, s’est tenue les 16 et 17 décembre 2025. Elle constitue un cadre d’échanges et de discussions entre les Institutions et le Ministère.Créé depuis 2023, ce cadre de concertation sous la tutelle de la Ministre déléguée chargée de la Coopération Régionale, s’inscrit dans la dynamique de renforcer la coopération avec les Organisations d’intégration et faciliter la coordination de la politique d’intégration du Burkina Faso avec les acteurs concernés.Placée sous le thème : “contribution des initiatives présidentielles au développement endogène du Burkina Faso”, la rencontre de l’année 2025 avait pour objectif de faire l’état des lieux de la coopération entre le Burkina Faso et les Organisations régionales et sous régionales en vue de dégager des perspectives pour une meilleure coopération. La cérémonie d’ouverture de cette rencontre, tenue le 16 décembre 2025, a été articulée autour de deux principales allocutions : celle du représentant du doyen des représentants des Organisations et le discours d’ouverture du Ministre des Affaires Étrangères, délivré en son nom par la Ministre déléguée.Le tour de table, dernière étape du programme, a été le lieu pour le Directeur des Affaires Administratives et Financières du CAMES, M. Issoufou SOULAMA, d’exprimer, au nom du Secrétaire Général du CAMES, les remerciements de l’Institution à l’endroit du Burkina Faso pour les facilités accordées en tant que pays siège.Il a par ailleurs, réitéré la disponibilité de l’Institution à accompagner le pays. Il a enfin souligné l’intérêt pour le CAMES dans son orientation stratégique de mieux faire connaitre ses services au grand public.www.lecames.org/le-secretariat-general-du-cames-a-participe-au-cadre-de-concertation-des-organisa... ... See MoreSee Less
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7èmes Journées Scientifiques du CAMES : le PTRC SANTÉ lance quatre (4) prix aux Jeunes Chercheurs du PTRLes 7èmes Journées Scientifiques du CAMES se tiendront à Lomé au Togo, du 9 au 12 mars 2026 sur le thème : « Quelle Recherche scientifique pour une Afrique solidaire, résiliente et développée : vers une politique commune ambitieuse de Recherche dans l’espace CAMES ». En prélude à cet événement, le Programme Thématique de Recherche en Santé (PTR-Santé) lance quatre (4) prix destinés aux jeunes Chercheurs dans le but de promouvoir la Recherche et l’Innovation en santé.Les prix concernent :- la meilleure communication orale longue,- la meilleure communication orale courte,- la meilleure communication affichée,- la meilleure communication féminine.Les inscriptions se font en ligne avant le 9 janvier 2026.www.lecames.org/7eme-journees-scientifiques-du-cames-le-ptrc-sante-lance-quatre-4-prix-aux-jeunes... ... See MoreSee Less
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