Le concours d’agrégation du CAMES, un modèle institutionnel pour l’Afrique ?


Le 29 mars 2022, The Conversation a consacré , une rubrique aux Concours d’agrégation du CAMES. Le journal relate quelques faits et échanges entre candidats et membres du jury dans la discipline des sciences de gestion.


Nous vous proposons l’intégralité de l’interview

Le concours d’agrégation du Conseil africain et malgache pour l’Enseignement supérieur (CAMES) est un événement universitaire et institutionnel d’importance. Nous l’abordons ici via quelques faits et échanges entre candidats et membres du jury dans la discipline des sciences de gestion.

Quelques mots sur le CAMES et sa genèse

Le Conseil est une institution internationale qui se concentre sur cinq missions principales. Insistons tout d’abord sur l’histoire du CAMES, qui fut pensé comme un organisme de coordination de l’Enseignement supérieur dans les pays d’expression française d’Afrique et de Madagascar.

L’idée de sa création remonte aux premières années des indépendances. Lors de la Conférence de Niamey, les 22 et 23 janvier 1968, les chefs d’État de l’L’Organisation commune africaine et malgache (OCAM vont décider de la création du Conseil africain et malgache pour l’Enseignement supérieur afin, notamment, de développer la francophonie, la solidarité et la coopération interafricaine.

Le Conseil rassemble une vingtaine d’États francophones d’Afrique et de l’océan Indien. Ses statuts ont été adoptés le 26 avril 1972 à Lomé. Les textes furent ensuite actualisés – notamment sur l’agrégation – pour que le Conseil des ministres du CAMES les adopte en avril 2000 lors de sa 17e Session à Antananarivo.

Quelques mots sur l’agrégation et ses concours

Il existe deux familles de concours. Nous abordons dans ce papier non pas celle des Concours d’agrégation de médecine humaine, pharmacie, odontostomatologie, médecine vétérinaire et productions animales mais plutôt celle des Concours d’agrégation des Sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion. Cette dernière existe depuis 1983. Les épreuves s’adressent à des enseignants-chercheurs en poste sur le continent. Depuis 2017, ils doivent être inscrits sur la Liste d’aptitude aux fonctions de maitre-assistant (LAFMA).

Son organisation est spectaculaire. Il n’existe en effet pas d’évènement académique comparable en Sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion qui réunisse en un seul lieu et une seule quinzaine autant de pays, de candidats, de jurés, de coachs, de collègues et d’administratifs. Cette dimension internationale et institutionnelle ne se retrouve guère ailleurs, ni en Afrique, ni en Europe.

Cet événement a lieu tous les deux ans en novembre. En novembre 2019, c’était à Ouagadougou. Du 4 au 17 novembre 2021, ce fut à Cotonou. À l’issue des trois épreuves, 77 candidats ont obtenu l’agrégation sur 198 candidats inscrits. L’Afrique compte donc 77 « maîtres de conférences agrégés » supplémentaires.

Notons qu’en sciences de gestion, les Sénégalais, les Camerounais, les Malgaches et les Burkinabé ont plutôt bien réussi, avec un bon ratio inscrits/agrégés.

Quelques échanges entre trois candidats et deux jurés

Trois candidats et deux membres du jury, tous en sciences de gestion, répondent ici à de simples questions et ouvrent leur « carnet de notes ».

# Quelles sont vos principales impressions ?

Après quelques jours de repos, nos impressions sont à la fois d’ordre opérationnel et académique. D’un point de vue opérationnel tout d’abord, c’est pour les membres du jury beaucoup de travail en amont, notamment en matière de préparation et d’expertise par binôme, sur chacun des 44 dossiers d’agrégatifs déposés sur la plate-forme du CAMES pour que tout se passe au mieux le jour J, et surtout lors de la leçon 1, celle dite « sur travaux », qui nous mobilise pendant une heure avec le candidat ou la candidate. Ensuite, ce travail continue sur place, notamment à partir de la sous-admissibilité ce qui correspondait, à Cotonou, à 27 candidats.

D’un point de vue académique ensuite, c’est surtout la sensation de passer dix jours en immersion totale – nous dirions presque nuit et jour – dans le cadre d’un événement majeur qui draine des candidats, des coaches et des collègues venant de Dakar à Antananarivo.

Réponses des trois candidats (Angélique Ngaha Bah, Robert Bationo et Abdou-Karim Faye)

Après deux années de préparation, le 4 novembre marque officiellement le lancement du concours pour dix jours. Durant cette période nous avons d’abord été impressionnés par, l’incroyable solidarité, l’entre-aide et la fraternité entre candidats, quel que soit le pays de provenance. En effet, rien ne se fait seul : le partage d’informations et de documents, les déplacements pour se rendre au centre d’examen, faire des courses, aller au restaurant, etc.

Ensuite, la puissance institutionnelle du CAMES (dont le secrétaire général venait de décéder quelques jours avant le concours) nous a beaucoup marqués. En effet, sa capacité à mobiliser 17 pays avec une organisation logistique sans faille a été exemplaire.

Enfin, la ténacité du jury nous a épatés ! Nous présumions une fatigue générale de celui-ci dès la fin de la première épreuve eu égard au nombre pléthorique de candidats et à la longueur des épreuves. Mais, à aucun moment du concours, une baisse d’attention de leur part n’a été ressentie, au contraire ! Ce sentiment est partagé par l’ensemble des candidats. Durant toutes les épreuves nous étions toujours surpris par leur vivacité, quelle que soit l’heure de passage du candidat…

Réponses des deux professeurs (Roger-Jules Feudjo et Marc Bidan)

# Quels furent les points forts de ce concours ?

Tout d’abord, le nombre de candidats inscrits en sciences de gestion – 44 dossiers déposés et un seul candidat absent à Cotonou – met en évidence l’attractivité de la discipline.

L’un des points forts, c’est que l’ensemble des dossiers a pu être traité qualitativement. À la fois techniquement, grâce à une plate-forme informatique intuitive et bien documentée, et académiquement, grâce à la mobilisation des sept membres du jury efficacement présidé par le Pr. Augustin Anassé de Bouaké en Côte d’Ivoire. Grâce à la diversité des membres du jury, chaque dossier a pu être expertisé par deux membres dont l’un au moins était de la sous-spécialité du candidat.

Un autre point fort fut l’organisation matérielle du concours à Cotonou avec des conditions de travail de bonne qualité (salle, calme, climatisation, wifi, rafraîchissement, documentation, etc.) – et ce malgré le contexte sanitaire et le nombre important de candidats.

Un dernier point fort – et non des moindres – était l’ampleur, la diversité et le niveau des débats lors des délibérations. Les débats sur la notation de la qualité des publications, la qualité des supports de publication, la pugnacité du candidat dans la défense de ses travaux, étaient parfois délicats, d’où l’importance du président de jury pour mener les débats et parvenir à une note consensuelle.

Réponse des deux professeurs

D’abord, le nombre d’admis en sciences de gestion, comparativement aux autres spécialités, constitue un motif de satisfaction. Ensuite, l’accompagnement institutionnel dont ont bénéficié certains candidats, comme les Sénégalais ou les Camerounais, a été un atout de taille. Le soutien indéfectible des coachs et de la famille à distance a aussi été déterminant. Après, nous notons l’environnement général du concours au sein de la faculté de médecine, propre, bien aérée, avec une bonne ambiance et un soutient permanent des accompagnateurs.

La diffusion rapide des informations sur le déroulement du concours, des résultats des épreuves en ligne via le site du CAMES est aussi à saluer. Enfin, la bienveillance du jury, qui prenait souvent le temps de mettre à l’aise le candidat juste avant sa prestation est particulièrement appréciable. Le temps entre le tirage et la découverte du sujet tiré, tu as l’impression d’être en enfer. Ce qui est touchant, c’est que le jury vous encourage par le regard comme s’il voulait vous dire « vas-y, tu peux y arriver » !

Réponses des trois candidats

# Quels furent vos moments de difficulté lors de ce concours ?

Tout d’abord, nous noterons, même si cela peut paraître anecdotique, la chaleur et l’humidité du littoral béninois. Ces conditions nous ont en effet obligés à nous installer dans les salles climatisées de la faculté de pharmacie durant de longues journées afin de ne pas trop se dépenser et se fatiguer pour rester éveillés en termes intellectuels et physiques tout au long des passages des candidats. De plus, les hôtels étaient dispersés et parfois éloignés du site, ce qui a impacté nos temps de trajet. Enfin, le nombre de candidats en gestion (44 à la première épreuve et 27 à partir de la seconde) nous a mécaniquement interdit toute escapade touristique en dehors de la route des Pêches et du riche et original village artisanal… mais nous reviendrons !

Réponses des deux professeurs

À quelques jours du départ sur Cotonou, il fallait partir à l’aéroport avec un test PCR négatif au Covid-19. Ce fut un moment compliqué à gérer. Mais, tout au long de ce concours, le plus difficile a été la gestion du stress et du sommeil. En effet, les veilles du tirage de la lettre qui détermine l’ordre de passage des candidats, de chaque épreuve et de chaque délibération, nous n’arrivions pas à fermer l’œil. On les appelle désormais les « 7 nuits sans sommeil du concours d’agrégation ». En outre, le stress était permanent et encore plus dense au centre d’examen, et particulièrement en loge. Cet endroit, avec ses tables rapprochées et des tas de livres qui y sont superposés pêle-mêle, était appelé « le stressodrôme ».

Certains candidats pratiquaient du sport pendant que d’autres méditaient ou encore consommaient des vitamines C ou des somnifères. À la fin du processus, c’est un « ouf » de soulagement : le retour dans nos foyers est imminent. Nous allons enfin pouvoir relâcher la pression et nous reposer !

Réponses des trois candidats

# Quelles sont vos prochaines étapes désormais ?

Nous devons inciter les agrégés à ne pas stopper leurs efforts et à publier, à s’impliquer, à encadrer, etc. Nous avons un travail de suivi à assurer. De plus, nous devons aussi inciter les non-agrégés à ne pas baisser les bras. Nous les avons reçus en face à face et nous restons disponibles, car le concours est sélectif. Il faut qu’ils se représentent dans deux ans, après avoir étoffé leur dossier avec des publications et du rayonnement dans la discipline. Ne pas négliger non plus de s’entraîner pour chacune des épreuves comme un sportif de haut niveau le ferait… Il faut arriver en forme intellectuelle et physique le jour J.

Enfin, en tant que membres du jury, nous sommes à la disposition du président – s’il a besoin de nous en novembre 2023 – et nous devons donc rester en éveil, sur le plan académique bien sûr mais aussi institutionnel car nos écosystèmes évoluent vite et le CAMES en est le reflet interrégional. En tous cas, ce fut un beau concours et une belle cérémonie de clôture à Cotonou.

Réponses des deux professeurs

L’admission au concours d’agrégation est un événement majeur. Elle fait naître de nouvelles responsabilités pour le néo-agrégé notamment, dans l’accompagnement et l’encadrement de jeunes collègues doctorants. Cette immense responsabilité doit aller de pair avec une amélioration qualitative et quantitative de nos publications et productions pédagogiques. C’est ainsi que nous nous sommes inscrits dans une logique de recherche en réseaux entre collègues de même pays mais également de pays différents liés au CAMES.

La rédaction de ce court récit entre deux jurés et trois candidats entre dans ce cadre. De même, un groupe WhatsApp regroupant tous les admis en gestion a été créé pour permettre aux collègues de mieux se connaître, de partager et de développer des initiatives et travaux de recherche d’intérêt commun. Dans cette dynamique, nous centrons actuellement nos réflexions sur un projet d’ouvrage collectif en lien avec nos thématiques de recherche. On est ensemble !

Réponses des trois candidats

Source : https://theconversation.com/le-concours-dagregation-du-cames-un-modele-institutionnel-pour-lafrique-176280

15 hours ago

Le CAMES
Le CAMES en collaboration avec le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de la République de Guinée, organisera du 20 au 23 avril 2026 à Conakry, l’atelier fondateur de l'Académie Virtuelle du CAMES - AVI CAMES.L’AVI-CAMES est une initiative stratégique du CAMES qui a pour but de mutualiste les services scientifiques, pédagogiques et numériques au profit des États membres et de leurs Instutions d'Enseignement supérieur et de Recherche (IESR). Les représentants des pays membres et parties prenantes seront réunis à Conakry, afin de travailler dans une dynamique inclusive et participative à l’élaboration et la validation des textes et stratégie pour la mise en place de cette ambitieuse initiative. Suivez l’annonce de la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de la Guinée, Dre Diaka SIDIBÉ, par ailleurs Présidente en exercices du Conseil des Ministres du CAMES. ... See MoreSee Less
Voir sur Facebook

2 days ago

Le CAMES
𝗨𝗻 𝗺𝗮𝗻𝘂𝗲𝗹 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗰𝗲́𝗱𝘂𝗿𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗽𝘁𝗮𝗯𝗹𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗳𝗶𝗻𝗮𝗻𝗰𝗶𝗲̀𝗿𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗻𝘀𝗼𝗹𝗶𝗱𝗲́ 𝗮𝘂 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗶𝘁 𝗱𝘂 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦 : 𝗹’𝗮𝘁𝗲𝗹𝗶𝗲𝗿 𝗱𝗲 𝗿𝗲𝗹𝗲𝗰𝘁𝘂𝗿𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗺𝗮𝗻𝘂𝗲𝗹𝘀 𝗱𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗰𝗲́𝗱𝘂𝗿𝗲𝘀 𝘀’𝗮𝗰𝗵𝗲̀𝘃𝗲 𝗮̀ 𝗞𝗼𝘂𝗱𝗼𝘂𝗴𝗼𝘂Le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur – CAMES a clôturé, le 11 avril 2026 à Koudougou, au Burkina Faso, l’atelier de relecture des manuels des procédures administratives, financières et comptables. Cet atelier s’est tenu du 6 au 11 avril 2026, dans le cadre de la mise en œuvre de son Plan Stratégique de Développement 2024-2028, notamment l’axe 1 dédié à l’amélioration de la gouvernance. La cérémonie de clôture de cet atelier a été présidée par le Directeur des Programmes en charge des Comités Consultatifs Interafricains, des Concours d’Agrégation et de l’Ordre International des Palmes Académiques du CAMES, Pr Ali DOUMMA, représentant le Secrétaire Général du CAMES.Les travaux de cet atelier stratégique interne ont été conduits par le Directeur des Affaires Administratives et Financières, M. Issoufou SOULAMA. L'atelier visait à actualiser les manuels des procédures comptables, financières et administratives de l’Institution, engagée dans un processus d’amélioration continue de sa gouvernance, en les adaptant aux nouvelles exigences financières et comptables et aux réalités de l’Institution. Au terme des travaux, le projet de manuel des procédures financières et comptables a été consolidé, et celui du manuel des procédures administratives abordé. Des recommandations ont également été formulées par les participants dans un esprit d’amélioration continue. Ces documents seront finalisés et présentés à la prochaine session du Conseil des Ministres du CAMES, Instance décisionnelle, pour leur validation.La cérémonie de clôture de cet atelier a été articulée autour de la lecture et de l’amendement du rapport de l’atelier par Mme Pascaline KOURAOGO, du mot du représentant des experts invités, M. Issa KONATÉ, du mot du Directeur des Affaires Administratives et Financières, M. Issoufou SOULAMA et du discours de clôture du Directeur des Programmes en Charge des Comités Consultatifs Interafricains, des Concours d’Agrégation et de l’OIPA CAMES, représentant le Secrétaire Général, Pr Ali DOUMMA.M. Dogo Issa KONATÉ, Chef de service renforcement des capacités à la Direction Générale du Budget du Ministère de l’Économie et des Finances du Burkina Faso, s’est dit honoré de prendre la parole au nom des personnes ressources. Il a réitéré la disponibilité du Ministère à accompagner le CAMES dans son processus de modernisation et d’efficacité de sa gestion.À sa suite, le Directeur des Affaires Administratives et Financières, M. Issoufou SOULAMA, a tenu à remercier l’ensemble des participants pour leur disponibilité, leur assiduité, les échanges francs et la dynamique constructive qui a prévalue tout le long des travaux. Le Directeur des Programmes, Pr Ali DOUMMA, représentant le Secrétaire Général du CAMES, a, dans l’allocution de clôture de cet atelier, exprimé ses chaleureux remerciements à l’ensemble des participants pour leur engagement, leur implication et leur sens critique. Il a rappelé l’importance stratégique des travaux de cet atelier qui contribuent à travers les documents élaborés, à consolider la crédibilité, la performance de l’Institution et la confiance placée par les États membres et les Partenaires en l’Institution. Il a chaleureusement félicité la Direction des Affaires Administratives et Financières sous le leadership de son Directeur, pour la qualité du travail et de l’organisation logistique de cet atelier. Il a par ailleurs invité les participants à maintenir leur disponibilité et leur implication vivaces, pour la finalisation de ces documents, socles et boussole de la gouvernance interne de l’Institution, et leur mise en œuvre. Ses propos se sont clos sur une note de gratitude appuyée à l’endroit des experts invités.www.lecames.org/un-manuel-des-procedures-comptables-et-financieres-consolide-au-profit-du-cames-l... ... See MoreSee Less
Voir sur Facebook

2 days ago

Le CAMES
𝗣𝗮𝗿𝘁𝗲𝗻𝗮𝗿𝗶𝗮𝘁 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦-𝗗𝗔𝗔𝗗 : 𝗹𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗴𝗿𝗮𝗺𝗺𝗲 𝗧𝗿𝗮𝗶𝗻𝗜𝗤𝗔 – 𝗔𝗳𝗿𝗶𝗾𝘂𝗲 – 𝗤𝗔 𝟮𝟬𝟮𝟲 𝗲𝘀𝘁 𝗼𝗳𝗳𝗶𝗰𝗶𝗲𝗹𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗮𝗻𝗰𝗲́ 𝗮̀ 𝗗𝗮𝗸𝗮𝗿Le programme TrainIQA – Afrique-QA 2026 a été officiellement lancé, le 30 mars 2026 à Dakar, à l’occasion du premier Atelier et de la conférence d’ouverture dudit programme. Cette initiative de formation, d’une durée d’un an, vise à renforcer les systèmes d’Assurance Qualité interne dans l’Enseignement supérieur en Afrique en général, et dans les États membres du CAMES, en particulier. Le programme est mis en œuvre par l’Université de Potsdam (Allemagne), en collaboration avec des partenaires internationaux et régionaux. Il s’inscrit dans le cadre du programme DIES (Dialogue on Innovative Higher Education Strategies), coordonné conjointement par le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES), l’Office allemand d’échanges universitaires (DAAD), et la Conférence des Recteurs allemands avec le soutien financier du Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement. L’Autorité Nationale d’Assurance Qualité de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation du Sénégal (ANAQ‑Sup) a été l’Institution hôte de cet atelier.Ce programme réunit 30 participants issus de 12 États membres du CAMES, accompagnés de Responsables institutionnels, notamment des dirigeants d’établissements d’Enseignement supérieur. Il constitue une étape importante dans le développement des compétences en Assurance Qualité ainsi que dans la structuration d’un réseau régional de professionnels du domaine.Le programme de formation s’étend sur une année et comprend trois modules principaux : un premier Atelier et une conférence d’ouverture en présentiel à Dakar, un deuxième Atelier à Potsdam (Allemagne), ainsi qu’un troisième module organisé en ligne. L’ensemble est complété par des activités pratiques et modulaires, adaptées aux réalités institutionnelles des Universités participantes.TrainIQA vise à former des spécialistes de l’Assurance Qualité interne tout en renforçant durablement les capacités institutionnelles en matière de gouvernance et de gestion de la qualité.www.lecames.org/partenariat-cames-daad-le-programme-trainiqa-afrique-qa-2026-est-officiellement-l... ... See MoreSee Less
Voir sur Facebook

2 days ago

Le CAMES
𝗔̀ 𝗹𝗮 𝗱𝗲́𝗰𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝘁𝗲 𝗱𝗲 𝗻𝗼𝘀 𝗜𝗘𝗦𝗥 : 𝗹’𝗨𝗻𝗶𝘃𝗲𝗿𝘀𝗶𝘁𝗲́ 𝗱𝗲 𝗞𝗶𝗻𝘀𝗵𝗮𝘀𝗮 (𝗨𝗡𝗜𝗞𝗜𝗡)La rédaction du Lundi CAMES a le plaisir de vous présenter dans cette édition, l’Université de Kinshasa (UNIKIN) à travers une interview de son Recteur, Prof Jean-Marie KAYEMBE NTUMBA.Nous vous en souhaitons une bonne lecture.𝗠𝗲𝗿𝗰𝗶 𝗱𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁𝗲𝗿 𝗮̀ 𝗻𝗼𝘀 𝗹𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀Je m’appelle Jean-Marie KAYEMBE NTUMBA, Médecin spécialiste en pneumologie. Je suis Professeur à l’Université de Kinshasa (UNIKIN) et actuellement le Recteur de cette Institution depuis septembre 2021.𝗣𝗼𝘂𝘃𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁𝗲𝗿 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗨𝗻𝗶𝘃𝗲𝗿𝘀𝗶𝘁𝗲́ 𝗲𝘁 𝘀𝗲𝘀 𝗳𝗶𝗹𝗶𝗲̀𝗿𝗲𝘀 ?Créée en 1954, sous l’appellation « Université Lovanium », l’Université de Kinshasa comprend pas moins de 70 Départements répartis en 13 Facultés : Droit; Sciences Économiques et de Gestion; Lettres et Sciences Humaines; Médecine; Médecine dentaire; Médecine vétérinaire; Pétrole, Gaz et Énergies nouvelles; Polytechnique; Psychologie et Sciences de l’Éducation; Sciences et Technologies; Sciences agronomiques et Environnement; Sciences pharmaceutiques; Sciences sociales; Administratives et Politiques. En plus des nombreuses filières des Facultés, l’UNIKIN comprend également pas moins de 30 filières réparties dans sept (7) Grandes Écoles : École de Santé publique; École de l’eau; École de criminologie; Institut One Health pour l’Afrique; Écoles des Sciences de la population et du Développement; École Régionale Postuniversitaire d’Aménagement et de Gestion Intégrée des Forêts et Territoires Tropicaux; Programme de formation en Gestion des politiques économiques.Avec quelques Centres de Recherche actifs, elle dispose de quatre (4) grandes Institutions des services à la société : des Cliniques universitaires; un Centre neuro psychopathologique; un Centre hospitalier; un grand Complexe scolaire d’application.Ses ressources humaines sont composées de 6966 agents dont 1463 Professeurs Docteurs de thèse comprenant 137 femmes, 2765 auxiliaires d’enseignement et de Recherche parmi lesquels 244 femmes (constituant le potentiel de la relève académique), un personnel administratif, technique et ouvrier estimé à 2738 agents dont 676 femmes, pour une population estudiantine de plus de 30000 étudiants. A l’instar de tous les établissements d’Enseignement supérieur et universitaire de la République Démocratique du Congo, l’UNIKIN est en pleine mutation de ses programmes à la réforme au LMD.Pour ce qui est de la gouvernance, je suis assisté de quatre (4) collaborateurs appelés Secrétaires généraux (équivalent de Vice-recteurs) en charge respectivement : des affaires académiques, de la Recherche, des affaires administratives et du budget. Deux de ces Secrétaires généraux sont des femmes.𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗜𝗻𝗻𝗼𝘃𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗲𝘁 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗶𝗰𝘂𝗹𝗮𝗿𝗶𝘁𝗲́𝘀 𝗱𝗲 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗨𝗻𝗶𝘃𝗲𝗿𝘀𝗶𝘁𝗲́ ?L’Université de Kinshasa excelle dans les Recherches agroalimentaires; Phytopharmaceutiques; Environnementales, précisément de l’eau et en géomatique; Éco épidémiologiques; en Santé publique; en Médecine tropicale; en Psychologie clinique; en Télécommunication et en Intelligence Artificielle.Capitalisant la présence d’une biodiversité multiforme que déterminent, l’importante aire de drainage du Bassin du fleuve Congo, la végétation et le climat inhérents à la position de la République Démocratique du Congo, à cheval sur la ligne Équateur, l’Université de Kinshasa s’est résolument engagée et impliquée dans la lutte contre le réchauffement climatique en promouvant la politique des énergies renouvelables. Elle a ainsi renforcé son expertise dans la Recherche sur l’eau et sur la forêt.Lire la suite : www.lecames.org/a-la-decouverte-de-nos-iesr-luniversite-de-kinshasa-unikin/ ... See MoreSee Less
Voir sur Facebook

1 week ago

Le CAMES
𝗜𝗻𝗳𝗼𝗿𝗺𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗿𝗲𝗹𝗮𝘁𝗶𝘃𝗲 𝗮𝘂𝘅 𝗯𝗮𝘀𝗲𝘀 𝗱’𝗶𝗻𝗱𝗲𝘅𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗿𝗲𝗰𝗼𝗺𝗺𝗮𝗻𝗱𝗲́𝗲𝘀 𝗽𝗮𝗿 𝗹𝗲 𝗖𝗼𝗺𝗶𝘁𝗲́ 𝗧𝗲𝗰𝗵𝗻𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗱𝗲 𝗩𝗲́𝗿𝗶𝗳𝗶𝗰𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲𝘀 𝗥𝗲𝘃𝘂𝗲𝘀 𝗱𝘂 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦 (𝗖𝗧𝗩𝗥/𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦)Dans le cadre de l’accompagnement des candidats dans la préparation de leurs dossiers aux sessions des Comités Consultatifs interafricains (#CCI) du #CAMES, le Secrétaire Général du CAMES a, dans une note en date du 7 août 2024 adressée aux Responsables des Institutions d’Enseignement supérieur et de Recherche, transmis une liste des éditeurs/maisons d’éditions considérés comme bases d’indexation ainsi que les bases d’indexation.Cette liste tout en étant non exhaustive est recommandée par le CAMES sur proposition du Comité Technique de Vérification des Revues (CTVR), après avis du Comité Consultatif Général (CCG), afin de guider les différents candidats dans le choix de leurs supports de publication.Consulter la note et les listes : www.lecames.org/information-relative-aux-bases-dindexations-recommandees-par-le-comite-technique-... ... See MoreSee Less
Voir sur Facebook

1 week ago

Le CAMES
𝗥𝗲́𝘁𝗿𝗼𝘀𝗽𝗲𝗰𝘁𝗶𝘃𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗝𝗦𝗗𝗖-𝟳La 7ème édition des Journées Scientifiques du #CAMES (#JSDC-7), s’est tenue du 9 au 12 mars 2026 à #Lomé, au Togo. Elle a réuni plus de 1 000 participants — Enseignants-chercheurs, Chercheurs, Doctorants, Experts, opérateurs économiques, décideurs politiques, Partenaires Techniques et Financiers, représentants de la diaspora africaine — issus de quinze pays de l’espace CAMES, d’Allemagne, du Canada, de France, du Nigéria et d’Éthiopie.𝗖𝗮𝗽𝘀𝘂𝗹𝗲 𝗿𝗲𝗽𝗼𝗿𝘁𝗮𝗴𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗝𝗦𝗗𝗖-𝟳Revivez, à travers ce reportage, les temps forts de cette édition : de la cérémonie d’ouverture à la Conférence ministérielle, en passant par les quatre panels thématiques, le side event, les communications scientifiques (orales et posters) présentées dans le cadre des Programmes Thématiques de Recherche du CAMES (PTRC), sans oublier les expositions dédiées à la Recherche et à l’Innovation.www.lecames.org/retrospective-sur-les-jsdc-7/www.youtube.com/watch?v=9_17Ptwku5o ... See MoreSee Less
Voir sur Facebook