Le concours d’agrégation du CAMES, un modèle institutionnel pour l’Afrique ?


Le 29 mars 2022, The Conversation a consacré , une rubrique aux Concours d’agrégation du CAMES. Le journal relate quelques faits et échanges entre candidats et membres du jury dans la discipline des sciences de gestion.


Nous vous proposons l’intégralité de l’interview

Le concours d’agrégation du Conseil africain et malgache pour l’Enseignement supérieur (CAMES) est un événement universitaire et institutionnel d’importance. Nous l’abordons ici via quelques faits et échanges entre candidats et membres du jury dans la discipline des sciences de gestion.

Quelques mots sur le CAMES et sa genèse

Le Conseil est une institution internationale qui se concentre sur cinq missions principales. Insistons tout d’abord sur l’histoire du CAMES, qui fut pensé comme un organisme de coordination de l’Enseignement supérieur dans les pays d’expression française d’Afrique et de Madagascar.

L’idée de sa création remonte aux premières années des indépendances. Lors de la Conférence de Niamey, les 22 et 23 janvier 1968, les chefs d’État de l’L’Organisation commune africaine et malgache (OCAM vont décider de la création du Conseil africain et malgache pour l’Enseignement supérieur afin, notamment, de développer la francophonie, la solidarité et la coopération interafricaine.

Le Conseil rassemble une vingtaine d’États francophones d’Afrique et de l’océan Indien. Ses statuts ont été adoptés le 26 avril 1972 à Lomé. Les textes furent ensuite actualisés – notamment sur l’agrégation – pour que le Conseil des ministres du CAMES les adopte en avril 2000 lors de sa 17e Session à Antananarivo.

Quelques mots sur l’agrégation et ses concours

Il existe deux familles de concours. Nous abordons dans ce papier non pas celle des Concours d’agrégation de médecine humaine, pharmacie, odontostomatologie, médecine vétérinaire et productions animales mais plutôt celle des Concours d’agrégation des Sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion. Cette dernière existe depuis 1983. Les épreuves s’adressent à des enseignants-chercheurs en poste sur le continent. Depuis 2017, ils doivent être inscrits sur la Liste d’aptitude aux fonctions de maitre-assistant (LAFMA).

Son organisation est spectaculaire. Il n’existe en effet pas d’évènement académique comparable en Sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion qui réunisse en un seul lieu et une seule quinzaine autant de pays, de candidats, de jurés, de coachs, de collègues et d’administratifs. Cette dimension internationale et institutionnelle ne se retrouve guère ailleurs, ni en Afrique, ni en Europe.

Cet événement a lieu tous les deux ans en novembre. En novembre 2019, c’était à Ouagadougou. Du 4 au 17 novembre 2021, ce fut à Cotonou. À l’issue des trois épreuves, 77 candidats ont obtenu l’agrégation sur 198 candidats inscrits. L’Afrique compte donc 77 « maîtres de conférences agrégés » supplémentaires.

Notons qu’en sciences de gestion, les Sénégalais, les Camerounais, les Malgaches et les Burkinabé ont plutôt bien réussi, avec un bon ratio inscrits/agrégés.

Quelques échanges entre trois candidats et deux jurés

Trois candidats et deux membres du jury, tous en sciences de gestion, répondent ici à de simples questions et ouvrent leur « carnet de notes ».

# Quelles sont vos principales impressions ?

Après quelques jours de repos, nos impressions sont à la fois d’ordre opérationnel et académique. D’un point de vue opérationnel tout d’abord, c’est pour les membres du jury beaucoup de travail en amont, notamment en matière de préparation et d’expertise par binôme, sur chacun des 44 dossiers d’agrégatifs déposés sur la plate-forme du CAMES pour que tout se passe au mieux le jour J, et surtout lors de la leçon 1, celle dite « sur travaux », qui nous mobilise pendant une heure avec le candidat ou la candidate. Ensuite, ce travail continue sur place, notamment à partir de la sous-admissibilité ce qui correspondait, à Cotonou, à 27 candidats.

D’un point de vue académique ensuite, c’est surtout la sensation de passer dix jours en immersion totale – nous dirions presque nuit et jour – dans le cadre d’un événement majeur qui draine des candidats, des coaches et des collègues venant de Dakar à Antananarivo.

Réponses des trois candidats (Angélique Ngaha Bah, Robert Bationo et Abdou-Karim Faye)

Après deux années de préparation, le 4 novembre marque officiellement le lancement du concours pour dix jours. Durant cette période nous avons d’abord été impressionnés par, l’incroyable solidarité, l’entre-aide et la fraternité entre candidats, quel que soit le pays de provenance. En effet, rien ne se fait seul : le partage d’informations et de documents, les déplacements pour se rendre au centre d’examen, faire des courses, aller au restaurant, etc.

Ensuite, la puissance institutionnelle du CAMES (dont le secrétaire général venait de décéder quelques jours avant le concours) nous a beaucoup marqués. En effet, sa capacité à mobiliser 17 pays avec une organisation logistique sans faille a été exemplaire.

Enfin, la ténacité du jury nous a épatés ! Nous présumions une fatigue générale de celui-ci dès la fin de la première épreuve eu égard au nombre pléthorique de candidats et à la longueur des épreuves. Mais, à aucun moment du concours, une baisse d’attention de leur part n’a été ressentie, au contraire ! Ce sentiment est partagé par l’ensemble des candidats. Durant toutes les épreuves nous étions toujours surpris par leur vivacité, quelle que soit l’heure de passage du candidat…

Réponses des deux professeurs (Roger-Jules Feudjo et Marc Bidan)

# Quels furent les points forts de ce concours ?

Tout d’abord, le nombre de candidats inscrits en sciences de gestion – 44 dossiers déposés et un seul candidat absent à Cotonou – met en évidence l’attractivité de la discipline.

L’un des points forts, c’est que l’ensemble des dossiers a pu être traité qualitativement. À la fois techniquement, grâce à une plate-forme informatique intuitive et bien documentée, et académiquement, grâce à la mobilisation des sept membres du jury efficacement présidé par le Pr. Augustin Anassé de Bouaké en Côte d’Ivoire. Grâce à la diversité des membres du jury, chaque dossier a pu être expertisé par deux membres dont l’un au moins était de la sous-spécialité du candidat.

Un autre point fort fut l’organisation matérielle du concours à Cotonou avec des conditions de travail de bonne qualité (salle, calme, climatisation, wifi, rafraîchissement, documentation, etc.) – et ce malgré le contexte sanitaire et le nombre important de candidats.

Un dernier point fort – et non des moindres – était l’ampleur, la diversité et le niveau des débats lors des délibérations. Les débats sur la notation de la qualité des publications, la qualité des supports de publication, la pugnacité du candidat dans la défense de ses travaux, étaient parfois délicats, d’où l’importance du président de jury pour mener les débats et parvenir à une note consensuelle.

Réponse des deux professeurs

D’abord, le nombre d’admis en sciences de gestion, comparativement aux autres spécialités, constitue un motif de satisfaction. Ensuite, l’accompagnement institutionnel dont ont bénéficié certains candidats, comme les Sénégalais ou les Camerounais, a été un atout de taille. Le soutien indéfectible des coachs et de la famille à distance a aussi été déterminant. Après, nous notons l’environnement général du concours au sein de la faculté de médecine, propre, bien aérée, avec une bonne ambiance et un soutient permanent des accompagnateurs.

La diffusion rapide des informations sur le déroulement du concours, des résultats des épreuves en ligne via le site du CAMES est aussi à saluer. Enfin, la bienveillance du jury, qui prenait souvent le temps de mettre à l’aise le candidat juste avant sa prestation est particulièrement appréciable. Le temps entre le tirage et la découverte du sujet tiré, tu as l’impression d’être en enfer. Ce qui est touchant, c’est que le jury vous encourage par le regard comme s’il voulait vous dire « vas-y, tu peux y arriver » !

Réponses des trois candidats

# Quels furent vos moments de difficulté lors de ce concours ?

Tout d’abord, nous noterons, même si cela peut paraître anecdotique, la chaleur et l’humidité du littoral béninois. Ces conditions nous ont en effet obligés à nous installer dans les salles climatisées de la faculté de pharmacie durant de longues journées afin de ne pas trop se dépenser et se fatiguer pour rester éveillés en termes intellectuels et physiques tout au long des passages des candidats. De plus, les hôtels étaient dispersés et parfois éloignés du site, ce qui a impacté nos temps de trajet. Enfin, le nombre de candidats en gestion (44 à la première épreuve et 27 à partir de la seconde) nous a mécaniquement interdit toute escapade touristique en dehors de la route des Pêches et du riche et original village artisanal… mais nous reviendrons !

Réponses des deux professeurs

À quelques jours du départ sur Cotonou, il fallait partir à l’aéroport avec un test PCR négatif au Covid-19. Ce fut un moment compliqué à gérer. Mais, tout au long de ce concours, le plus difficile a été la gestion du stress et du sommeil. En effet, les veilles du tirage de la lettre qui détermine l’ordre de passage des candidats, de chaque épreuve et de chaque délibération, nous n’arrivions pas à fermer l’œil. On les appelle désormais les « 7 nuits sans sommeil du concours d’agrégation ». En outre, le stress était permanent et encore plus dense au centre d’examen, et particulièrement en loge. Cet endroit, avec ses tables rapprochées et des tas de livres qui y sont superposés pêle-mêle, était appelé « le stressodrôme ».

Certains candidats pratiquaient du sport pendant que d’autres méditaient ou encore consommaient des vitamines C ou des somnifères. À la fin du processus, c’est un « ouf » de soulagement : le retour dans nos foyers est imminent. Nous allons enfin pouvoir relâcher la pression et nous reposer !

Réponses des trois candidats

# Quelles sont vos prochaines étapes désormais ?

Nous devons inciter les agrégés à ne pas stopper leurs efforts et à publier, à s’impliquer, à encadrer, etc. Nous avons un travail de suivi à assurer. De plus, nous devons aussi inciter les non-agrégés à ne pas baisser les bras. Nous les avons reçus en face à face et nous restons disponibles, car le concours est sélectif. Il faut qu’ils se représentent dans deux ans, après avoir étoffé leur dossier avec des publications et du rayonnement dans la discipline. Ne pas négliger non plus de s’entraîner pour chacune des épreuves comme un sportif de haut niveau le ferait… Il faut arriver en forme intellectuelle et physique le jour J.

Enfin, en tant que membres du jury, nous sommes à la disposition du président – s’il a besoin de nous en novembre 2023 – et nous devons donc rester en éveil, sur le plan académique bien sûr mais aussi institutionnel car nos écosystèmes évoluent vite et le CAMES en est le reflet interrégional. En tous cas, ce fut un beau concours et une belle cérémonie de clôture à Cotonou.

Réponses des deux professeurs

L’admission au concours d’agrégation est un événement majeur. Elle fait naître de nouvelles responsabilités pour le néo-agrégé notamment, dans l’accompagnement et l’encadrement de jeunes collègues doctorants. Cette immense responsabilité doit aller de pair avec une amélioration qualitative et quantitative de nos publications et productions pédagogiques. C’est ainsi que nous nous sommes inscrits dans une logique de recherche en réseaux entre collègues de même pays mais également de pays différents liés au CAMES.

La rédaction de ce court récit entre deux jurés et trois candidats entre dans ce cadre. De même, un groupe WhatsApp regroupant tous les admis en gestion a été créé pour permettre aux collègues de mieux se connaître, de partager et de développer des initiatives et travaux de recherche d’intérêt commun. Dans cette dynamique, nous centrons actuellement nos réflexions sur un projet d’ouvrage collectif en lien avec nos thématiques de recherche. On est ensemble !

Réponses des trois candidats

Source : https://theconversation.com/le-concours-dagregation-du-cames-un-modele-institutionnel-pour-lafrique-176280

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Le CAMES
𝗕𝗮𝗺𝗮𝗸𝗼 𝗮𝗰𝗰𝘂𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲𝗿𝗮 𝗹’𝗮𝘁𝗲𝗹𝗶𝗲𝗿 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝘀𝘁𝗿𝗮𝘁𝗲́𝗴𝗶𝗲 𝗱𝗲 𝗿𝗲𝗱𝘆𝗻𝗮𝗺𝗶𝘀𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗥𝗲𝗰𝗵𝗲𝗿𝗰𝗵𝗲 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹’𝗲𝘀𝗽𝗮𝗰𝗲 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦Le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES), en collaboration avec la République du Mali, organise, du 19 au 23 janvier 2026 à Bamako, l’atelier fondateur sur la stratégie de redynamisation de la Recherche dans l’espace CAMES. Cette rencontre stratégique vise à insuffler un nouvel élan à la Recherche africaine à travers la définition d’une politique commune de Recherche ambitieuse dans l’espace CAMES et l’élaboration de la stratégie de sa mise en œuvre, qui constituent les deux premiers axes parmi les cinq objectifs majeurs assignés à l’atelier.L’atelier réunira les principaux acteurs du système de Recherche et d’Innovation, notamment :- les Directeurs Généraux de la Recherche et de l’Innovation ;- les Vice-Présidents et Recteurs en charge de la Recherche ;- les Responsables des Écoles Doctorales ;- les Coordonnateurs des Programmes Thématiques de Recherche (PTR) ;- les Présidents des Comités techniques spécialisés du CAMES ;- les Représentants des rédacteurs en chef des revues RAMReS ;- les Partenaires Techniques et Financiers du CAMES (RPTF) ;- les Bailleurs de fonds (Banque mondiale, BAD, UEMOA, secteur privé, FONRID, FONSTI, etc.) ;- ainsi que des Experts et personnes ressources.La cérémonie officielle d’ouverture, prévue le 19 janvier 2026, sera présidée par le Premier ministre, Chef du Gouvernement malien, Son Excellence le Général de Division Abdoulaye MAÏGA.Elle sera suivie de la cérémonie de réception du Premier ministre dans l’Ordre International des Palmes Académiques du CAMES (OIPA/CAMES).Les travaux seront ponctués par une conférence inaugurale, des sessions parallèles des groupes de travail, une session plénière de restitution et une table ronde consacrée au financement de la Recherche dans l’espace CAMES, en vue de renforcer durablement la gouvernance, la performance et l’impact de la Recherche au service du développement des États membres.Télécharger le programme de l'atelier : www.lecames.org/bamako-accueillera-latelier-sur-la-strategie-de-redynamisation-de-la-recherche-da...www.youtube.com/watch?v=CUTgQ-6zOcY ... See MoreSee Less
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𝗟𝗮𝗻𝗰𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝟰𝟭𝗲̀𝗺𝗲 𝗦𝗲𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗱𝘂 𝗣𝗿𝗼𝗴𝗿𝗮𝗺𝗺𝗲 𝗥𝗲𝗰𝗼𝗻𝗻𝗮𝗶𝘀𝘀𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗲𝘁 𝗘́𝗾𝘂𝗶𝘃𝗮𝗹𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗗𝗶𝗽𝗹𝗼̂𝗺𝗲𝘀 (𝗣𝗥𝗘𝗗) ... See MoreSee Less
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𝗟𝗲 𝗦𝗲𝗰𝗿𝗲́𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗚𝗲́𝗻𝗲́𝗿𝗮𝗹 𝗱𝘂 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦 𝗿𝗲𝗰̧𝘂 𝗲𝗻 𝗮𝘂𝗱𝗶𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗽𝗮𝗿 𝗹𝗲 𝗠𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗿𝗲 𝗱’𝗘́𝘁𝗮𝘁, 𝗠𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗹’𝗘𝗻𝘀𝗲𝗶𝗴𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘀𝘂𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗲𝘂𝗿 𝗱𝘂 𝗖𝗮𝗺𝗲𝗿𝗼𝘂𝗻Le Secrétaire Général du CAMES, Pr Souleymane KONATÉ, accompagné du Directeur des Programmes en charge des Comités Consultatifs Interafricains, des Concours d’Agrégation et de l’Ordre International des Palmes Académiques du CAMES, Pr Ali DOUMMA, était en mission au Cameroun du 3 au 7 janvier 2026. Dans le cadre de cette mission, la délégation du Secrétariat général du CAMES a été reçue en audience par le Ministre d’État, Ministre de l’Enseignement supérieur, Pr Jacques FAME NDONGO, entouré de ses plus proches collaborateurs. Cette visite de courtoisie s’est tenue le 6 janvier 2026 dans les locaux du Ministère.Les civilités d’usage ont été suivies d’échanges entre le Ministre d’État et la délégation du Secrétariat général présente. Ainsi, Pr Souleymane KONATÉ a salué la présence du Ministre d’État, malgré son agenda chargé, à l’ouverture, le 5 janvier 2026, de la session de renforcement de capacités des Commissions Institutionnelles Locales des Universités publiques du Cameroun, qu’il a par ailleurs présidée. Il est également revenu sur tout le soutien du pays dont bénéficie l’Institution dans le cadre de la mise en œuvre de ses activités statutaires ainsi que la participation active des experts camerounais dans les instances du CAMES. Le Secrétaire Général a également fait le point des différentes activités réalisées par l’Institution au cours de l’année 2025. Il a enfin abordé les perspectives de l’Institution pour l’année 2026. La parole fut également donnée au Directeur des Programmes en charge des Comités Consultatifs Interafricains et des Concours d’Agrégation, Pr Ali DOUMMA, pour faire le bilan des activités menées dans le cadre de la capacitation des Responsables d’Institutions d’Enseignement supérieur et de Recherche et des membres des Commissions Institutionnelles Locales du Cameroun, avec notamment l’organisation de sessions de formation sectorielles à l’attention des membres des Commissions Institutionnelles Locales et des candidats des Universités de Yaoundé I et II.Cette visite de courtoisie a également été l’occasion pour le Secrétaire Général du CAMES, de remettre symboliquement au Ministre d’État, une copie du certificat d’enregistrement de la marque CAMES à l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI), avec effet dans les dix-sept (17) pays membres de ladite organisation.Prenant la parole par la suite, le Ministre d’État a tenu à remercier et féliciter le Secrétaire Général du CAMES pour son engagement en faveur d’un Enseignement supérieur de qualité et son soutien indéfectible aux Institutions d’Enseignement supérieur et de Recherche du Cameroun. Il a terminé son propos en prodiguant de précieux conseils à la délégation du Secrétariat général du CAMES dans le cadre de l’exécution de ses missions. www.lecames.org/le-secretaire-general-du-cames-recu-en-audience-par-le-ministre-detat-ministre-de... ... See MoreSee Less
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𝗪𝗲𝗯𝗶𝗻𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗮̀ 𝘃𝗲𝗻𝗶𝗿 – 𝗦𝗰𝗶𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗢𝘂𝘃𝗲𝗿𝘁𝗲Dans le cadre de la mise en œuvre de sa politique de Science Ouverte, le CAMES annonce l’organisation d’un webinaire prévu le 12 février 2026, de 14h00 à 15h30 GMT, en partenariat avec l’IRD et l’UNESCO, sur le thème : « 𝘓𝘢 𝘱𝘶𝘣𝘭𝘪𝘤𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘴𝘤𝘪𝘦𝘯𝘵𝘪𝘧𝘪𝘲𝘶𝘦 𝘦𝘯 𝘈𝘧𝘳𝘪𝘲𝘶𝘦 𝘢̀ 𝘭’𝘦̀𝘳𝘦 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘚𝘤𝘪𝘦𝘯𝘤𝘦 𝘖𝘶𝘷𝘦𝘳𝘵𝘦 : 𝘦́𝘵𝘢𝘵 𝘥𝘦𝘴 𝘭𝘪𝘦𝘶𝘹 𝘦𝘵 𝘰𝘱𝘱𝘰𝘳𝘵𝘶𝘯𝘪𝘵𝘦́𝘴 ».Ce rendez-vous s’adressera notamment aux Présidents et Recteurs d’Universités, doyens, rédacteurs en chef de revues scientifiques et directeurs de bibliothèques.Les informations détaillées relatives au programme et aux modalités de participation seront communiquées ultérieurement. ... See MoreSee Less
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Le CAMES
𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦 – 𝗥𝗲́𝘁𝗿𝗼𝘀𝗽𝗲𝗰𝘁𝗶𝘃𝗲 𝟮𝟬𝟮𝟱 𝗲𝘁 𝗽𝗲𝗿𝘀𝗽𝗲𝗰𝘁𝗶𝘃𝗲𝘀 𝟮𝟬𝟮𝟲𝗥𝗲́𝘁𝗿𝗼𝘀𝗽𝗲𝗰𝘁𝗶𝘃𝗲 𝟮𝟬𝟮𝟱L’année 2025 a été marquée au Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES), par des avancées institutionnelles, un dynamisme renouvelé des Programmes statutaires et un renforcement des partenariats stratégiques. La 42ème session du Conseil des Ministres a désigné M. Alpha Bacar BARRY, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation de la République de Guinée, comme Président en exercice. À l’issue des travaux, outre la désignation de la République du Gabon comme pays hôte de la 43ème session de cette instance en 2026, d’importantes décisions, résolutions et recommandations ont été adoptées par ledit conseil. L’on note également le retour actif de la Guinée équatoriale aux activités du CAMES avec la participation d’une délégation de haut niveau aux travaux de cette 42ème session.L’année 2025 aura également été marquée par : le retour de l’organisation en présentiel de la 47ème session des Comités Consultatifs Interafricains (CCI) tenue à N’Djaména en juillet ; la tenue en bimodal avec succès du 22ème Concours d’Agrégation des Sciences Juridiques, Politiques, Économiques et de Gestion du CAMES ; le renouvellement du bureau du Comité Consultatif Général (CCG) ; l’entrée en vigueur du nouveau Guide d’Évaluation des Enseignants-chercheurs dans le cadre du Concours d’Agrégation de Médecine Humaine, Pharmacie, Odontostomatologie, Médecine Vétérinaire et Productions Animales (MHPOMVPA).Sur le plan partenarial, le CAMES a signé plusieurs accords d’envergure visant à renforcer l’intégration et la qualité de l’Enseignement supérieur africain : (i) un accord historique avec l’Union Africaine, centré sur l’amélioration de la qualité de l’Enseignement supérieur et de la Recherche sur le continent ; (ii) un partenariat avec l’Association des Universités Africaines (AUA) pour renforcer l’intégration de l’espace universitaire africain ; (iii) des accords opérationnels avec le Sénégal (pour l’organisation de la 22ème session du Concours d’Agrégation des Sciences Juridiques, Politiques, Économiques et de Gestion), le Tchad (pour l’organisation de la 47ème session des Comités Consultatifs Interafricains), le Mali (pour l’organisation d’un atelier fondateur sur la stratégie de redynamisation de la Recherche en janvier 2026), le Togo (pour l’organisation de la 7ème édition des Journées Scientifiques du CAMES – JSDC-7 en mars 2026) et la République centrafricaine (pour l’organisation de la 23ème session du Concours d’Agrégation MHPOMVPA en novembre 2025) ; (iv) un accord-cadre de coopération avec l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) pour des projets conjoints de Recherche et d’Innovation.L’Institution a également renforcé sa communication et sa responsabilité sociale avec la création de la Cellule Sociale et Environnementale (CSEC) et l’enrichissement du « Lundi CAMES » par de nouvelles rubriques et interviews valorisant les Institutions et Programmes du CAMES.𝗣𝗲𝗿𝘀𝗽𝗲𝗰𝘁𝗶𝘃𝗲𝘀 𝟮𝟬𝟮𝟲L’année 2026 marquera la deuxième année de mise en œuvre du Plan Stratégique de Développement du CAMES 2024-2028 (PSDC 2024-2028). À court terme, les principales perspectives de notre Institution commune portent notamment sur l’organisation de l’atelier fondateur sur la stratégie de redynamisation de la Recherche dans l’espace CAMES, les 7èmes Journées Scientifiques du CAMES, la mobilisation des ressources nécessaires pour le financement de certaines activités majeures du Plan Stratégique, ainsi que la promotion et la protection de la marque CAMES. Elles concernent également l’atelier fondateur pour la création de l’Académie Virtuelle du CAMES (AVI-CAMES), initiative stratégique visant à mutualiser les services scientifiques, pédagogiques et numériques au bénéfice des États membres et de leurs Institutions d’Enseignement Supérieur et de Recherche (IESR). À cela s’ajoutent l’opérationnalisation de l’organigramme, le renforcement de la mobilité académique et de la Recherche, le développement des capacités du capital humain, ainsi que la mise en œuvre des activités de la Cellule Sociale et Environnementale du CAMES.Par ailleurs, les Programmes statutaires et les réunions des instances de gouvernance du CAMES seront conduits en étroite collaboration avec les pays membres, dans le but d’assurer une gouvernance partagée efficace et la pleine réalisation des missions de l’Institution. Ainsi, pour les activités statutaires de l’année, le Mali abritera l’atelier fondateur sur la stratégie de redynamisation de la Recherche dans l’espace CAMES, la Guinée équatoriale recevra la réunion du CCG extraordinaire, le Togo abritera la 7ème édition des Journées Scientifiques du CAMES, la Guinée recevra l’atelier fondateur pour la création de l’Académie Virtuelle du CAMES, la Centrafrique accueillera le Concours d’agrégation de MHPOMVPA et le Gabon abritera la 43ème Session du Conseil des Ministres du CAMES.𝗥𝗲𝘃𝗶𝘃𝗲𝘇 𝗲𝗻 𝗶𝗺𝗮𝗴𝗲𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝗲́𝘃𝗲̀𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗺𝗮𝗿𝗾𝘂𝗮𝗻𝘁𝘀 𝗱𝗲 𝗹’𝗮𝗻𝗻𝗲́𝗲 𝟮𝟬𝟮𝟱www.lecames.org/cames-retrospective-2025-et-perspectives-2026/ ... See MoreSee Less
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𝗠𝗲𝘀𝘀𝗮𝗴𝗲 𝗱𝗲 𝘃œ𝘂𝘅 𝗱𝘂 𝗦𝗲𝗰𝗿𝗲́𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗚𝗲́𝗻𝗲́𝗿𝗮𝗹 𝗱𝘂 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹’𝗮𝗻𝗻𝗲́𝗲 𝟮𝟬𝟮𝟲𝘌𝘯 𝘤𝘦𝘵𝘵𝘦 𝘢𝘯𝘯𝘦́𝘦 2026, 𝘫𝘦 𝘷𝘰𝘶𝘥𝘳𝘢𝘪𝘴 𝘷𝘰𝘶𝘴 𝘴𝘰𝘶𝘩𝘢𝘪𝘵𝘦𝘳 𝘢𝘶 𝘯𝘰𝘮 𝘥𝘦 𝘵𝘰𝘶𝘵𝘦 𝘭’𝘐𝘯𝘴𝘵𝘪𝘵𝘶𝘵𝘪𝘰𝘯, 𝘦𝘵 𝘦𝘯 𝘮𝘰𝘯 𝘯𝘰𝘮, 𝘵𝘰𝘶𝘴 𝘯𝘰𝘴 𝘷œ𝘶𝘹 𝘥𝘦 𝘗𝘢𝘪𝘹, 𝘥𝘦 𝘚𝘢𝘯𝘵𝘦́ 𝘦𝘵 𝘥𝘦 𝘉𝘰𝘯𝘩𝘦𝘶𝘳 𝘱𝘢𝘳𝘵𝘢𝘨𝘦́. 𝘓𝘦 𝘊𝘈𝘔𝘌𝘚 𝘥𝘦𝘮𝘦𝘶𝘳𝘦 𝘳𝘦́𝘴𝘰𝘭𝘶𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘦𝘯𝘨𝘢𝘨𝘦́ 𝘢̀ 𝘤𝘰𝘯𝘵𝘳𝘪𝘣𝘶𝘦𝘳 𝘢𝘶 𝘥𝘦́𝘷𝘦𝘭𝘰𝘱𝘱𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘥𝘶𝘳𝘢𝘣𝘭𝘦 𝘥𝘦 𝘴𝘦𝘴 𝘌́𝘵𝘢𝘵𝘴 𝘮𝘦𝘮𝘣𝘳𝘦𝘴, 𝘢̀ 𝘵𝘳𝘢𝘷𝘦𝘳𝘴 𝘴𝘰𝘯 𝘢𝘤𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘥’𝘩𝘢𝘳𝘮𝘰𝘯𝘪𝘴𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘥𝘦𝘴 𝘱𝘰𝘭𝘪𝘵𝘪𝘲𝘶𝘦𝘴 𝘥’𝘌𝘯𝘴𝘦𝘪𝘨𝘯𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘴𝘶𝘱𝘦́𝘳𝘪𝘦𝘶𝘳 𝘦𝘵 𝘥𝘦 𝘙𝘦𝘤𝘩𝘦𝘳𝘤𝘩𝘦. 𝘕𝘰𝘶𝘴 𝘳𝘦́𝘢𝘧𝘧𝘪𝘳𝘮𝘰𝘯𝘴 𝘯𝘰𝘵𝘳𝘦 𝘦́𝘭𝘢𝘯 𝘢̀ “𝘤𝘰-𝘤𝘰𝘯𝘴𝘵𝘳𝘶𝘪𝘳𝘦 𝘭𝘦 𝘊𝘈𝘔𝘌𝘚 𝘲𝘶𝘦 𝘯𝘰𝘶𝘴 𝘷𝘰𝘶𝘭𝘰𝘯𝘴”, 𝘢𝘶𝘵𝘰𝘶𝘳 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘷𝘪𝘴𝘪𝘰𝘯 𝘦𝘵 𝘥𝘦𝘴 𝘢𝘤𝘵𝘪𝘰𝘯𝘴 𝘱𝘰𝘳𝘵𝘦́𝘦𝘴 𝘱𝘢𝘳 𝘭𝘦 𝘯𝘰𝘶𝘷𝘦𝘢𝘶 𝘗𝘭𝘢𝘯 𝘚𝘵𝘳𝘢𝘵𝘦́𝘨𝘪𝘲𝘶𝘦 𝘥𝘦 𝘋𝘦́𝘷𝘦𝘭𝘰𝘱𝘱𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 2024-2028 (𝘗𝘚𝘋𝘊 2024-2028). 𝘗𝘶𝘪𝘴𝘴𝘦 𝘯𝘰𝘴 𝘢𝘤𝘵𝘪𝘰𝘯𝘴 𝘤𝘰𝘯𝘤𝘦𝘳𝘵𝘦́𝘦𝘴 𝘦𝘵 𝘴𝘺𝘯𝘦𝘳𝘨𝘪𝘲𝘶𝘦𝘴, 𝘤𝘰𝘯𝘵𝘪𝘯𝘶𝘦𝘳 𝘥𝘦 𝘱𝘰𝘳𝘵𝘦𝘳 𝘩𝘢𝘶𝘵 𝘭𝘦𝘴 𝘷𝘢𝘭𝘦𝘶𝘳𝘴 𝘥’𝘦𝘹𝘤𝘦𝘭𝘭𝘦𝘯𝘤𝘦, 𝘥’𝘦́𝘵𝘩𝘪𝘲𝘶𝘦, 𝘥’𝘪𝘯𝘵𝘦́𝘨𝘳𝘪𝘵𝘦́ 𝘦𝘵 𝘥’𝘪𝘯𝘯𝘰𝘷𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯, 𝘢𝘶 𝘱𝘳𝘰𝘧𝘪𝘵 𝘥𝘦 𝘯𝘰𝘵𝘳𝘦 𝘤𝘰𝘮𝘮𝘶𝘯𝘢𝘶𝘵𝘦́ 𝘢𝘤𝘢𝘥𝘦́𝘮𝘪𝘲𝘶𝘦 𝘦𝘵 𝘴𝘤𝘪𝘦𝘯𝘵𝘪𝘧𝘪𝘲𝘶𝘦.𝗣𝗿𝗼𝗳𝗲𝘀𝘀𝗲𝘂𝗿 𝗦𝗼𝘂𝗹𝗲𝘆𝗺𝗮𝗻𝗲 𝗞𝗢𝗡𝗔𝗧𝗘́ Secrétaire Général du CAMES GrandChancelier de l’OIPA/CAMESwww.lecames.org/message-de-voeux-du-secretaire-general-du-cames-pour-lannee-2026/ ... See MoreSee Less
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