Le concours d’agrégation du CAMES, un modèle institutionnel pour l’Afrique ?


Le 29 mars 2022, The Conversation a consacré , une rubrique aux Concours d’agrégation du CAMES. Le journal relate quelques faits et échanges entre candidats et membres du jury dans la discipline des sciences de gestion.


Nous vous proposons l’intégralité de l’interview

Le concours d’agrégation du Conseil africain et malgache pour l’Enseignement supérieur (CAMES) est un événement universitaire et institutionnel d’importance. Nous l’abordons ici via quelques faits et échanges entre candidats et membres du jury dans la discipline des sciences de gestion.

Quelques mots sur le CAMES et sa genèse

Le Conseil est une institution internationale qui se concentre sur cinq missions principales. Insistons tout d’abord sur l’histoire du CAMES, qui fut pensé comme un organisme de coordination de l’Enseignement supérieur dans les pays d’expression française d’Afrique et de Madagascar.

L’idée de sa création remonte aux premières années des indépendances. Lors de la Conférence de Niamey, les 22 et 23 janvier 1968, les chefs d’État de l’L’Organisation commune africaine et malgache (OCAM vont décider de la création du Conseil africain et malgache pour l’Enseignement supérieur afin, notamment, de développer la francophonie, la solidarité et la coopération interafricaine.

Le Conseil rassemble une vingtaine d’États francophones d’Afrique et de l’océan Indien. Ses statuts ont été adoptés le 26 avril 1972 à Lomé. Les textes furent ensuite actualisés – notamment sur l’agrégation – pour que le Conseil des ministres du CAMES les adopte en avril 2000 lors de sa 17e Session à Antananarivo.

Quelques mots sur l’agrégation et ses concours

Il existe deux familles de concours. Nous abordons dans ce papier non pas celle des Concours d’agrégation de médecine humaine, pharmacie, odontostomatologie, médecine vétérinaire et productions animales mais plutôt celle des Concours d’agrégation des Sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion. Cette dernière existe depuis 1983. Les épreuves s’adressent à des enseignants-chercheurs en poste sur le continent. Depuis 2017, ils doivent être inscrits sur la Liste d’aptitude aux fonctions de maitre-assistant (LAFMA).

Son organisation est spectaculaire. Il n’existe en effet pas d’évènement académique comparable en Sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion qui réunisse en un seul lieu et une seule quinzaine autant de pays, de candidats, de jurés, de coachs, de collègues et d’administratifs. Cette dimension internationale et institutionnelle ne se retrouve guère ailleurs, ni en Afrique, ni en Europe.

Cet événement a lieu tous les deux ans en novembre. En novembre 2019, c’était à Ouagadougou. Du 4 au 17 novembre 2021, ce fut à Cotonou. À l’issue des trois épreuves, 77 candidats ont obtenu l’agrégation sur 198 candidats inscrits. L’Afrique compte donc 77 « maîtres de conférences agrégés » supplémentaires.

Notons qu’en sciences de gestion, les Sénégalais, les Camerounais, les Malgaches et les Burkinabé ont plutôt bien réussi, avec un bon ratio inscrits/agrégés.

Quelques échanges entre trois candidats et deux jurés

Trois candidats et deux membres du jury, tous en sciences de gestion, répondent ici à de simples questions et ouvrent leur « carnet de notes ».

# Quelles sont vos principales impressions ?

Après quelques jours de repos, nos impressions sont à la fois d’ordre opérationnel et académique. D’un point de vue opérationnel tout d’abord, c’est pour les membres du jury beaucoup de travail en amont, notamment en matière de préparation et d’expertise par binôme, sur chacun des 44 dossiers d’agrégatifs déposés sur la plate-forme du CAMES pour que tout se passe au mieux le jour J, et surtout lors de la leçon 1, celle dite « sur travaux », qui nous mobilise pendant une heure avec le candidat ou la candidate. Ensuite, ce travail continue sur place, notamment à partir de la sous-admissibilité ce qui correspondait, à Cotonou, à 27 candidats.

D’un point de vue académique ensuite, c’est surtout la sensation de passer dix jours en immersion totale – nous dirions presque nuit et jour – dans le cadre d’un événement majeur qui draine des candidats, des coaches et des collègues venant de Dakar à Antananarivo.

Réponses des trois candidats (Angélique Ngaha Bah, Robert Bationo et Abdou-Karim Faye)

Après deux années de préparation, le 4 novembre marque officiellement le lancement du concours pour dix jours. Durant cette période nous avons d’abord été impressionnés par, l’incroyable solidarité, l’entre-aide et la fraternité entre candidats, quel que soit le pays de provenance. En effet, rien ne se fait seul : le partage d’informations et de documents, les déplacements pour se rendre au centre d’examen, faire des courses, aller au restaurant, etc.

Ensuite, la puissance institutionnelle du CAMES (dont le secrétaire général venait de décéder quelques jours avant le concours) nous a beaucoup marqués. En effet, sa capacité à mobiliser 17 pays avec une organisation logistique sans faille a été exemplaire.

Enfin, la ténacité du jury nous a épatés ! Nous présumions une fatigue générale de celui-ci dès la fin de la première épreuve eu égard au nombre pléthorique de candidats et à la longueur des épreuves. Mais, à aucun moment du concours, une baisse d’attention de leur part n’a été ressentie, au contraire ! Ce sentiment est partagé par l’ensemble des candidats. Durant toutes les épreuves nous étions toujours surpris par leur vivacité, quelle que soit l’heure de passage du candidat…

Réponses des deux professeurs (Roger-Jules Feudjo et Marc Bidan)

# Quels furent les points forts de ce concours ?

Tout d’abord, le nombre de candidats inscrits en sciences de gestion – 44 dossiers déposés et un seul candidat absent à Cotonou – met en évidence l’attractivité de la discipline.

L’un des points forts, c’est que l’ensemble des dossiers a pu être traité qualitativement. À la fois techniquement, grâce à une plate-forme informatique intuitive et bien documentée, et académiquement, grâce à la mobilisation des sept membres du jury efficacement présidé par le Pr. Augustin Anassé de Bouaké en Côte d’Ivoire. Grâce à la diversité des membres du jury, chaque dossier a pu être expertisé par deux membres dont l’un au moins était de la sous-spécialité du candidat.

Un autre point fort fut l’organisation matérielle du concours à Cotonou avec des conditions de travail de bonne qualité (salle, calme, climatisation, wifi, rafraîchissement, documentation, etc.) – et ce malgré le contexte sanitaire et le nombre important de candidats.

Un dernier point fort – et non des moindres – était l’ampleur, la diversité et le niveau des débats lors des délibérations. Les débats sur la notation de la qualité des publications, la qualité des supports de publication, la pugnacité du candidat dans la défense de ses travaux, étaient parfois délicats, d’où l’importance du président de jury pour mener les débats et parvenir à une note consensuelle.

Réponse des deux professeurs

D’abord, le nombre d’admis en sciences de gestion, comparativement aux autres spécialités, constitue un motif de satisfaction. Ensuite, l’accompagnement institutionnel dont ont bénéficié certains candidats, comme les Sénégalais ou les Camerounais, a été un atout de taille. Le soutien indéfectible des coachs et de la famille à distance a aussi été déterminant. Après, nous notons l’environnement général du concours au sein de la faculté de médecine, propre, bien aérée, avec une bonne ambiance et un soutient permanent des accompagnateurs.

La diffusion rapide des informations sur le déroulement du concours, des résultats des épreuves en ligne via le site du CAMES est aussi à saluer. Enfin, la bienveillance du jury, qui prenait souvent le temps de mettre à l’aise le candidat juste avant sa prestation est particulièrement appréciable. Le temps entre le tirage et la découverte du sujet tiré, tu as l’impression d’être en enfer. Ce qui est touchant, c’est que le jury vous encourage par le regard comme s’il voulait vous dire « vas-y, tu peux y arriver » !

Réponses des trois candidats

# Quels furent vos moments de difficulté lors de ce concours ?

Tout d’abord, nous noterons, même si cela peut paraître anecdotique, la chaleur et l’humidité du littoral béninois. Ces conditions nous ont en effet obligés à nous installer dans les salles climatisées de la faculté de pharmacie durant de longues journées afin de ne pas trop se dépenser et se fatiguer pour rester éveillés en termes intellectuels et physiques tout au long des passages des candidats. De plus, les hôtels étaient dispersés et parfois éloignés du site, ce qui a impacté nos temps de trajet. Enfin, le nombre de candidats en gestion (44 à la première épreuve et 27 à partir de la seconde) nous a mécaniquement interdit toute escapade touristique en dehors de la route des Pêches et du riche et original village artisanal… mais nous reviendrons !

Réponses des deux professeurs

À quelques jours du départ sur Cotonou, il fallait partir à l’aéroport avec un test PCR négatif au Covid-19. Ce fut un moment compliqué à gérer. Mais, tout au long de ce concours, le plus difficile a été la gestion du stress et du sommeil. En effet, les veilles du tirage de la lettre qui détermine l’ordre de passage des candidats, de chaque épreuve et de chaque délibération, nous n’arrivions pas à fermer l’œil. On les appelle désormais les « 7 nuits sans sommeil du concours d’agrégation ». En outre, le stress était permanent et encore plus dense au centre d’examen, et particulièrement en loge. Cet endroit, avec ses tables rapprochées et des tas de livres qui y sont superposés pêle-mêle, était appelé « le stressodrôme ».

Certains candidats pratiquaient du sport pendant que d’autres méditaient ou encore consommaient des vitamines C ou des somnifères. À la fin du processus, c’est un « ouf » de soulagement : le retour dans nos foyers est imminent. Nous allons enfin pouvoir relâcher la pression et nous reposer !

Réponses des trois candidats

# Quelles sont vos prochaines étapes désormais ?

Nous devons inciter les agrégés à ne pas stopper leurs efforts et à publier, à s’impliquer, à encadrer, etc. Nous avons un travail de suivi à assurer. De plus, nous devons aussi inciter les non-agrégés à ne pas baisser les bras. Nous les avons reçus en face à face et nous restons disponibles, car le concours est sélectif. Il faut qu’ils se représentent dans deux ans, après avoir étoffé leur dossier avec des publications et du rayonnement dans la discipline. Ne pas négliger non plus de s’entraîner pour chacune des épreuves comme un sportif de haut niveau le ferait… Il faut arriver en forme intellectuelle et physique le jour J.

Enfin, en tant que membres du jury, nous sommes à la disposition du président – s’il a besoin de nous en novembre 2023 – et nous devons donc rester en éveil, sur le plan académique bien sûr mais aussi institutionnel car nos écosystèmes évoluent vite et le CAMES en est le reflet interrégional. En tous cas, ce fut un beau concours et une belle cérémonie de clôture à Cotonou.

Réponses des deux professeurs

L’admission au concours d’agrégation est un événement majeur. Elle fait naître de nouvelles responsabilités pour le néo-agrégé notamment, dans l’accompagnement et l’encadrement de jeunes collègues doctorants. Cette immense responsabilité doit aller de pair avec une amélioration qualitative et quantitative de nos publications et productions pédagogiques. C’est ainsi que nous nous sommes inscrits dans une logique de recherche en réseaux entre collègues de même pays mais également de pays différents liés au CAMES.

La rédaction de ce court récit entre deux jurés et trois candidats entre dans ce cadre. De même, un groupe WhatsApp regroupant tous les admis en gestion a été créé pour permettre aux collègues de mieux se connaître, de partager et de développer des initiatives et travaux de recherche d’intérêt commun. Dans cette dynamique, nous centrons actuellement nos réflexions sur un projet d’ouvrage collectif en lien avec nos thématiques de recherche. On est ensemble !

Réponses des trois candidats

Source : https://theconversation.com/le-concours-dagregation-du-cames-un-modele-institutionnel-pour-lafrique-176280

3 days ago

Le CAMES
𝗟𝗲 𝗩𝗶𝗰𝗲-𝗣𝗿𝗲́𝘀𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁 𝗱𝘂 𝗚𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗥𝗲́𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗴𝗮𝗯𝗼𝗻𝗮𝗶𝘀𝗲, 𝗦.𝗘.𝗠. 𝗛𝗲𝗿𝗺𝗮𝗻𝗻 𝗜𝗠𝗠𝗢𝗡𝗚𝗔𝗨𝗟𝗧 𝗿𝗲𝗰̧𝗼𝗶𝘁 𝗲𝗻 𝗮𝘂𝗱𝗶𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗹𝗮 𝗱𝗲́𝗹𝗲́𝗴𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝘂 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦Son Excellence Monsieur Hermann IMMONGAULT, Vice-Président du Gouvernement de la République gabonaise, a accordé, en fin d’après-midi du 24 février 2026, une audience à la délégation du Secrétariat général du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES), en mission au Gabon dans le cadre des préparatifs de la 43ème Session du Conseil des Ministres du CAMES. La délégation conduite par le Secrétaire Général du CAMES, Professeur Souleymane KONATÉ, accompagné du Directeur des Programmes en charge des Comités Consultatifs Interafricains, des Concours d’Agrégation et de l’Ordre International des Palmes Académiques du CAMES, Professeur Ali DOUMMA, a été introduite à cette audience par le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Charles Edgar MOMBO.Cette audience a été l’occasion pour le Professeur Souleymane KONATÉ d’exprimer la déférente gratitude de la communauté universitaire et scientifique des 19 États membres du CAMES, à Son Excellence Monsieur Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, pour son soutien historique à notre Institution commune.Il a particulièrement insisté sur le lien historique qu’entretient la République gabonaise avec le CAMES, lien qui se matérialise par l’accueil de nombreux Programmes statutaires, par ce pays membre fondateur de notre Institution commune. L’attachement du pays se matérialise également par la participation d’éminentes personnalités académiques gabonaises à l’animation des Instances d’évaluation et de gouvernance du CAMES.Il a décliné par la suite l’objet de sa mission en République gabonaise, à savoir rencontrer le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour échanger sur l’organisation pratique de la 43ème Session du Conseil des Ministres du CAMES. Le protocole d’accord de cette Session, prévue se tenir dans la capitale gabonaise en fin mai - début juin 2026, a en effet été soumis à l’appréciation du Gouvernement.Il a en outre insisté sur la particularité de cette 43ème Session du Conseil des Ministres qui verra, outre l’adoption de textes importants pour le fonctionnement de l’Institution dont ceux relatifs à la stratégie de redynamisation de la Recherche dans l’espace CAMES, l’élévation, selon son agenda, de S.E.M. Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA à la plus haute distinction du CAMES, à savoir la dignité de Grand Croix de l’Ordre International des Palmes Académiques du CAMES (OIPA/CAMES).Prenant la parole à la suite du Secrétaire Général, S.E. le Vice-Président du Gouvernement de la République gabonaise, tout en remerciant le Secrétaire Général pour le choix porté sur son pays pour abriter cette 43ème Session du Conseil des Ministres, l’a rassuré du soutien indéfectible et de l’engagement sans faille de la République gabonaise pour une organisation parfaite et réussie de cette importante activité de notre Institution commune.Il a en outre félicité le CAMES pour tous ses efforts d’harmonisation et de coordination des systèmes d’Enseignement supérieur et de Recherche et pour toutes les réponses concrètes qu’il ne cesse d’apporter aux défis multiples et multiformes du continent africain.Par ailleurs, il a invité le CAMES à intégrer dans ses réflexions, l’impact de l’Intelligence Artificielle dans le développement socio-économique de l’Afrique en général et des pays de l’espace CAMES en particulier.Cette audience fructueuse tenue dans une atmosphère conviviale démontre s’il le faut encore, l’engagement des autorités gabonaises à la mise en œuvre efficiente des activités statutaires du CAMES et leur attachement à l’Institution commune. www.lecames.org/le-vice-president-du-gouvernement-de-la-republique-gabonaise-s-e-m-hermann-immong... ... See MoreSee Less
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Le CAMES
𝗟𝗮𝗻𝗰𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗲́𝗽𝗮𝗿𝗮𝘁𝗶𝗳𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝟰𝟯𝗲̀𝗺𝗲 𝗦𝗲𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗱𝘂 𝗖𝗼𝗻𝘀𝗲𝗶𝗹 𝗱𝗲𝘀 𝗠𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗿𝗲𝘀 𝗱𝘂 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦 : 𝗹𝗮 𝗱𝗲́𝗹𝗲́𝗴𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝘂 𝗦𝗲𝗰𝗿𝗲́𝘁𝗮𝗿𝗶𝗮𝘁 𝗴𝗲́𝗻𝗲́𝗿𝗮𝗹 𝗿𝗲𝗻𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗲 𝗖𝗼𝗺𝗶𝘁𝗲́ 𝗟𝗼𝗰𝗮𝗹 𝗱’𝗢𝗿𝗴𝗮𝗻𝗶𝘀𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻La délégation du Secrétariat général du CAMES conduite par son Secrétaire Général, Pr Souleymane KONATÉ , en mission en République gabonaise, a eu une séance de travail avec le Comité Local d’Organisation du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique du Gabon, dans le cadre des préparatifs de la 43ème Session du Conseil des Ministres du CAMES, prévue en mai – juin 2026 à Libreville. Cette séance s’est déroulée dans l’après-midi du 20 février 2026, dans la salle de réunion du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.Le Secrétaire Général du CAMES, Pr Souleymane KONATÉ était accompagné du Directeur des Programmes chargé des Comités Consultatifs Interafricains, des Concours d’Agrégation et de l’Ordre International des Palmes Académiques du CAMES, Pr Ali DOUMMA et de l’Assistante en charge de l’organisation du Conseil des Ministres, Mme Pascaline KOURAOGO.Le Ministre Charles Edgard MOMBO avait à ses côtés, les membres de son cabinet et le correspondant pays CAMES, Pr Jacques François MAVOUNGOU. Dans son mot d’accueil, il a souhaité la chaleureuse bienvenue au Secrétaire Général et à sa délégation. Il s’est réjoui de leur présence en terre gabonaise dans le cadre des préparatifs du Conseil des Ministres, importante activité du CAMES. Il a par la suite donné la parole au Secrétaire Général pour décliner l’objet de la visite.Prenant la parole, le Secrétaire Général du CAMES a adressé au Ministre ses chaleureuses félicitations et ses vœux de réussite pour sa nomination à la tête du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Ministère de tutelle de l’Institution dont il a la charge. Les propos du Secrétaire Général ont ensuite été marqués par des remerciements adressés au Ministre pour l’attention qu’il voudra bien accorder à l’Institution dans l’exercice de ses nouvelles fonctions. Il a, par la suite, exposé l’objet de cette visite, qui visait à lui présenter ses civilités, faire le point sur les préparatifs de la 43ème session du Conseil des Ministres du CAMES, plus haute instance de gouvernance de l’Institution, prévue en mai - juin 2026 au Gabon, et l’entretenir plus largement sur la vie et le fonctionnement de l’Institution commune.Réitérant ses remerciements pour les mots aimables prononcés à son égard, le Ministre de tutelle a souligné l’honneur fait au Gabon par le Conseil des Ministres en le désignant pour accueillir cette rencontre internationale qu'est la prochaine Session du Conseil des Ministres du CAMES.Au regard de l’importance et des enjeux de cette Session, il a invité les équipes du Ministère et du CAMES à organiser une séance de travail autour du projet de protocole d’accord relatif à l’organisation de cet évènement majeur, désignant séance tenante, quelques membres de son cabinet à cet effet.Cette rencontre a également été l’occasion pour le Secrétaire Général du CAMES de revenir sur la 7ème édition des Journées Scientifiques du CAMES prévues du 9 au 12 mars 2026 à Lomé, et pour lesquelles le Ministre a été officiellement invité par son homologue du Togo. Il a traduit son vœu ardent de voir le Ministre honorer de sa présence cette rencontre scientifique majeure, aux côtés des six (06) autres Ministres en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche également invités. Le Ministre a ainsi donné son accord de principe pour prendre part à cette rencontre.En rappel, le Conseil des Ministres, en sa 42ème Session ordinaire tenue à Conakry, en Guinée, en 2025, a désigné à l’unanimité la République gabonaise comme pays hôte de sa 43ème Session ordinaire, suite à la demande formulée par ce pays. www.lecames.org/lancement-des-preparatifs-de-la-43eme-session-du-conseil-des-ministres-du-cames-l... ... See MoreSee Less
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3 days ago

Le CAMES
𝗟𝗼𝗺𝗲́ 𝗮𝗯𝗿𝗶𝘁𝗲 𝗹𝗮 𝟳𝗲̀𝗺𝗲 𝗲́𝗱𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲𝘀 𝗝𝗼𝘂𝗿𝗻𝗲́𝗲𝘀 𝗦𝗰𝗶𝗲𝗻𝘁𝗶𝗳𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗱𝘂 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦 (𝗝𝗦𝗗𝗖-𝟳)La 7ème édition des Journées Scientifiques du CAMES (JSDC-7) se tiendra du 9 au 12 mars 2026 à Lomé, sous le Haut Patronage de Son Excellence Monsieur Faure GNASSINGBÉ, Président du Conseil de la République togolaise. Organisée par le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) en collaboration avec le Ministère de l’Éducation nationale de la République togolaise, ainsi que les Universités de Lomé et de Kara, cette édition se déroulera sous le thème : « 𝘘𝘶𝘦𝘭𝘭𝘦 𝘙𝘦𝘤𝘩𝘦𝘳𝘤𝘩𝘦 𝘴𝘤𝘪𝘦𝘯𝘵𝘪𝘧𝘪𝘲𝘶𝘦 𝘱𝘰𝘶𝘳 𝘶𝘯𝘦 𝘈𝘧𝘳𝘪𝘲𝘶𝘦 𝘴𝘰𝘭𝘪𝘥𝘢𝘪𝘳𝘦, 𝘳𝘦́𝘴𝘪𝘭𝘪𝘦𝘯𝘵𝘦 𝘦𝘵 𝘥𝘦́𝘷𝘦𝘭𝘰𝘱𝘱𝘦́𝘦 : 𝘷𝘦𝘳𝘴 𝘶𝘯𝘦 𝘱𝘰𝘭𝘪𝘵𝘪𝘲𝘶𝘦 𝘤𝘰𝘮𝘮𝘶𝘯𝘦 𝘢𝘮𝘣𝘪𝘵𝘪𝘦𝘶𝘴𝘦 𝘥𝘦 𝘙𝘦𝘤𝘩𝘦𝘳𝘤𝘩𝘦 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘭’𝘦𝘴𝘱𝘢𝘤𝘦 𝘊𝘈𝘔𝘌𝘚 ».Tout en dressant l’état des lieux de la Recherche dans l’espace CAMES, ces JSDC-7 seront l’occasion de présenter et discuter la politique commune de la Recherche dans l’espace CAMES, élaborée lors de l’atelier de Bamako de janvier 2026, en vue de son enrichissement et de son appropriation par la communauté scientifique. Cet évènement international contribue ainsi à la promotion de la Recherche scientifique et de l’Innovation dans l’espace CAMES.Plus de 1 000 participants sont attendus à cette tribune : scientifiques, partenaires et prospects provenant des pays de l’espace CAMES ainsi que d’Allemagne, du Canada et de France. Les activités s’articuleront autour d’une Conférence ministérielle, de panels thématiques, de sessions parallèles des Programmes Thématiques de Recherche du CAMES (PTRC), d’expositions de stands dédiés à la Recherche et à l’Innovation et de réseautage.La Conférence ministérielle animée par des Ministres en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche de l’espace CAMES, portera sur le thème : « Harmonisation des politiques nationales de Recherche vers une politique commune ambitieuse dans l’espace CAMES : Partage d’expériences et adoption de la déclaration de la politique commune de Recherche de l’espace CAMES ».Un total de 981 communications scientifiques est attendu, comprenant des communications orales en ateliers des PTRC (885) ainsi que des communications par posters (96). Ces communications orales et par posters se dérouleront en ligne (111) et en présentiel (870).Télécharger le programme des JSDC-7 : www.lecames.org/lome-abrite-la-7eme-edition-des-journees-scientifiques-du-cames-jsdc-7/ ... See MoreSee Less
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Le CAMES
𝗟’𝗨𝗻𝗶𝘃𝗲𝗿𝘀𝗶𝘁𝗲́ 𝗱𝗲 𝗟𝗼𝗺𝗲́, 𝗵𝗼̂𝘁𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝟭𝟱𝗲̀𝗺𝗲 𝗥𝗲́𝘂𝗻𝗶𝗼𝗻 𝗲𝘅𝘁𝗿𝗮𝗼𝗿𝗱𝗶𝗻𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗱𝘂 𝗖𝗼𝗺𝗶𝘁𝗲́ 𝗖𝗼𝗻𝘀𝘂𝗹𝘁𝗮𝘁𝗶𝗳 𝗚𝗲́𝗻𝗲́𝗿𝗮𝗹 (𝗖𝗖𝗚) 𝗱𝘂 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦La 15ème Réunion extraordinaire du Comité Consultatif Général (CCG) du CAMES se tiendra à Lomé, les 10 et 11 mars 2026, en marge de la 7ème édition des Journées Scientifiques du CAMES (JSDC-7).Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la 43ème Session du Conseil des Ministres du CAMES. Elle réunira une quarantaine de participants (Recteurs/Présidents d’Universités, Directeurs Généraux de Centres de Recherche, Directeurs Généraux d’Organismes Inter-États d’Enseignement supérieur, et Responsables d’établissements d’Enseignement supérieur privés) issus d’au moins 14 pays membres du CAMES.Il s’agira pour cette Instance consultative de pilotage académique et scientifique du CAMES, d’examiner les questions majeures relatives à la vie de l’Institution ainsi qu’à la mise en œuvre des Programmes statutaires et activités phares de l’Institution. Les travaux qui s’y tiendront, contribueront à consolider la gouvernance académique et à renforcer la dynamique d’intégration et d’excellence dans l’espace CAMES.Télécharger le programme du CCG : www.lecames.org/luniversite-de-lome-hote-de-la-15eme-reunion-extraordinaire-du-comite-consultatif... ... See MoreSee Less
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Le CAMES
𝗔𝘃𝗶𝘀 𝗮̀ 𝗠𝗮𝗻𝗶𝗳𝗲𝘀𝘁𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱’𝗜𝗻𝘁𝗲́𝗿𝗲̂𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹’𝗮𝗴𝗿𝗲́𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗲𝘅𝗲𝗿𝗰𝗶𝗰𝗲 𝟮𝟬𝟮𝟲 𝗱𝗲 𝗽𝗿𝗲𝘀𝘁𝗮𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀/ 𝗳𝗼𝘂𝗿𝗻𝗶𝘀𝘀𝗲𝘂𝗿𝘀/ 𝗰𝗼𝗻𝘀𝘂𝗹𝘁𝗮𝗻𝘁𝘀 𝗱𝘂 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦Avis à manifestation d’intérêt N°2026-00l/CAMES/SG/DAAF/PRM du 17 janvier 2026.Le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) lance le présent Avis à Manifestation d’Intérêt dans le cadre de la mise à jour de son fichier de base de ses prestataires et fournisseurs agréés. Tous ceux désirant figurer dans ce fichier et possédant les capacités techniques et financières requises pour la fourniture de biens, travaux, services et prestations intellectuelles, sont invités à exprimer leur intérêt pour leur inscription.L’inscription sur la liste ne constitue pas un engagement juridique assorti d’une obligation de la part du CAMES d’inviter un ou plusieurs candidats inscrits et à fortiori d’attribuer un contrat.𝗗𝗘́𝗣𝗢̂𝗧 𝗗𝗘𝗦 𝗗𝗢𝗦𝗦𝗜𝗘𝗥𝗦 𝗗𝗘 𝗖𝗔𝗡𝗗𝗜𝗗𝗔𝗧𝗨𝗥𝗘𝗦Le dossier complet doit être déposé sous pli fermé avec la mention « AVIS A MANIFESTATION D’INTÉRÊT POUR AGRÉMENT DE PRESTATAIRE-FOURNISSEURS/CAMES » au niveau du service de la 𝗣𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻𝗻𝗲 𝗥𝗲𝘀𝗽𝗼𝗻𝘀𝗮𝗯𝗹𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗠𝗮𝗿𝗰𝗵𝗲́𝘀 (𝗣𝗥𝗠) du CAMES.Aucun dossier transmis par télécopieur ou par mail 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗿𝗲𝗰𝗲𝘃𝗮𝗯𝗹𝗲.La date limite de dépôt des dossiers est fixée au 𝟬𝟮 𝗠𝗮𝗿𝘀 𝟮𝟬𝟮𝟲 𝗮̀ 𝟭𝟮 𝗵𝗲𝘂𝗿𝗲𝘀 𝟬𝟬.Les documents produits doivent être préparés dans la langue de travail du CAMES (français).Télécharger le dossier : www.lecames.org/avis-a-manifestation-dinteret-pour-lagrement-exercice-2026-de-prestataires-fourni... ... See MoreSee Less
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1 week ago

Le CAMES
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2 weeks ago

Le CAMES
𝗟𝗲 𝗦𝗲𝗰𝗿𝗲́𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗚𝗲́𝗻𝗲́𝗿𝗮𝗹 𝗱𝘂 𝗖𝗔𝗠𝗘𝗦 𝗲𝗳𝗳𝗲𝗰𝘁𝘂𝗲 𝘂𝗻𝗲 𝘃𝗶𝘀𝗶𝘁𝗲 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝘂𝗿𝘁𝗼𝗶𝘀𝗶𝗲 𝗮𝘂 𝗣𝗿𝗲́𝘀𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗹’𝗨𝗻𝗶𝘃𝗲𝗿𝘀𝗶𝘁𝗲́ 𝗱𝗲 𝗟𝗼𝗺𝗲́Le Secrétaire Général du CAMES, Professeur Souleymane KONATÉ, accompagné du Directeur des Programmes en charge de l’Assurance Qualité, de la Recherche et du partenariat, Professeur Saturnin ENZONGA YOCA, en mission à Lomé, a rendu une visite de courtoisie au Président de l’Université de Lomé, le 9 février 2026. Cette audience a eu lieu en présence de la Secrétaire Générale de l’Université et du Chef de cabinet du Président de l’Université.Le Président de l’Université de Lomé, Professeur Kossivi HOUNAKÉ, a exprimé sa gratitude au Secrétaire Général du CAMES et à sa délégation pour leur présence sur le sol togolais, et pour cette visite de courtoisie. Il a par la suite présenté brièvement son Institution. Professeur Souleymane KONATÉ, après avoir adressé ses civilités au Président tout en le félicitant pour sa nomination à la tête de cette grande Université de l’espace CAMES, a exprimé ses sincères remerciements pour avoir accepté d’abriter la 7ème édition des Journées Scientifiques du CAMES (JSDC-7). Il a poursuivi en réaffirmant tout le soutien du CAMES à l’Université de Lomé. Il a ensuite présenté les objectifs desdites Journées, qui s'y tiendront.Les échanges ont, par la suite, porté sur les perspectives de collaboration entre les deux Institutions, notamment en matière d’Assurance Qualité, domaine dans lequel le CAMES a réaffirmé sa disponibilité à accompagner l’Université de Lomé.La rencontre qui s’est tenue dans une atmosphère empreinte de convivialité, s’est achevée sur une note de satisfaction globale partagée par l’ensemble des participants.www.lecames.org/le-secretaire-general-du-cames-effectue-une-visite-de-courtoisie-au-president-de-... ... See MoreSee Less
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